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Politique - Guerre Au Liban

Aoun : Le cessez-le-feu avec Israël « pourrait être mis en œuvre dans les 24 heures qui suivront son approbation définitive »

Le chef de l'Etat appelle à « ne donner à Israël aucun prétexte pour ne pas se retirer du Sud ».

Aoun : Le cessez-le-feu avec Israël « pourrait être mis en œuvre dans les 24 heures qui suivront son approbation définitive »

Le président Joseph Aoun à Baabda, le 16 février 2026. Photo Mohammad Yassine/L'Orient-Le Jour

Le président libanais Joseph Aoun a affirmé jeudi que le cessez-le-feu convenu entre le Liban et Israël « pourrait être mis en œuvre dans les 24 heures qui suivront son approbation définitive », estimant qu'il s'agit de la « dernière chance » pour sortir du conflit.

Israël et le Liban ont convenu mercredi de « la mise en oeuvre d'un cessez-le-feu » et de la création de « zones pilotes » sous contrôle de l'armée libanaise, à l'issue de deux jours de pourparlers à Washington.

« Nous attendons les réponses de toutes les parties concernées ainsi que des garanties d’engagement et de mise en œuvre du cessez-le-feu », a déclaré M. Aoun lors d’une discussion avec des journalistes . « Nous avons proposé que la « zone pilote », dans une première phase, comprenne les zones de Zaoutar el-Gharbiyé et Zaoutar el-Charkiyé ainsi que le château de Beaufort », tous situés dans le caza de Nabatiyé, sur les rives nord du Litani, a révélé Joseph Aoun. « Les négociations d'hier (mercredi, à Washington) ont été très difficiles et (après une interruption, ndlr) ont repris à la suite de l'intervention du secrétaire d’Etat américain Marco Rubio », a-t-il indiqué.

Beyrouth et Tel-Aviv ont annoncé leur intention d'« accélérer la mise en place de zones pilotes dans lesquelles l'armée libanaise exercera un contrôle exclusif du territoire, à l'exclusion de tout acteur non étatique ». Selon la déclaration, ces mesures doivent permettre de progresser vers « un accord global de paix et de sécurité ». Le parti chiite n'a pas encore commenté cet accord, mais le secrétaire général du Hezbollah, Naïm Kassem, doit s'exprimer jeudi après-midi.

« L'accord que nous avons atteint est notre dernière chance, sinon que chacun assume ses responsabilités », a encore lancé le président. « L'accord actuel est différent de celui du 27 novembre 2024 (cessez-le-feu entré en vigueur après le conflit de 2023-2024, NDLR), parce qu'il sera durable. Nous comptons sur le rôle du président Trump et de son administration », a-t-il ajouté.

Des déclarations lancées alors que les frappes israéliennes se poursuivent jeudi au Liban-Sud, et le Hezbollah a de son côté revendiqué plusieurs attaques contre des positions israéliennes en territoire libanais.

« Ne donner à Israël aucun prétexte »

« Les négociations menées à Washington entre les délégations libanaise, américaine et israélienne aboutissent à des résultats positifs, permettant d'instaurer un cessez-le-feu durable et de mettre fin aux souffrances du peuple libanais en général, et des populations du Sud en particulier », a encore réagi le chef de l'Etat, alors qu'il recevait l'émissaire français pour le Liban, Jean-Yves Le Drian, à Baabda. Le président Aoun a souligné « la nécessité de ne donner à Israël aucun prétexte pour ne pas se retirer du Sud », considérant que « tout effort dans ce sens aura un impact positif sur le déroulement des négociations ».

Le président Aoun s'est félicité de « l'aide apportée par les pays frères et amis pour consolider le cessez-le-feu et progresser vers les prochaines étapes, notamment le retrait des forces israéliennes des territoires libanais occupés dans le Sud, le déploiement de l'armée libanaise aux frontières internationalement reconnues et, à terme, la fin des hostilités entre le Liban et Israël ». Les discussions ont également porté sur la phase qui suivra la fin de la mission de la Force intérimaire des Nations unies (Finul) au Sud-Liban. Joseph Aoun s'est félicité de « l'intérêt de pays européens et d'autres pays quant au maintien de leurs forces dans le Sud afin de contribuer au renforcement de la stabilité et de soutenir l'armée libanaise après son déploiement à la frontière », précisant que « des contacts sont en cours pour trouver une formule appropriée pour le maintien de cette présence, en coordination avec les Nations unies et les pays concernés ».

Joseph Aoun a par ailleurs remercié le président français, Emmanuel Macron, pour « le soutien qu'il apporte au Liban à différents niveaux », soulignant « l'importance des relations franco-libanaises historiques et profondes ». Jean-Yves Le Drian a affirmé que sa visite à Beyrouth visait à « exprimer le soutien et la solidarité » de la France à l'égard du Liban.
Avant de s'entretenir avec le président Aoun, l'émissaire français avait été reçu par le Premier ministre, Nawaf Salam, et le président de la Chambre, Nabih Berry. Il s'est aussi entretenu dans l'après-midi avec le chef des Forces libanaises et le chef du Courant patriotique libre.

Par ailleurs, la présidence a indiqué que le président Joseph Aoun a remercié, lors d’un appel téléphonique avec le Premier ministre du Qatar, cheikh Mohammed ben Abdelrahman ben Jassem Al Thani, l’État du Qatar pour son rôle en faveur de la stabilité et de la paix dans la région. Il a également salué sa contribution aux efforts visant à consolider un cessez-le-feu au Liban, ainsi que le soutien apporté par l’émir du Qatar, cheikh Tamim ben Hamad Al Thani, au Liban et à ses habitants.

Le président libanais Joseph Aoun a affirmé jeudi que le cessez-le-feu convenu entre le Liban et Israël « pourrait être mis en œuvre dans les 24 heures qui suivront son approbation définitive », estimant qu'il s'agit de la « dernière chance » pour sortir du conflit. Israël et le Liban ont convenu mercredi de « la mise en oeuvre d'un cessez-le-feu » et de la création de « zones pilotes » sous contrôle de l'armée libanaise, à l'issue de deux jours de pourparlers à Washington. « Nous attendons les réponses de toutes les parties concernées ainsi que des garanties d’engagement et de mise en œuvre du cessez-le-feu », a déclaré M. Aoun lors d’une discussion avec des journalistes . « Nous avons proposé que la « zone pilote », dans une première phase, comprenne les zones de Zaoutar...
commentaires (2)

Le Hezbollah a pris en otage le Liban . Les libannais n ont pas d autre choix que se battre contre eux

Kraspec

16 h 01, le 04 juin 2026

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Commentaires (2)

  • Le Hezbollah a pris en otage le Liban . Les libannais n ont pas d autre choix que se battre contre eux

    Kraspec

    16 h 01, le 04 juin 2026

  • Les libannais n auront pas d autre choix que de prendre le armes contre le Hezbollah. L armée libannaise est infiltrée par eux il faudra les pourchasser à tous,les niveaux et les jetter en prison .

    Kraspec

    16 h 00, le 04 juin 2026

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