Rechercher
Rechercher
}

Direct Notre couverture en direct

4 août 2020 - 4 août 2022 : appels à une enquête internationale, nouvel effondrement des silos

Ce qu’il faut retenir

Le Liban commémore aujourd'hui le deuxième anniversaire du drame du port de Beyrouth.

La journée est marquée par des manifestations de citoyens, parmi lesquels des proches de victimes, déterminés à poursuivre leur combat pour la vérité et la justice. Des appels à une enquête internationale lancés.

Nouvel effondrement partiel des silos du port.


19:21 heure de Beyrouth

Chères lectrices, chers lecteurs, 

Nous allons refermer cette couverture en direct de la deuxième commémoration des explosions de Beyrouth. 

Merci de nous avoir suivis.

18:49 heure de Beyrouth

Des hélicoptères survolent les silos, quelques heures après l'effondrement de nouveaux cylindres, et les arrosent d'eau. Selon la défense civile, un total de quatre cylindres de la structure se sont effondrés aujourd'hui. Le porte-parole contacté n'est toutefois pas en mesure de dire si d'autres silos suivront.  

(Photo Joao Sousa)

18:42 heure de Beyrouth

Devant une des entrées du port de Beyrouth, non loin du rassemblement organisé sous la statut de l'émigré, un autre groupe de proches de victimes manifeste. Ce groupe, dont le porte-parole est Ibrahim Hoteit, qui a perdu son frère dans l'explosion, s'était désolidarisé des autres en raison d'un désaccord concernant le suivi de l'enquête, et réclame la démission du juge Tarek Bitar. Lors du sit-in, M. Hoteit dénonce une fois de plus le fait que certains responsables, comme l'ancien commandant en chef de l'armée Jean Kahwaji, n'ont pas été convoqués par le juge d'instruction malgré leurs "négligences" concernant le stockage du stock de nitrate d'ammonium, à l'origine de l'explosion. "L'opinion publique a le droit de savoir où est arrivée l'instruction", lance-t-il à l'attention du juge Bitar, qu'il accuse d'avoir provoqué les dissensions entre les familles de victimes. 

18:33 heure de Beyrouth

"Nous devons faire bouger le dossier des nominations judiciaires pour que la justice puisse à nouveau travailler de la bonne façon, déclare Najat Aoun Saliba, une députée issue de la contestation. En même temps, nous œuvrons avec les Nations unies et des organisations internationales comme Human Rights Watch pour accroître la pression afin que l'Etat libanais prenne les bonnes décisions et réactive la justice". Concernant les silos, dont une partie s'est à nouveau effondrée aujourd'hui, la députée appelle l’État à "prendre les mesures nécessaires pour arrêter l'incendie et sauver ce qui reste des silos". "Il est inacceptable qu'un incendie dure un mois et que le gouvernement ne se réunisse pas et n'étudie pas la question", dit-elle encore.

Son collègue Melhem Khalaf accuse également la "sulta", la classe politique traditionnelle, de ne rien avoir fait pour empêcher l'effondrement des silos. Le nouvel effondrement qui a eu lieu, peu avant 17h, est comme "l'histoire qui se répète", selon lui.

"Le chemin va être long, déclare de son côté Nahida Khalil, membre de Beyrouth Madinati. Ce sont des criminels, mais nous faisons tout ce que nous pouvons pour les affronter. Ils entravent la justice à dessein, mais nous n'abandonnerons pas". 

(Photo Joao Sousa)

18:14 heure de Beyrouth

A 18h07, heure de la déflagration, une minute de silence est observée en mémoire des victimes pendant que résonnent des sirènes de camions de pompier. Les proches des victimes récitent ensuite un serment selon lequel "ils ne reculeront pas" pour obtenir justice. 


Peu avant, une femme reprochait, au micro, au ministre sortant des Finances, Youssef Khalil, de bloquer l'enquête à la demande du président de la Chambre, Nabih Berry. M. Khalil doit signer un décret de nominations judiciaires dont il affirme qu'il pose problème au niveau de l'équilibre confessionnel. Deux des anciens ministres et actuels députés poursuivis en justice sont membres du parti de M. Berry, le mouvement Amal. "Si nous demandons justice, ils nous menacent d'une guerre civile", a lancé la porte-parole. 

Le slogan "Terroriste, terroriste, le Hezbollah est terroriste", fuse par moment dans la foule.

(Photo Mohammad el-Chamaa)

18:02 heure de Beyrouth

Pour Mahmoud al-Zahed, 36 ans, frère d'Amin al-Zahed qui a été tué alors qu'il travaillait au port le 4 août 2020, "l'effondrement des silos est intentionnel de la part des autorités et vise à décourager les manifestants de s'approcher de cette zone aujourd'hui". Il accuse aussi les autorités de n'avoir rien fait pour renforcer la structure.

"Je doute que l'effondrement des silos aujourd'hui, à cette heure exacte, se soit produit tout seul", estime de son côté Tracy Naggear. La mère d'Alexandra, la plus jeune victime de l'explosion du port, ajoute qu'elle habite très près des silos" et qu'elle peut les voir de sa fenêtre tous les matins. "Ils sont le témoin silencieux", dit-elle.

(Photo : Mahmoud al-Zahed tenant un portrait de son frère. Crédit Sally Abou AlJoud)

18:00 heure de Beyrouth

En écho aux appels des ONG, experts et familles des victimes qui réclament une enquête internationale, le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres lance qu'il faut "une enquête impartiale, approfondie et transparente sur l'explosion" du 4 août 2020. 

17:59 heure de Beyrouth

Devant la statue de l'émigré, face au port, devant une foule de quelques centaines de personnes, Karele Hitti, qui a perdu plusieurs membres de sa famille qui étaient tous pompiers, revient sur le sort de ces soldats du feu envoyés éteindre l'incendie dans le hangar 12 et réclame au Conseil de sécurité de l'ONU la formation d'une commission d'enquête internationale, à laquelle les autorités libanaises devront soumettre tous les documents requis.

Les noms de 240 victimes sont ensuite prononcés au micro, pendant que les manifestants présents applaudissent. Dans la foule, des personnes étalent de la peinture rouge-sang sur la route. 

(Photo : des manifestants devant la statue de l'émigré. Crédit Mohammad el-Chamaa)

17:38 heure de Beyrouth

"Aujourd’hui, cela fait deux ans que je ne suis plus un silo. Deux ans que mon grain fermente au point de rentrer en combustion spontanée dans la chaleur humide de ce deuxième été après l’été zéro. Ce feu qui couve, cet incendie qui se nourrit de lui-même, des semaines durant, menace ma structure ébranlée. Mes cylindres s’inclinent, me dit-on, de plusieurs millimètres par jour. Deux d’entre eux se sont effondrés dans un vacarme de poussière. D’autres suivront, c’est certain. Je ne sais pas combien de temps je pourrai encore faire illusion..."

Dans sa chronique mensuelle, l'écrivain Camille Ammoun fait parler les silos. A lire en cliquant ici


17:33 heure de Beyrouth

L'épouse du militant et intellectuel chiite assassiné Lokman Slim, Monika Borgmann, prend la parole devant le bâtiment d'an-Nahar. "Nous avons besoin de justice pour Lokman, pour tous les assassinats politiques, pour les victimes du 4 août 2020 et pour le Liban, déclare-t-elle. Sans justice, le Liban ne pourra jamais se relever".

Paul Najjar, père d'Alexandra Najjar, plus jeune victime de l'explosion, s'exprime ensuite. "Nous étions en famille, à la maison à Gemmayzé. A 18h05 nous vivions encore normalement comme tout le monde, raconte-t-il. À 18h08, nous n'avions plus de maison, Alexandra était blessée à la tête, et Tracy au dos".

Georges Bajian, père de la victime Jessica Bajian, infirmière à l'hôpital Saint-Georges se trouve également sur place. "Pensez-vous que si l'Occident, la France et l'Amérique, voulaient une enquête indépendante, ils auraient attendu le gouvernement libanais ? Pas un seul d'entre eux n'a parlé, et Macron a passé un accord avec ce régime corrompu. S'ils voulaient faire quelque chose, ils auraient fait une enquête internationale, mais ils ne veulent pas", déclare-t-il avant d'ajouter : "Pourquoi?".

(Photo : Georges Bajjan, dans le centre-ville de Beyrouth. Crédit Mohammad el-Chamaa)

17:17 heure de Beyrouth

Petite parenthèse dans cette couverture en direct : nous vous invitons à lire ou relire l'histoire des silos de Beyrouth, dont un nouveau pan vient de s'effondrer. Si les silos de Beyrouth pouvaient parler...


17:13 heure de Beyrouth

Le rassemblement devant le port reste maintenu malgré l'effondrement de plusieurs cylindres de la partie nord des silos. Seul un périmètre de 500 mètres entourant la zone est inaccessible, il avait été évacué par l'armée il y a plusieurs jours déjà. La fumée ne semble pas atteindre l'autoroute où a lieu la manifestation. Pour rappel, les personnes se trouvant à proximité du site sont appelées à porter un masque tandis que les riverains doivent fermer leurs fenêtres. 

(Photo Mohammad Yassine)

16:52 heure de Beyrouth

Deux ans jour pour jour après la tragédie du 4 août, peu avant 17h, heure prévue pour le rassemblement devant le port, un nouveau pan des silos s'effondre

Devant le port, une femme qui a perdu sa fille dans l'explosion pleure alors que les silos s'écroulent. 


16:40 heure de Beyrouth

Des contestataires présents entre le siège du Nahar et la place des Martyrs se sont déplacés vers la mosquée al-Mansouri et l'entrée du Parlement, dans le centre-ville de Beyrouth. Certains essaient de forcer l'entrée et chantent des slogans contre le président de la Chambre Nabih Berry, "un terroriste et un voyou". Les forces de sécurité les repoussent et des tirs sont entendus tandis que des soldats frappent des manifestants qui s'approchent de l'entrée du Parlement.

Un proche de victimes tente de calmer la situation en appelant à ce que la manifestation ne vire pas au "chaos".


16:40 heure de Beyrouth

Lors d'une messe à la mémoire des victimes de l'explosion, le patriarche maronite, Béchara Raï, a dit : « Nous sommes aujourd’hui en présence de deux crimes, celui de l’explosion du port et celui de la paralysie de l’enquête. Cette paralysie n’est pas moins scandaleuse que l’explosion elle-même ».

(Photo REUTERS/Mohamed Azakir)

16:28 heure de Beyrouth

A la caserne des pompiers du secteur de la Quarantaine, une centaine de personnes sont rassemblées sous des drapeaux libanais. Certaines d'entre elles portent des tee-shirts blancs avec des traces de main peintes en rouge. "Ces taches rouges représentent le sang de nos frères morts lors des explosions. Nous continuerons, ne baisserons pas les bras, et le juge Tarek Bitar continuera son travail jusqu'au bout", déclare David Mallahi, frère de Ralph Mallahi, un des pompiers morts dans l'explosion alors qu'il avait été dépêché au port pour éteindre l'incendie dans le hangar 12. Des cercueils blancs portant les noms de ces dix pompiers sont portés par la foule. 

Une cérémonie est organisée à l'intérieur de la caserne en l'honneur des soldats du feu tombés le 4 août 2020. A cette occasion, un serment, selon lequel ils continueront à se battre pour leurs proches, est inscrit sur un grand drapeau libanais, tandis que dans des discours, les familles des pompiers réclament l'aide de l'ONU dans l'enquête. 

"Je ne trouve pas les mots. Je n'arrive toujours pas à croire qu'il s'est passé ce qu'il s'est passé", déclare Tony, 35 ans, qui estime qu'il faudrait "au moins pouvoir comprendre ce qu'il s'est passé". 

Jihad Noun, un proche du pompier Joe Noun, affirme qu'il est présent "en tant que citoyen, et pas seulement parce qu'il a perdu un membre de sa famille". "Cela me dépasse que les mêmes politiciens corrompus sont de retour. C'est de l'indécence, lance-t-il, entouré de ses filles. Les anciens ministres Ghazi Zeaïter et Ali Hassan Khalil, contre lesquels des poursuites ont été engagées, ont été réélus députés lors des législatives de mai. 

(Photo Joao Sousa)

16:20 heure de Beyrouth

Une autre marche débute devant les locaux du journal an-Nahar, en plein centre-ville de Beyrouth. Des dizaines de manifestants y sont réunis pour converger vers la statue de l'Émigré vers 17h, juste en face du port.

"Nous sommes venus demander justice pour nos enfants", déclare Ala'eddine Damaj, père de Mohammad Damaj tué par l'explosion, au journaliste de L'Orient Today sur place Mohamad el-Chamaa. "Nous voulons savoir qui les a tués, qui a fait sauter le port de Beyrouth. Ils ont volé nos rêves et nos cœurs", poursuit-il. Un peu plus loin, des manifestants scandent "Thaoura ! Thaoura !" (Révolution, en arabe).

Une autre marche est partie peu après 15h depuis le Palais de justice de Beyrouth, tandis qu'une cérémonie a débuté à la Caserne des pompiers de la Quarantaine. Toutes ces marches vont converger vers la statue de l'Émigré.

(Photo Mohamad el-Chamaa)

16:06 heure de Beyrouth

Lors d'un arrêt devant le siège de l'ambassade de France au Liban, Aya Majzoub, chercheuse sur le Liban pour Human Rights Watch, affirme que "les Etats étrangers ne veulent pas appeler à une enquête internationale sans le feu vert de la France". "Il est déplorable que Paris refuse jusqu'à présent d'appeler à une enquête internationale, comme l'avait promis le président Emmanuel Macron", ajoute la chercheuse. "La France a une opportunité de se tenir aux côtés des familles des victimes aujourd'hui. Nous l'appelons à nouveau de plaider pour une commission d'enquête internationale. Il n'y a plus d'excuses pour ne pas faire cela".

Tracy Naggear, qui a perdu dans l'explosion sa fille de trois ans, Alexandra, évoque, en lisant un message écrit, une "grande déception" après les promesses du président Macron. "Pourquoi le président français légitime une classe politique corrompue mise en cause par la justice libanaise ? Nous n'avons pas de réponse à cela. (...) Nous réclamons une justice internationale", ajoute Tracy Naggear, au côté de son mari, Paul.

Dans une tribune publiée dans Le Monde début juillet, l'ONG Human Rights Watch avait demandé à la France de donner son "feu vert" pour l'ouverture d'une enquête internationale sur l'explosion meurtrière au port de Beyrouth,

Dans une interview accordée à L'OLJ a l'occasion de l'anniversaire du 4 août, le président Macron déclare : "En entendant l’appel des Libanaises et des Libanais, j’ai proposé une enquête internationale. Les autorités de votre pays ont décidé d’ouvrir une enquête nationale, en faisant appel à la coopération internationale, en s’adressant à plusieurs pays dont la France. C’est un choix souverain que la France et les pays amis du Liban ont respecté."

(Photo Sally Abou Aljoud)

15:51 heure de Beyrouth

Avant le départ de la marche, des parents et proches de victimes ont réclamé, devant le Palais de justice, que justice soit enfin faite. L'avocate Diane Assaf, qui est une amie de Krystel el-Adem, tuée le 4 août, et l'une des organisatrices de la marche démarrant du palais de Justice, dénonce les tentatives des autorités de saper l'enquête de Tarek Bitar. Les politiciens poursuivis et qui ont déposé des plaintes contre le juge d'instruction, dont elle cite les noms, sont hués par des manifestants. Elle réclame encore des peines et amendes contre toute personne entravant la justice, la suppression de toutes les immunités judiciaires et une enquête internationale sous l'égide de l'ONU. "Nous continuerons nos pressions jusqu'à ce que la vérité soit faite et la justice soit rendue". 

Après ce discours, les manifestants se sont mis en route vers l'ambassade de France, un étape qui, selon Mme Assaf, vise à réclamer de Paris qu'il donne son "feu vert" à une enquête internationale. La marche se déroule dans une sorte de lourd silence, sans chants ni slogans. 


(Photo : l'avocate Diane Assaf prononçant un discours devant le Palais de justice de Beyrouth. Crédit Joao Sousa)

15:42 heure de Beyrouth

"Hier, aujourd’hui et demain, sans justice, nous étions, nous sommes et nous resterons le 4 août."

Une photo datant du 4 ou du 5 août 2020, après l'explosion au port de Beyrouth. Une seconde prise au même endroit, deux ans plus tard. Entre les deux, une reconstruction, ou pas. Une lassitude, un espoir, un ras-le-bol, une impossibilité. En texte et en photos, une exploration du temps qui passe, ou pas, après le drame du 4 août.

15:32 heure de Beyrouth

L'ambassadrice de la France au Liban, Anne Grillo, affirme sur Twitter que "l'enquête doit être menée de manière indépendante et impartiale, sans entrave et avec le plein soutien des autorités libanaises. Il n'est pas possible de reconstruire un pays et un peuple sans justice. Les Libanais ont le droit à la vérité", écrit-elle. La manifestation qui doit partir du Palais de justice prévoit de passer devant le siège de l'ambassade de France.


L'ambassade des États-Unis au Liban a également partagé une image sur Twitter, ce matin, avec cette phrase : "Le peuple libanais mérite la justice".


15:23 heure de Beyrouth

Des centaines de personnes, notamment des familles de victimes du 4 août 2020, se rassemblent devant le Palais de justice de Beyrouth, banderoles et pancartes en main. Elles prévoient de se rendre devant le port à 17h . Leur marche convergera avec d'autres, qui prendront le départ de la Caserne des pompiers de Beyrouth à la Quarantaine ainsi que des locaux du journal an-Nahar, dans le centre-ville de Beyrouth, vers 16h.

"Il n'y aura pas autant de manifestants aujourd'hui, que l'année dernière", estime Karim Safieddine, l'un des organisateurs de la marche au départ du Palais de justice. "La principale raison, c'est le désespoir et il y a aussi le problème des silos. Mais il était nécessaire de se rassembler", poursuit-il, dans des propos à notre journaliste sur place Lyana Alameddine. Une partie des silos du port menace en effet de s'effondrer à tout moment, alors qu'un premier effondrement partiel a déjà eu lieu dimanche.

Les proches d'Alexandra Naggear, fillette qui n'avait que trois ans lorsque l'explosion l'a tuée, participent également à la marche. "On n'a aucune vérité, ils ne laissent pas le juge Bitar (en charge de l'enquête, ndlr) travailler... On a perdu nos enfants, nos parents", déclare Maud Naggear, la grand-mère d'Alexandra, à notre journaliste sur place Claude Assaf. "C'est un crime contre l'humanité et personne ne fait rien. Ce n'est pas permis", poursuit-elle, émue. Elle affirme toutefois "avoir espoir, mais pas dans la justice de ce pays (...). Je n'y crois plus".

(Photo Joao Sousa)

15:01 heure de Beyrouth

"On a une corde accrochée au plafond, parfois je l’observe, et je m’imagine me pendre" : voilà ce que dit Rima, la sœur de Rawan, tuée par l'explosion du port il y a deux ans. Rima est l'un de ces écorchés vifs du 4 août 2020, dont Lyana Alameddine a recueilli le témoignage. Un récit à lire ici

14:50 heure de Beyrouth

"Ce soir, à 17h, 224 portraits serrés sur des milliers de cœurs vont défiler sur les artères entourant le lieu de la catastrophe. Nous n’oublierons pas, nous ne pardonnerons pas et voyez-vous, rien ne nous arrêtera." A lire, également, l'édito coup de poing de Fifi Abou Dib

14:43 heure de Beyrouth

En ce deuxième anniversaire du drame du 4 août, le président français Emmanuel Macron nous a accordé une interview exclusive. Il y revient sur l'initiative française pour sortir le Liban de l'ornière, il y fait un clin d’œil à Nagib Mikati, qui "cherche à faire de son mieux" pour engager les réformes dont le Liban a besoin, et aussi, évidemment, de l'explosion du port. "Je le redis aujourd’hui avec force : justice doit être rendue", insiste-t-il. Découvrez l'intégralité de son interview ici

14:35 heure de Beyrouth

En attendant que ces marches s'ébranlent, nous vous invitons à lire le texte édifiant de Claude Assaf : Tout ce que l’on sait (et ne sait pas) concernant l’enquête sur l’explosion au port

Qui a importé le nitrate d’ammonium ? Pourquoi a-t-il été débarqué au port ? Dans quelles conditions a-t-il été stocké ? Et quel a été le déclencheur de l’explosion ? Notre journaliste fait le point.

14:32 heure de Beyrouth

Plusieurs marches sont prévues aujourd'hui. L'une partira du Palais de Justice de Beyrouth, une deuxième de l'immeuble du Nahar, au centre-ville, et la troisième de la caserne des pompiers de la capitale. Elles doivent toutes converger vers le port, autour de 17h.

14:30 heure de Beyrouth

Chère lectrice, cher lecteur, en ce deuxième anniversaire de la tragédie du 4 août 2020, notre équipe est mobilisée pour assurer une couverture en direct des rassemblements sur le terrain.

commentaires (1)

Nous sommes impatients de voir combien de nos citoyens vont se bouger pour aller réclamer la vérité sur l’assassinat de leur pays par leurs chers zaims qu’ils vénèrent pour les avoir assommés et détruits, après les avoir dépouillés et anéanti leur pays.

Sissi zayyat

15 h 20, le 04 août 2022

Tous les commentaires

Commentaires (1)

  • Nous sommes impatients de voir combien de nos citoyens vont se bouger pour aller réclamer la vérité sur l’assassinat de leur pays par leurs chers zaims qu’ils vénèrent pour les avoir assommés et détruits, après les avoir dépouillés et anéanti leur pays.

    Sissi zayyat

    15 h 20, le 04 août 2022

Retour en haut