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Liban

Le budget 2020 adopté par une majorité étriquée, dans un hémicycle en état de siège

Parlement
OLJ
28/01/2020

Réunis dans l’hémicycle totalement barricadé par les forces de sécurité, qui ont tenu à distance les manifestants protestant contre le gouvernement, les députés ont adopté hier le projet de budget 2020 (voir page 5), lors d’une séance considérée comme inconstitutionnelle par plusieurs formations politiques, dont certaines l’ont boycottée.

C’est en présence de 73 députés et du Premier ministre Hassane Diab, qui n’était accompagné par aucun membre de son gouvernement, que s’est tenue la séance. Elle a été marquée par un débat sur la constitutionnalité de cette réunion qui intervient avant que le gouvernement n’obtienne la confiance de la Chambre.

Quarante-neuf députés ont voté en faveur du texte, notamment les parrains du gouvernement : les blocs parlementaires du Courant patriotique libre, du Hezbollah, du mouvement Amal ainsi que du Parti syrien national social (PSNS). Treize députés ont voté contre, parmi lesquels ceux du bloc du Futur, tandis que huit se sont abstenus.

Avant de passer au vote, les parlementaires avaient notamment débattu de la constitutionnalité de la séance qui se tenait alors que le gouvernement du Premier ministre Hassane Diab n’a pas encore obtenu la confiance de la Chambre.

(Lire aussi : Un danger et un double défi, l’édito de Michel TOUMA)


Le Premier ministre a défendu au début de la session la décision de son gouvernement de ne pas bloquer l’approbation de la loi de finances, héritée du cabinet précédent de Saad Hariri. « Il n’y a rien de normal au Liban aujourd’hui, tout est exceptionnel et la complexité des circonstances nous oblige à agir avec une logique de nécessité et d’urgence », a déclaré M. Diab. « Et puisque les circonstances sont exceptionnelles, le gouvernement, avant d’obtenir la confiance des députés, est un gouvernement d’affaires courantes selon les interprétations constitutionnelles et son travail devrait se limiter à préparer la déclaration ministérielle. Par conséquent, il ne peut pas participer à une séance de débat sur le budget, comme il ne peut pas le rejeter », a-t-il déclaré, ajoutant toutefois : « Nous ne ferons pas obstacle à un budget préparé par le gouvernement précédent et débattu par la commission des Finances et dont les procédures ont été achevées. »

Le président de la Chambre Nabih Berry a pour sa part souligné que « le droit de légiférer est absolu pour la Chambre des députés. La situation est exceptionnelle. Le gouvernement a 3 ou 4 mois pour gagner la confiance du peuple et s’il n’y a pas de budget, ce gouvernement ne pourra pas agir ».

L’une des interventions remarquées a été celle du député Jamil Sayyed, qui a affirmé que le nouveau gouvernement n’était pas le sien, alors que plusieurs responsables politiques, dont Walid Joumblatt, ont laissé entendre que l’ancien directeur de la Sûreté générale serait derrière la désignation de Hassane Diab et le choix de plusieurs membres de son cabinet.


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Wlek Sanferlou

Eh oui!! On dirait que Diab fût rétrogradé de VP de l'AUB à un élève de jardin d'enfants!!

On dirait? Non, non, c'est sûr!

Pierre Hadjigeorgiou

Aucune chance ne peut être donné a des suppôts de voleurs et de corrompus criminels. Si Hassan Diab avait ne serait ce qu'un gramme de dignité, être un premier ministre dont le budget obsolète qui lui a été octroyé par une minorité de 38% des représentants du peuple aurait du le pousser a la démission immédiate d'autant plus que ce gouvernement n'a aucune légitimité populaire du fait même qu'il a été nommé par les partis, en contradiction a la demande des frondeurs, et en particulier choisit et désigné par le Hezbollah, Amal et le CPL qui aujourd'hui ne représentent plus leur poids électoral. Ils sont voues a l’échec car non crédible.

Yves Prevost

Un budget adopté par 38% des députés: pas très glorieux!

Yves Prevost

Bassil voulait expliquer aux pays étrangers comment n pouvait gouverner sans budget.
Il aurait aussi pu montrer comment un pays peut se passer pendant plus de deux ans de président.
Nous venons de vivre trois mois sans gouvernement.
IL ne restait plus qu'à prouver qu'un Etat peut diriger un pays sans Constitution (ou du moins, s'en s'en préoccuper le moins du monde).
C'est maintenant chose faite!
Vive le Liban!

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