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À La Une - Liban

Le Futur commémore le 15ème anniversaire de l'assassinat de Rafic Hariri

Tensions entre partisans de Saad Hariri et contestataires au centre-ville de Beyrouth.

Photo prise à la Maison du Centre où Saad Hariri doit prononcer un discours. Photo Acil Tabbara

Dans le cadre des commémorations du 15ème anniversaire de l'assassinat de l'ex-Premier ministre Rafic Hariri, une foule de partisans du courant du Futur s'est rassemblée vendredi sur la place des Martyrs, au centre-ville de Beyrouth, où des tensions ont éclaté avec des contestataires, et devant la Maison du Centre où le leader de la formation, Saad Hariri, a prononcé un discours très attendu. Dans son allocution, M. Hariri a lancé une série d'attaques contre le Courant patriotique libre (CPL, fondé par le chef de l'Etat, Michel Aoun) et son chef, Gebran Bassil, et enterré le compromis présidentiel ayant permis en 2016 l'accession de M. Aoun à la présidence. 

Dans le centre-ville de la capitale, un face-à-face très tendu à coups de slogans et de jets d'objets a opposé toute l'après-midi des militants du courant haririste, rassemblés devant la tombe de Rafic Hariri et de ses compagnons qui ont péri dans un attentat, le 14 février 2005, et des activistes du mouvement de contestation contre l'ensemble de la classe dirigeante qui secoue le Liban depuis près de quatre mois et sous la pression duquel le gouvernement de Saad Hariri avait chuté en octobre dernier.

L'armée libanaise et les forces de l'ordre, ont empêché les militants, dont certains brandissaient des drapeaux aux couleurs du Futur, de s'en prendre aux tentes, et ont établi un cordon de sécurité entre les militants des deux camps.

Après la fin du discours prononcé par Saad Hariri à la Maison du Centre, plusieurs dizaines de ses partisans sont venus se joindre à ceux déjà présents dans le centre-ville, attisant encore plus les tensions. En début de soirée, ces derniers ont toutefois quitté les lieux à bord de plusieurs bus.



(Lire aussi : 14 février : le « come-back » souverainiste de Saad Hariri)



"La révolution se poursuit"
Plus tôt dans la journée, plusieurs leaders de la formation, dont la cheffe du bloc parlementaire du Futur, Bahia Hariri, et l'ex-Premier ministre Fouad Sinora, ainsi que des partisans se sont recueillis devant les tombes de Rafic Hariri et de ses compagnons, dans le centre-ville de Beyrouth, tout comme l'ambassadeur de Russie au Liban, Alexander Zasypkin. Dans le même temps, la torche géante érigée sur les lieux de l'attentat a été symboliquement allumé.

Dans la journée, le chef des Forces libanaises Samir Geagea, l'un des piliers de la coalition du 14 Mars, a écrit dans un tweet que "la révolution se poursuit", en référence au mouvement de contestation contre la classe dirigeante qui secoue le Liban depuis près de quatre mois.

De son côté, Jamil Sayed, député de Baalbeck-Hermel et l'une des figures de la tutelle syrienne sur le Liban, s'en est pris sur Twitter à ceux qui ont "marchandé avec la vérité et la justice, vendu le sang de Rafic Hariri à la politique, et menti aux Libanais avec les faux-témoins".

Rafic Hariri a été tué le 14 février 2005 lorsqu'un kamikaze a fait exploser une camionnette bourrée d'explosifs au passage de son convoi blindé sur le front de mer de Beyrouth. L'attaque avait coûté la vie à 21 autres personnes et avait fait quelque 226 blessés.

Le Tribunal spécial pour le Liban est chargé de juger les responsables de l'attentat. Le jugement dans cette affaire est attendu par le Liban depuis la fin des audiences, en octobre 2018. Parallèlement, le Tribunal a lancé de nouvelles procédures dans le cadre des affaires de l'assassinat de l'ex-chef du Parti communiste libanais, Georges Haoui, le 21 juin 2005, et des attaques avortées contre Marwan Hamadé, le 1er octobre 2004, et l'ancien ministre de la Défense Élias Murr, le 12 juillet 2005.



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commentaires (5)

HOMMAGE A LA MEMOIRE DE CE GRAND HOMME QUE DES ASSASSINS LOCAUX ONT TUE.

L,EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

18 h 58, le 14 février 2020

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Commentaires (5)

  • HOMMAGE A LA MEMOIRE DE CE GRAND HOMME QUE DES ASSASSINS LOCAUX ONT TUE.

    L,EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

    18 h 58, le 14 février 2020

  • Aucune vergogne, faire semblant de croire ne pas faire partie des corrompus fossoyeurs de l'état. Au liban si le diable a des adeptes.....

    FRIK-A-FRAK

    18 h 54, le 14 février 2020

  • On est écoeuré, indigné, choqué de voir ce que certains jeunes excités ont fait ce cette commémoration de l'assassinat de Rafic Hariri au centre-ville ! Au lieu de se recueillir dignement en mémoire de ce grand homme toujours digne et respectable en toutes circonstances, ils ont fait de cette commémoration un cirque lamentable et honteux, où ils dansent, hurlent et gesticulent comme des irresponsables... Ils nous font honte, et on se demande ce qu'ils sauront faire de valable pour leur pays dans quelques années...? Irène Saïd

    Irene Said

    18 h 10, le 14 février 2020

  • La Syrie avec le Hezbollah ont fait des crimes comme le Daesh après Harriri , Samir Kassir, Tueni et combien d'autres.

    Eleni Caridopoulou

    17 h 07, le 14 février 2020

  • Beaucoup de "dieux" sont adorés au Moyen-Orient, mais il y en a deux que l'on ne connaît pas par leurs noms : Le premier "Pyrémius", le dieu des assassins, du poison et du meurtre. Le second "Mammon", le dieu de l'argent et de la richesse matérielle. (Sources : Internet).

    Honneur et Patrie

    15 h 26, le 14 février 2020

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