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Politique - Entretien

Macron à « L’OLJ » : Je ne laisserai pas le Liban disparaître...

Dans une interview à « L’Orient-Le Jour » à l’occasion du deuxième anniversaire de la tragédie du 4 Août, le président français revient sur le rôle de Paris en soutien au pays du Cèdre, met en garde implicitement contre tout aventurisme face à Israël et réclame « avec force » que justice soit rendue aux victimes de l’explosion au port de Beyrouth. 

Macron à « L’OLJ » : Je ne laisserai pas le Liban disparaître...

« Je le redis aujourd’hui avec force: justice doit être rendue », déclare Emmanuel Macron à L'Orient-Le Jour. © Soazig de la Moissonniere / Présidence de la République

Deux ans après avoir lancé une ambitieuse initiative politique destinée à remettre le Liban sur les rails, dans la foulée de la terrible tragédie du 4 août 2020, Emmanuel Macron affiche toujours sa détermination à venir en aide au pays du Cèdre. Conscient des réalités libanaises qui ont grandement entravé sa démarche et qu’il a probablement sous-estimées, le président français affirme refuser pour autant de déposer les armes, tout en constatant que rien n’est venu remplacer cette initiative. « Je ne me résignerai jamais. Je ne laisserai pas le Liban s’effondrer, encore moins disparaître », déclare aujourd’hui à L’Orient-Le Jour l’homme qui, au surlendemain de la double explosion au port, est venu mettre un peu de baume sur la plaie béante de Beyrouth. S’il se montre toujours aussi sévère à l’égard de la classe dirigeante en général, qu’il rend responsable des blocages qui entravent le redémarrage du pays, il consent un petit clin d’œil au Premier ministre sortant, Nagib Mikati. Ce dernier, dit-il, « cherche à faire de son mieux » pour engager les réformes dont le Liban a besoin et pour aider à rétablir des « relations denses » avec l’Arabie saoudite et les autres monarchies du Golfe, sans lesquelles le pays du Cèdre « ne connaîtra ni prospérité ni croissance ». Évoquant la question épineuse des négociations sur la délimitation de la frontière maritime, M. Macron met en garde implicitement contre tout aventurisme dans ce domaine. Selon lui, le Liban « ne survivrait pas à un nouveau conflit à la frontière sud, qui serait bien plus meurtrier, bien plus destructeur que celui de 2006 ». « Aucun acteur libanais n’y a intérêt », souligne-t-il, clairement à l’adresse d’un Hezbollah qui continue de flirter avec le danger. Et pour revenir au triste anniversaire qui a été l’occasion de cette interview menée à l’écrit avec lui, le président français en profite pour dénoncer les entraves à l’enquête. « Je le redis aujourd’hui avec force : justice doit être rendue », insiste-t-il.

Deux ans après l’explosion au port de Beyrouth, l’enquête est paralysée par les personnes et partis qu’elle met en cause. La France soutient-elle l’ouverture d’une enquête internationale afin que justice soit enfin rendue ?

Ce jeudi est un jour de deuil national au Liban. Permettez-moi d’abord de penser aux victimes injustement emportées ainsi qu’à leurs familles et leurs proches toujours dans la douleur, au peuple libanais uni dans la peine, à vous tous. Je veux vous exprimer ma solidarité et vous redire la place que vous occupez dans le cœur des Françaises et des Français et dans le mien. C’est avec beaucoup d’émotion que je me remémore la stupeur qui m’a saisi il y a deux ans en apprenant ce drame. Le surlendemain, j’étais là, avec vous, dans les rues de Gemmayzé détruites, porté par votre dignité et votre courage malgré la douleur. Il y a des moments qu’on n’oublie pas dans la vie d’un président de la République. Ce moment en restera un.

En entendant l’appel des Libanaises et des Libanais, j’ai proposé une enquête internationale. Les autorités de votre pays ont décidé d’ouvrir une enquête nationale, en faisant appel à la coopération internationale, en s’adressant à plusieurs pays dont la France. C’est un choix souverain que la France et les pays amis du Liban ont respecté. La France a pris toute sa part à ce travail. Elle a transmis à la justice libanaise tous les rapports techniques qui ont été élaborés à ce jour, à l’appui des prélèvements faits par les experts français sur le site de l’explosion avec leurs homologues libanais ainsi que les images satellitaires disponibles. Notre disponibilité à poursuivre ce travail est entière.

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Cette enquête est suspendue depuis plusieurs mois. La France a appelé à sa reprise et à ce qu’elle soit menée à son terme, en toute indépendance et à l’écart de toute interférence politique. Je le redis aujourd’hui avec force : justice doit être rendue. Pour faire leur deuil et se reconstruire, les Libanaises, les Libanais et tous ceux qui vivent dans ce pays – je pense aussi aux Françaises et aux Français qui ont perdu la vie ce jour-là ou qui ont été blessés – ont besoin de connaître la vérité. Le Liban vit un moment de crise sans précédent. Il a également besoin de justice pour se redresser. Dans ce domaine aussi, la France continuera, avec ses partenaires, d’aider le Liban.

Vous avez consacré beaucoup de temps et d’énergie au « cas libanais » depuis le début de votre premier mandat pour un résultat assez limité. Pourquoi ?

C’est vrai que j’ai consacré, et que je continue de consacrer, beaucoup d’énergie au Liban. Je le fais, motivé par la profonde affection et le respect qui nous unit, par une histoire partagée qui nous oblige, et par ce que ce pays a d’unique dans la région : son ouverture, sa coexistence culturelle et confessionnelle, son caractère démocratique auxquels les Libanais tiennent.

La France a entraîné une mobilisation internationale exceptionnelle et inédite pour éviter l’effondrement institutionnel, financier, économique, social et culturel brutal du pays qui menaçait après l’explosion sur le port de Beyrouth. Avec le secrétaire général des Nations unies, j’ai pris l’initiative de tenir trois conférences de soutien à la population libanaise qui ont permis, avec l’appui de nombreux pays et partenaires, d’apporter une aide d’urgence pour que les Libanais, notamment les plus vulnérables d’entre eux, puissent continuer à vivre décemment, à se soigner, à se nourrir, à se chauffer, à envoyer leurs enfants à l’école. Pour que vos forces de sécurité puissent continuer à remplir leur mission au service de la sécurité du pays et de sa population.

Sous la pression de la France et de plusieurs de ses partenaires, des négociations sérieuses avec le FMI ont, pour la première fois, été engagées, avec un accord conclu en avril. Il s’agit d’une étape importante pour ramener au Liban la confiance perdue des investisseurs. Il implique des réformes pour reconstruire son modèle économique sur des bases saines. Il doit désormais être mis en œuvre. C’est de la responsabilité de l’ensemble des responsables politiques libanais. Nous maintenons pour cela la pression de manière à pouvoir réunir une conférence des donateurs pour laquelle la France, comme toujours, sera au rendez-vous.

Je souhaite également rappeler que, depuis 2020, l’engagement de la France, ce sont aussi près de 200 millions d’euros en aides ciblées. La France s’est ainsi massivement investie pour la survie du système éducatif, universitaire et scientifique libanais, matrice de l’excellence libanaise reconnue dans le monde entier. Et nous continuons. Nous sommes engagés dans la préservation de vos structures de santé, la reconstruction de votre patrimoine et de vos espaces de création et de liberté d’expression. Autant de secteurs essentiels qui conditionnent l’avenir du Liban.

Et en mai dernier, sous l’égide des Nations unies, l’Union européenne, les États-Unis et d’autres pays ont contribué par du matériel et de l’aide financière à ce que vos élections législatives se tiennent et que les bureaux de vote puissent fonctionner.

J’ajouterais qu’il y a d’autres manières de venir en soutien au Liban, je veux parler de l’action que nous menons pour limiter les conséquences de la guerre d’agression russe contre l’Ukraine en matière de sécurité alimentaire et énergétique. Les efforts qui sont conduits ont comme objectif prioritaire de limiter ses effets sur des pays fragilisés comme le Liban.

Ce n’est pas assez et il faut faire plus et mieux mais qu’en serait-il aujourd’hui sans la mobilisation de la communauté internationale conduite par la France ? Donc non, je ne regrette pas d’y mettre toute mon énergie, porté par mon attachement à la population libanaise, d’abord parce qu’elle mérite mieux et plus que ce qu’elle vit !

Au lendemain de la double explosion au port de Beyrouth, vous vous êtes rendu deux fois au Liban, point de départ de ce que les médias locaux ont appelé « l’initiative française ». Quel bilan en tirez-vous ? Pensez-vous, avec du recul, qu’il était possible d’adopter une autre méthode ?

Ce que vous appelez « l’initiative française », c’est d’abord un exceptionnel élan de solidarité de la France à un moment de grande émotion après la tragique explosion sur le port de Beyrouth. Un élan que j’ai manifesté effectivement par deux voyages en un mois. C’est la promesse que je vous ai faite de ne pas vous lâcher.

Cette solidarité ne s’est pas limitée à des mots. Elle s’est traduite par les actions de solidarité concrètes que je viens d’évoquer dans un contexte international pourtant difficile, au sortir de la pandémie du Covid, alors qu’il y a des crises terribles partout dans le monde.

Dans « l’initiative française », il y avait eu aussi l’appel à former un gouvernement chargé de mettre en œuvre une feuille de route de réformes et de changements indispensables pour arrêter l’effondrement du pays. Il a mis plusieurs mois à se constituer. C’est un fait, nous n’avons pas réussi à dépasser la force d’inertie du système libanais et de ses acteurs. Je ne veux pas revenir sur leur responsabilité, elle est connue.

Pour autant cette démarche française était-elle infondée ? Je ne le crois pas. Je crois au contraire que les motivations qui ont conduit à mettre sur la table clairement les voies et moyens pour vraiment aider les Libanais et sortir de la crise restent pertinentes. À ce jour, je constate que rien d’autre n’a été proposé, et que c’est la seule démarche qui agrège toujours le consensus de la communauté internationale et la très grande majorité de la population libanaise. Je constate aussi que les mesures préconisées dans la « feuille de route » au cœur de cette « initiative française » restent plus d’actualité que jamais.

Je connais et je comprends les impatiences et les frustrations. Mais il ne faut pas se tromper de cible en interpellant toujours la France sur ce qu’elle fait, ne fait pas, ou ne fait pas assez.

J’ai eu l’occasion de dire à plusieurs reprises la vision qui me guide constamment : un Liban uni dans sa diversité, souverain, stable et prospère. Un Liban qui occupe sa place dans son environnement méditerranéen et moyen-oriental. C’est l’objectif. Il n’y a pas d’autre agenda de la France au Liban. Je ne me résignerai jamais, je ne laisserai pas le Liban s’effondrer, encore moins disparaître. Malgré les vents contraires et les difficultés, je garderai le cap, déterminé, lucide et pragmatique. Pour les Libanaises, les Libanais, pour le Liban, je resterai toujours à l’initiative.

Emmanuel Macron à Gemmayzé, le 6 août 2020. © Soazig de la Moissonniere / Présidence de la République

Vous avez beaucoup œuvré à ce que l’Arabie saoudite s’implique à nouveau au Liban. Pourquoi est-ce si important ? Paris et Riyad sont-ils sur la même ligne au Liban, notamment concernant le Hezbollah ?

Soyons clairs : il n’y a pas de stabilité pour le Liban sans insertion dans son environnement régional, dans lequel l’Arabie saoudite est évidemment une puissance de premier plan. Il n’y a pas non plus de prospérité et de croissance libanaises sans relations denses avec l’Arabie saoudite et les autres pays du Golfe : je vous rappelle, qu’aujourd’hui encore, le Golfe absorbe la moitié des exportations libanaises. Vous connaissez, par ailleurs, le rôle essentiel joué par les expatriés libanais qui y vivent. La crise diplomatique qui a éclaté à l’automne 2021 faisait donc peser une grave menace sur le Liban. C’est pourquoi j’ai décidé de m’engager pour obtenir une désescalade et un retour des pays du Golfe au Liban. Aujourd’hui, les ambassadeurs de l’Arabie saoudite et de ses alliés sont de retour à Beyrouth. L’Arabie saoudite contribue à nos côtés à un fonds humanitaire franco-saoudien. Ce mécanisme est d’ores et déjà opérationnel. Les premiers projets ont commencé, dans la santé et la sécurité alimentaire. Nous allons encore le renforcer. J’ai fait ma part du travail auprès de l’Arabie ; je l’ai encore fait lors de la visite à Paris du prince héritier, Mohammad ben Salman, il y a quelques jours. Mais les dirigeants libanais doivent faire la leur et c’est, je le sais, la volonté profonde du Premier ministre (Nagib) Mikati qui cherche à faire de son mieux : l’Arabie saoudite, comme le reste de la communauté internationale, attend des réformes sérieuses des autorités de votre pays, et un positionnement régional équilibré, pour restaurer la confiance perdue.

Avec l’Arabie saoudite, comme avec d’autres de nos partenaires, nous pouvons avoir des différences d’approche vis-à-vis de tel ou tel acteur, mais elles comptent peu au regard de notre volonté d’agir efficacement ensemble, en appui à la population, et en soutien aux réformes à même de surmonter les défis économiques et politiques auxquels votre pays fait face.

Vous avez été accusé d’avoir ménagé le Hezbollah pour sauver l’accord nucléaire avec l’Iran. Que répondez-vous à ces critiques ?

Permettez-moi de présenter la situation dans les termes dans lesquels elle se pose. N’en déplaise à ceux qui croient au Liban que votre pays est au centre de toutes les négociations internationales, le dossier libanais et le dossier du nucléaire iranien sont distincts. Les discussions de Vienne n’ont pas pour objet le Liban ou le Hezbollah, mais bien les activités nucléaires de l’Iran.

En cas de non-accord sur le nucléaire iranien, le Liban pourrait être le théâtre d’un nouveau conflit régional. Comment éviter ce scénario ?

Le meilleur moyen d’éviter la déstabilisation de la région, c’est de revenir à l’accord sur le nucléaire iranien. Nous déployons tous nos efforts pour ce faire, en lien avec nos partenaires européens. Il faut désormais que les négociations directes reprennent et que l’Iran fasse sa part du chemin pour saisir, tant qu’il en est encore temps, l’opportunité qui lui est offerte de revenir au JCPOA (l’accord de 2015 sur le nucléaire).

Pour mémoire

Dans les coulisses de l’initiative française : Macron au secours du Liban (I/II)

Mais qu’un accord soit trouvé ou non, il nous faudra de toute façon œuvrer au renforcement de la sécurité et de la stabilité régionales. L’accord de 2015 n’a pas empêché un accroissement des tensions dans la zone. Un nouvel accord ne les supprimerait pas non plus comme par magie. Je me suis employé, avec les autorités irakiennes, à mettre en place ce que l’on appelle désormais le format « de Bagdad ». Un espace de dialogue qui a réuni pour la première fois, en août 2021, l’ensemble des pays de la région, y compris l’Iran et l’Arabie saoudite. Ce processus peut être élargi pour traiter de la sécurité régionale dans son ensemble. Nous y travaillons.

Alors que la guerre est de retour sur le continent européen, force est de constater que le Proche et le Moyen-Orient sont eux aussi à la croisée des chemins. Des crises perdurent, de nouvelles sourdent, d’autres éclatent. L’actualité en Irak en témoigne. Je suis particulièrement préoccupé par la situation dans ce pays. Je suis en contact avec plusieurs des leaders politiques irakiens, à commencer par M. Kazimi avec lequel je me suis entretenu au cours des derniers jours. L’Irak doit trouver le chemin du dialogue et de la concertation entre les forces politiques irakiennes, le seul à même d’éviter à ce pays de sombrer dans le chaos.

Pour revenir au Liban, il est capital que chacun fasse preuve de responsabilité. Votre pays fait face à la pire crise économique de son histoire. Il ne survivrait pas à un nouveau conflit à la frontière sud, qui serait bien plus meurtrier, bien plus destructeur que celui de 2006. Aucun acteur libanais n’y a intérêt. Chacun doit en être conscient. À cet égard, il est en particulier important que la difficile question de la frontière maritime avec Israël, sur laquelle la France assume aussi sa part de travail pour faciliter une issue en lien avec le médiateur américain, ne soit pas instrumentalisée. Ce qui est en jeu, c’est la stabilité de votre pays, sa prospérité, sa capacité à être à nouveau considéré comme un pays pouvant prendre en main son destin.

Quelle place peut, à votre avis, avoir le Liban dans la nouvelle configuration régionale ? Et comment la France peut l’y aider ?

Le Liban a d’immenses atouts à faire valoir dans les reconfigurations en cours. Son capital humain, sans équivalent dans la région, les talents de ses hommes et de ses femmes que je connais bien, pourraient lui permettre de jouer un rôle de modèle et de stabilité pour la région, s’il accepte maintenant de refonder de fond en comble son modèle économique et financier. Encore faut-il, pour cela, non seulement accepter de regarder la réalité de la crise en face, de parler entre vous, de réformer votre pays, mais aussi de ne pas importer sur votre territoire les conflits de la région.

Pour mémoire

II. Emmanuel Macron dans les méandres de la politique libanaise

J’irai plus loin, le rôle du Liban, dans la nouvelle configuration moyen-orientale qui reste à construire, pourrait être d’aider à bâtir des ponts entre les pays, à résorber des crises, à favoriser la stabilité… Le Liban, fort de la diversité de sa population et de son histoire politique, pourrait jouer ce rôle.

La clé pour cela est que le Liban décide par lui-même des réformes indispensables ; les réformes qui touchent le quotidien des Libanais comme celles qui permettront d’adopter les règles institutionnelles indispensables au pays pour avancer.

Ce faisant, le Liban pourra progressivement se défaire des influences étrangères qui importent dans un pays déjà affaibli des tensions régionales.

La France est évidemment prête à accompagner votre pays sur ce chemin. Mais sur cette question comme sur d’autres, il faut nous aider à vous aider… 


Deux ans après avoir lancé une ambitieuse initiative politique destinée à remettre le Liban sur les rails, dans la foulée de la terrible tragédie du 4 août 2020, Emmanuel Macron affiche toujours sa détermination à venir en aide au pays du Cèdre. Conscient des réalités libanaises qui ont grandement entravé sa démarche et qu’il a probablement sous-estimées, le président français...

commentaires (30)

Quand je vois le pataquès résultant de l'avis d'expulsion de l'imam Iquioussen je n'envie pas la France de Macron, Tout le monde n'est pas De Gaulle ou Chirac, il faut avoir l'âme d'un chef et aimer son pays et son peuple.

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10 h 32, le 06 août 2022

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Commentaires (30)

  • Quand je vois le pataquès résultant de l'avis d'expulsion de l'imam Iquioussen je n'envie pas la France de Macron, Tout le monde n'est pas De Gaulle ou Chirac, il faut avoir l'âme d'un chef et aimer son pays et son peuple.

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    10 h 32, le 06 août 2022

  • Monsieur le président, Monsieur Macron, je vous admire du fonds du cœur vraiment ! Si une personne au monde pourrait résoudre ce conflit c'est bien vous ! Le peuple Libanais devrait vous remercier nuit et jour pour votre bienveillance, persévérance et clairvoyance. Malheureusement une bonne partie de mon pays d'origine ne veut pas comprendre que suivre l'axe Syrie-Russie-Iran nous a conduit dans cette impasse. Personne ne souhaite la dictature et le totalitarisme que ces régimes propagent et pourtant !!!! Est-ce qu'ils sont soutenus grâce ce à la corruption, malversations des mafias politiques?? Notre démocratie , si cher à nos yeux , nous est en réalité volé par l'ambiguïté politique des religions, la cupidité des dirigeants, le refus des Libanais du projet Sioniste, la haine des méfaits d'Israel, la méfiance des organismes internationaux, l'histoire colonionalle , etc.... Monsieur le président, la démocratie dans mon pays est un leurre, le seul vrai choix que l'on prend c'est d'émigrer ou non ! Et encore récemment l'état ne délivrait même plus les passeports par manque de matériel.. Merci monsieur le président de continuer d'essayer de résoudre notre crise, vous avez plus de tolérance, de courage et de persévérance que moi et que la majorité des autres Libanais.

    El Hor

    17 h 29, le 05 août 2022

  • De la sidération à la lecture de certaines réactions. Certain(e)s ne peuvent pas, pire, ne veulent pas voir ce qui, pourtant, saute aux yeux : l’incapacité flagrante de quelques libanais à se (re)prendre en main et à changer le cours de leur destin. Au lieu de cela, que font-ils ? Ils élisent pratiquement les mêmes mafieux au parlement (à une dizaine d’exceptions près) et, comme évidemment rien ne change, se défoulent ensuite sur un des seuls dirigeants étrangers à avoir essayé de leur tendre la main. De la naïveté et une certaine maladresse, il y en eu certes dans le comportement et les discours de Monsieur Macron, mais qu’on se le dise, qu’on se le mette bien en tête, ce n’est pas à lui de faire le nécessaire pour délivrer les libanais des crapules qu’ils ont eux-mêmes élus pour la bonne raison que personne ne fera le sale boulot à la place des libanais, personne ne libérera le pays du joug des barbus à la place des libanais, PERSONNE !!! Il est vraiment temps d’arrêter, une fois pour toutes, ces récriminations geignardes et cette ingratitude crasse consistant à toujours et systématiquement accabler autrui pour les fautes que nous commettons nous-mêmes !!!

    DC

    23 h 43, le 04 août 2022

  • Des libanais ont appris le français, ont fait leurs études en France, ont travaillé et travaillent encore en France. C'est le seul chef d'état à avoir fait le déplacement le lendemain de la sinistre tragédie. Il a parcouru les rues dévastées. L'armée française est venue au secours de Beyrouth. Grand merci à la France et aux français.

    Bassam Youssef

    21 h 49, le 04 août 2022

  • Apres deux ans, le temps de la justice a ete gaspille au profit de l'impunite des assassins et de leur complices. Mais ils doivent savoir que sans justice viendra immanquablement le temps de la vengeance !

    Michel Trad

    19 h 24, le 04 août 2022

  • Laissez ce pauvre Macron tranquille, il ne sait plus quelles chèvres ni quels choux ménager, ce n'est pas une pointure, juste un des exécutants de la destruction des nations et du monde civilisé.

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    16 h 48, le 04 août 2022

  • Merci M. Macron pour Les bonnes intentions qui ne mangent pas de pain. On vous rappelle que vous avez commis une erreur stratégique impardonnable en venant au Liban exiger que le HB participe aux négociations et en le croyant sincère et patriote puisqu’il avait promis de collaborer avec vous pour trouver une issue aux problèmes insurmontables qu’il avait lui même créés et continue d’en créer pour anéantir notre pays. Quant à l’enquête que les assassins ont voulu mené, une question s’impose, depuis quand on confie aux assassins l’enquête sur leur culpabilité. Tous les pays occidentaux ont cédé facilement à leur caprice et on se demande pour quelle raison. Une deuxième question qui nous brûle les lèvres, Monsieur le Président, pourquoi les sanctions tant promises par vous à tous les libanais n’ont jamais vues le jour? Seuls les États Unis ont osé nommé un des pillards collabo. et le sanctionner, POURQUOI PAS VOUS? Pourquoi pas tous les pays qui sont concernés par ce hold-up, sont si frileux et muets concernant les sommes colossales qui ont transitées par leurs banques et dont certaines y ont trouvées refuge. Comment croire que ces pays veulent le bien du peuple alors qu’il leur ont tourné le dos et nous assomment avec des discours creux qui nous rappellent d’eux de nos politichiens vils et traîtres que vous continuer de considérer comme étant des partenaires à part entière. Ils ne veulent pas sauver le pays, ça n’arrange pas leurs affaires et en plus ils en sont incapables.

    Sissi zayyat

    15 h 54, le 04 août 2022

  • Je voudrais rajouter si possible, c’est vrai il faut savoir dire MERCI au président Macron c’est vrai aussi que ça été le seul à s’intéresser au Liban pendant que tout le monde nous tourner le dos, cependant Macron n’a pas compris ( et ce peut être pour des raisons d’intérêts) que le problème n’est pas économique mais politique

    Bery tus

    14 h 34, le 04 août 2022

  • p'ti rigolo ! pas confiance

    OBEGI CHARLES

    13 h 05, le 04 août 2022

  • le dessinateur Didier Conrad et le scénariste Jean-Yves Ferri d'Asterix, devraient s'inspirer du Liban véritable héritier du fameux village Gaulois avec aounix, Berryx nassralix comme principaux protagonistes face à macronix, très fort en discours malheureusement jamais suivi d'effet, après tout les discours n'engagent que ceux qui les prononcent.

    C…

    12 h 47, le 04 août 2022

  • Effondrement, disparition. Si on en parle, c’est que cela reste possible. Cela est très vraisemblable comme rien n’a changé au Liban depuis l’épisode des poubelles si ce n’est un appauvrissement généralisé et une émigration massive. L’avenir est bouché et le Liban va être englouti par la Syrie de Poutine, si, si Poutine pas le Hezb !

    TrucMuche

    11 h 38, le 04 août 2022

  • Cher Monsieur Macron, on ne doute pas un instant de la sincérité de vos paroles, pensées et souhaits ! Mais...vous avez une ambassadrice chez nous, Madame Anne Grillo, qui, elle, voit au quotidien et de près ce qui se passe et dit...surtout avec nos soi-disant "responsables". Donc, que tant qu'ils sont à leurs postes, du No 1 au No 3, plus leurs alliés, courtisans, financiers et commanditaires iraniens, américains et autres, rien ne changera chez nous au Liban ! Et toutes les interviews accordés à L'OLJ n'auront malheureusement aucun effet sur ces "dirigeants" corrompus jusqu'à la moelle, en plus d'être totalement incapables d'assurer leurs fonctions de: chef d'Etat, premier ministre et chef du Parlement. - Irène Saïd

    Irene Said

    10 h 53, le 04 août 2022

  • Belle intervention du président de la République française. Elle reste dans un discours, mais elle s'appuie sur des faits. Pour une large part c'est dans le respect de la souveraineté du Liban que se posent les problèmes les plus aigus. Le Liban ne peut attendre d'un pays ami mais étranger la résolution de l'intégralité de ses problèmes.La France est là, et elle n'oublie en rien le Liban, dont elle respecte les droits. Le message est clair, c'est aux libanais de saisir les mots diplomatiques et d'en faire une réalité sur le terrain.

    CODANI Didier

    10 h 20, le 04 août 2022

  • trois conseils cles de M Macron : -""rétablir des « relations denses » avec l’Arabie saoudite et les autres monarchies du Golfe, sans lesquelles le pays du Cèdre « ne connaîtra ni prospérité ni croissance"" -" Encore faut-il réformer votre pays,Ce faisant, le Liban pourra progressivement se défaire des influences étrangères'' -" Le Liban ne survivrait pas à un nouveau conflit à la frontière sud, qui serait bien plus meurtrier, bien plus destructeur que celui de 2006"" A BON ENTENDEUR SALUT LES KELLON.

    Gaby SIOUFI

    10 h 12, le 04 août 2022

  • LE LIBAN DU PASSE : LA GRANDEUR DES VILLES PHÉNICIENNES, LA PÉRIODE DE L’OCCUPATION - PAR LES CROISÉES - , LA PÉRIODE OTTOMANE , LE MANDAT FRANÇAIS , LES ANNÉES 46 A 75 , TOUT CELA, C'EST FINI . L’ILLUSION D’UN RETOUR EN ARRIÈRE EST IMPOSSIBLE. QUE LE PRÉSIDENT FRANÇAIS S’EXPRIME ( par hasard ) SUR LE RÔLE DE PARIS EN SOUTIEN AU PAYS DU CÈDRE, ET RÉCLAME « AVEC FORCE » QUE JUSTICE SOIT RENDUE AUX VICTIMES DE L’EXPLOSION AU PORT DE BEYROUTH N’EST QUE DU BLA BLA QUE DES LIBANAIS AIMENT ENTENDRE ( QU'IL AILLE PÊCHER AILLEURS ) LE BEAU LIBAN EST À RECONSTRUIRE , OUI, TOUS ( TOUS ) ENSEMBLE.

    aliosha

    10 h 06, le 04 août 2022

  • "Je ne laisserai pas le Liban disparaître...". Grave déclaration car elle sous entend que Le Liban, tel que nous le connaissons dans ses 10.452km2, que Jean Paul avait qualifié de "message", est en voie de disparition. Comment ne pas l’être lorsque depuis sa conception, les politiques du style Karamé, Joumblatt, Kanso, Lahoud, Aoun, Berry, Nasrallah, etc... ont toujours conspiré contre les intérêts du pays au profit de régimes mafieux, totalitaires et criminels ou des causes qui n'ont pas ou plus lieu d’être afin d'imposer une tutelle dont le pays se serait passé. La guerre qui a débuté en 1975 n'est pas terminée. Les quelques 30 années écoulées depuis n’étaient qu'une pause car la solution n’était pas adéquate aux attentes du peuple Libanais. Ceux qui pensent avoir gagné cette première manche ont essayé d'éradiquer le sentiment national du peuple et de le soumettre a l'occupation qui les nourrissait a travers la corruption. La révolte des Cèdre et celle d'Octobre 2019 a prouvé que personne ne peut arracher aux Libanais leurs rêves et la vision indépendante, souveraine, démocratique et prospère du Liban des années 50-60. Son message est passé, mais les criminels tiennent toujours la barre. Pas pour longtemps car personne ne peut éternellement frustrer un peuple. Il se remettra a nouveau debout sur ses jambes et finira par retourner la situation. Ce n'est pas aux étrangers a le faire, mais aux Libanais, TOUS sans exception, de mériter leur pays a nouveau.

    Pierre Hadjigeorgiou

    09 h 04, le 04 août 2022

  • Le Président Macron a cru pouvoir changer l'inchangeable ! Un peu de naïveté et d'arrogance sans doute, mais je rappelle à ceux qui le critiquent ici, que ce n'est pas lui qui a installé le Hezbollah aux manettes du Liban !

    Pandora

    08 h 54, le 04 août 2022

  • "Il faut nous aider à vous aider " c’est la phrase la plus importante que nos politiques ne veulent pas comprendre depuis que la France s’est impliquée pour sauver ce qui reste de notre pays . Il faudrait peut-être que Macron apprenne a dire cette phrase en arabe .

    Chadarev

    08 h 49, le 04 août 2022

  • Le Liban ne peut pas se défaire seul des influences......c'est le rôle, voire l'obligation, de la Communauté internationale de le faire, dans le cadre de la Charte de l'ONU. En tout cas MERCI la France pour son soutien ininterrompu, depuis toujours.

    Elie Hanna

    08 h 30, le 04 août 2022

  • Certains patriotes de bonne foi ou de moins bonne foi interprétaient le terme « gouvernement de mission » proposé par Mr Macron comme gouvernement réellement et entièrement indépendant de tout parti politique. Voilà que Mr Macron lui-même leur donne tort puisqu’il avoue implicitement que malgré son retard à se former le gouvernement Miqati était ce « gouvernement de mission » attendu. S’il voulait vraiment aider le Liban, Mr Macron aurait fait comme Gordon Ramsay dans kitchen nightmares: détruire (l’état libanais profond soumis à l’entité néo-safavide et à ses armes illégales nitrate d’ammonium compris, installé méthodiquement par Hafez el Assad dans les années 90) pour mieux reconstruire (un Liban débarrassé de ses ordures anti-nationales). Ou plutôt aider les Libanais à eux-mêmes détruire pour mieux reconstruire. Non seulement Mr Macron ne nous a pas aidé à détruire notre état profond (plus vaste que le Hezbollah même si celui-ci en est la pièce maîtresse et le gardien armé), non seulement il a protégé et légitimé cet état profond en proposant son gouvernement de mission, mais en plus il fait comme si celui-ci n’existait pas, comme si le Hezbollah était un simple gang armé qui serait non pas la cause mais la conséquence des problèmes économiques du pays. Or tant de Libanais refusant de voir en face cet état profond instillé par l’occupation des Assad au service de l’entité néo-safavide, le discours macronien est d’autant plus néfaste.

    Citoyen libanais

    07 h 53, le 04 août 2022

  • Monsieur le président Macron. Merci pour votre bienveillance à l’égard du Liban mais peine perdue tant que les dirigeants politiques actuels sont toujours en place et que les armes du Hezbollah imposent leur volonté. Pourtant monsieur le Président vous avez un outil formidable qui s’appelle TRACFIN que vous pouvez utiliser pour récupérer les 40 milliards de dollars déroutés par les politiciens libanais et placés un peu partout dans le monde

    Liberté de penser et d’écrire

    07 h 17, le 04 août 2022

  • Honneur à la France pour l'aide qu'elle apporte au Liban. Comme le dit si bien Gérard Larcher, "Les amis sont comme les étoiles, c'est la nuit qu'on peut les compter". Merci également à vous Monsieur Macron pour votre soutien indéfectible. Vous faites l'honneur et la grandeur de la France.

    K1000

    06 h 38, le 04 août 2022

  • CE NE SONT PAS LES VICTIMES QUI ONT PRÉFÉRÉ UNE ENQUÊTE NATIONALE. CE SONT LES DIRIGEANTS MAFIEUX DE CE PAYS AVEC QUI VOUS COLLABOREZ QUI BLOQUENT TOUTES LES ENQUÊTES

    Gebran Eid

    06 h 14, le 04 août 2022

  • Il aurait juste fallu séquestrer les biens des politiciens en Europe Vous auriez pu le faire. Vous les aviez donc proteges!

    Robert Moumdjian

    05 h 26, le 04 août 2022

  • Merci président Macron, vous êtes un vrai ami du Liban. Au lieu d'apprécier le fait que le président d'une très grande nation de ce monde nous a tendu la main avec le seul agenda de nous aider et de nous faire sortir de notre pétrin, pleins d'ingrats et d’ignorants vous ont critiqué ! Vos efforts incroyables pour sauver le Liban sont grandement appréciés par la majorité des Libanais. Vous vous êtes déplacé à Beyrouth à deux reprises en un mois pour consoler la population meurtrit, alors que le président Libanais lui-même n’a pas pris la peine de venir soutenir sa propre population... c’est incroyable ! Que Dieux vous protège et on vous aime très fort.

    YARED BECHARA

    00 h 14, le 04 août 2022

  • Connivence avec l ennemi. Un crime de guerre.

    sarraf antoine

    22 h 53, le 03 août 2022

  • Avec un nouveau mandat de 5 ans le président français aura peut être la chance, le temps, la volonté et le pouvoir de mieux travailler avec ses partenaires européens et nord américains ainsi qu'arabes, pour trouver le moyen de ramener le Liban dans les rangs des pays modernes. Une tâche très difficile mais l'astuce le courage et la volonté d'un homme d'état assureront sa réussite!

    Wlek Sanferlou

    22 h 34, le 03 août 2022

  • Qu'il s'occupe donc de son pays qui part en c*****e.

    Je partage mon avis

    21 h 22, le 03 août 2022

  • Hehehe tu peux toujours courir … il est en accord complet avec le CPL ET LE HEZB !!

    Bery tus

    21 h 15, le 03 août 2022

  • Bravo Macron est-ce que vous avez demandé l’avis du Hezbollah? ???

    Eleni Caridopoulou

    20 h 13, le 03 août 2022

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