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Déchets

Le Liban risque de faire face à une nouvelle crise, prévient HRW

Le Liban risque de faire face à une nouvelle crise, prévient HRW

La hantise d’une nouvelle crise des déchets, qui viendrait s’ajouter aux crises que traverse le pays, poursuit les Libanais. Photo d’archives Hassan Assal

Le Liban risque de faire face à une nouvelle crise des déchets, a mis en garde l’organisation de défense des droits de l’homme Human Rights Watch qui a souligné que l’explosion du port de Beyrouth a affecté encore plus les capacités des autorités à gérer ce dossier.

Dans un communiqué, HRW a indiqué que « les décombres et les gravats de l’explosion ont à eux seuls considérablement augmenté le volume quotidien de déchets produits ». En outre, rappelle l’organisation, l’explosion a gravement endommagé deux installations-clés de tri, de recyclage et de compostage à la Quarantaine et à Bourj Hammoud, ainsi que des véhicules de collecte des déchets. « Dans le même temps, et au pire timing, la décharge de Bourj Hammoud-Jdeidé – l’une des deux principales décharges desservant Beyrouth – devrait fermer ce mois-ci après avoir atteint sa capacité maximale », prévient le communiqué.

« Le coût de l’inaction face à la crise des ordures au Liban est énorme », poursuit HRW, qui fait remarquer que le Liban dépense près de 10 fois plus pour son secteur des déchets que la Jordanie et la Tunisie, mais ne parvient toujours pas à gérer cette crise, « portant ainsi atteinte au droit des populations à la santé et à un environnement sain ».

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L’organisation appelle le prochain gouvernement à adopter d’urgence, pour éviter une nouvelle crise des déchets, « une approche intégrée de la gestion des déchets solides qui diminue la dépendance à l’égard des décharges et donne la priorité à la santé des résidents ». « Il est temps que les autorités résolvent cette crise une fois pour toutes », ajoute HRW.

Sauf que ces autorités tardent à réagir. En effet, non seulement les débris résultant de la destruction de quartiers entiers à Beyrouth ont considérablement augmenté le volume de déchets, mais la décharge qui dessert une partie de Beyrouth et le Mont-Liban nord, celle de Bourj Hammoud-Jdeidé, est arrivée à saturation sans avoir pour autant été remplacée, ce que note HRW dans son rapport. Le site était déjà arrivé à saturation en mai dernier, mais sa durée de vie a été prolongée artificiellement par un stockage en hauteur. Et la menace de le fermer au début de cette semaine n’a pas été mise à exécution par l’entrepreneur, en raison de pressions exercées par les autorités qui requièrent un délai supplémentaire pour trouver une solution alternative.

Lundi, une réunion a été tenue au palais de Baabda, présidée par le président Michel Aoun lui-même, en présence du Premier ministre sortant Hassane Diab et du ministre sortant de l’Environnement, Damien Kattar. Son contenu est resté confidentiel, et rien n’en a découlé, malgré des informations sur l’annonce imminente d’une solution.


Le Liban risque de faire face à une nouvelle crise des déchets, a mis en garde l’organisation de défense des droits de l’homme Human Rights Watch qui a souligné que l’explosion du port de Beyrouth a affecté encore plus les capacités des autorités à gérer ce dossier.

Dans un communiqué, HRW a indiqué que « les décombres et les gravats de l’explosion ont à eux...

commentaires (3)

Le citoyens devraient déposer toutes ces ordures devant les ministères, parlement et même lieux de résidence de tous les politiciens sans distinction pour ne pas faire de jaloux.

Sissi zayyat

21 h 58, le 24 septembre 2020

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Commentaires (3)

  • Le citoyens devraient déposer toutes ces ordures devant les ministères, parlement et même lieux de résidence de tous les politiciens sans distinction pour ne pas faire de jaloux.

    Sissi zayyat

    21 h 58, le 24 septembre 2020

  • IL N,Y A PAS UN GENRE DE CRISE DONT LE LIBAN S,EN PASSE. IL EST EXPOSE A TOUS LES OURAGANS.

    L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

    15 h 59, le 24 septembre 2020

  • « Le coût de l’inaction face à la crise des ordures au Liban est énorme » affirme Human Rights Watch. Et ils sont encore là à se disputer un poste de plus ou de moins. Quelle honte ! Pas de quoi être fier d'appartenir à la classe dirigeante de ce pays.. C'est vraiment minable !

    Abdallah Tambey

    09 h 52, le 24 septembre 2020