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Société - Trêve Au Liban

À Mansouri, village du Liban-Sud détruit à 70 %, quelques dizaines de retours sur 4 000 habitants


A Mansouri, au sud de la ville de Tyr, des destructions d'une grande ampleur. Photo fournie par notre correspondant, Mountasser Abdallah.

Dans le village de Mansouri, au sud de Tyr, une poignée d’habitants commencent à regagner leurs foyers, après l’entrée en vigueur de la trêve entre Israël et le Hezbollah, à l’instar de nombreux villages du Liban-Sud, rapporte notre correspondant Mountasser Abdallah.

Pour l’heure, au regard de l’ampleur des destructions et des pertes humaines causées par la guerre, les habitants se bornent à inspecter leurs maisons et à s’organiser en vue d’un retour progressif et de la reprise de la vie quotidienne.

Un habitant du village, Hassan Mdayhli, espère ne pas revivre « la mauvaise expérience du déplacement forcé ». Il confie les « conditions de vie difficiles et l’épuisement » physique et financier qui ont marqué son séjour dans un centre d’hébergement, ainsi que « l’inquiétude permanente » liée à la situation sécuritaire et militaire. Le retour au village représente pour lui une « immense joie ». Pour s’y réinstaller, il a déjà apporté des matelas et des ustensiles de première nécessité. Il espère « rebâtir au moins une pièce de sa maison détruite afin de pouvoir y vivre avec sa famille, retrouver une part de sa vie d’avant et les souvenirs liés au village ».

De son côté, le président de la municipalité de Mansouri, Haïdar Mdayhli, indique avoir été informé par « l’armée libanaise et les autorités compétentes » de la possibilité pour les habitants d’accéder au village afin d’y constater l’état de leurs maisons. Il rappelle que les habitants avaient quitté les lieux dès la première trêve, avant que le village ne devienne un « théâtre d’opérations militaires ». Mansouri a subi des frappes aériennes et des bombardements d’une intensité inédite, affirme-t-il, précisant qu’en une seule journée, le village a été la cible d’une quinzaine de raids aériens israéliens, en plus de bombardements d’artillerie continus.

Sa priorité pour l'instant ? « Rouvrir les routes du village, encombrées par les décombres des bâtiments détruits, et dégager les gravats afin de faciliter la circulation, tout en assurant un minimum de services essentiels, notamment l’électricité et l’eau ».

Selon le président du conseil municipal, Mansouri compte environ 4 000 habitants. Seules quelques dizaines de personnes ont, pour l’instant, regagné le village pour inspecter leurs maisons et évaluer la situation. Le taux de destruction y est estimé entre 60 et 70 %. Les destructions totales y sont majoritaires, le reste relevant de dommages partiels. « Moins de 10 % des habitations sont habitables, avec des dégâts limités tels que des portes arrachées et des vitres brisées », précise-t-il.

C'est dans ce cadre que Haïdar Mhayli appelle à une aide urgente afin de permettre aux habitants de Mansouri, qui ont épuisé toutes leurs économies durant cette guerre, et sont plongés dans la grande précarité, d'amorcer la première étape du retour et de se réinstaller, après de longs mois passés loin de chez eux.


Dans le village de Mansouri, au sud de Tyr, une poignée d’habitants commencent à regagner leurs foyers, après l’entrée en vigueur de la trêve entre Israël et le Hezbollah, à l’instar de nombreux villages du Liban-Sud, rapporte notre correspondant Mountasser Abdallah.Pour l’heure, au regard de l’ampleur des destructions et des pertes humaines causées par la guerre, les habitants se bornent à inspecter leurs maisons et à s’organiser en vue d’un retour progressif et de la reprise de la vie quotidienne. Un habitant du village, Hassan Mdayhli, espère ne pas revivre « la mauvaise expérience du déplacement forcé ». Il confie les « conditions de vie difficiles et l’épuisement » physique et financier qui ont marqué son séjour dans un centre d’hébergement, ainsi que « l’inquiétude permanente » liée à...
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