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Liban

L’USJ et l’AUB prennent des mesures en faveur de leurs étudiants

Crise économique
OLJ
05/12/2019

L’Université Saint-Joseph a annoncé hier avoir décidé « d’autoriser le paiement de la totalité du montant des scolarités en livres libanaises au taux de change officiel en vigueur au jour du paiement ». « Cette décision signifie une baisse moyenne des recettes de l’université d’environ 20 % », a précisé l’USJ dans un communiqué. Le taux officiel est depuis 1997 de 1 507,5 livres pour un dollar, alors qu’en raison de la crise de liquidités, il a passé la barre des 2 000 livres sur le marché secondaire, ces derniers jours.

L’USJ indique qu’avec « l’aggravation de la situation économique qui a commencé il y a quelques années déjà et l’augmentation du nombre d’étudiants ayant des difficultés à régler leur scolarité, le recteur a souhaité, avec l’accord du conseil de l’université, renforcer l’aide sociale ». « Le budget est alors passé de 11 millions de dollars en 2012-2013 à 22 millions de dollars en 2019-2020 », a noté l’USJ, précisant que cette augmentation a été financée, en très grande partie, à partir du fonds de développement de l’université.

L’USJ a précisé que « toute réduction des scolarités aura un impact direct sur le budget de l’aide sociale qui sera réduit en conséquence, sur le budget de l’université qui baissera encore, en plus de la baisse moyenne de 20 % susmentionnée, comme sur le revenu de près de 2 000 familles qui dépendent de l’université ». Elle aura aussi « un impact indirect sur le développement de l’université dont dépend le maintien de ressources humaines hautement qualifiées, mais aussi d’infrastructures, de structures et d’équipements de qualité ».

« Le recteur a récemment informé les bureaux des amicales d’étudiants qui l’ont contacté que tout étudiant qui rencontre des difficultés à régler ses frais de scolarité peut lui écrire ou contacter le service social afin que sa situation soit examinée rapidement et les mesures adéquates prises », conclut le communiqué.


(Lire aussi : Crise du dollar : la main-d’œuvre migrante touchée de plein fouet)


À l’AUB

De son côté, le président de l’Université américaine de Beyrouth (AUB), Fadlo Khuri, a annoncé hier que l’université, avec le soutien du conseil d’administration, a commencé à mettre en place un fonds d’urgence destiné à atténuer les effets de la crise sur les employés. Dans une lettre adressée aux amis et anciens de l’AUB, M. Khuri a expliqué que deux autres fonds de solidarité ont également été mis en place pour soutenir les étudiants et les patients. « En cas de dévaluation de la livre libanaise, nous sommes particulièrement inquiets pour nos employés et étudiants dont les familles vivent au Liban et dont les revenus et les épargnes sont menacés à moins que l’économie ne se stabilise », a ajouté M. Khuri.Il a expliqué que le fonds d’urgence permet à l’AUB d’offrir une aide aux employés qui peinent à payer leurs factures en raison de la situation économique. En cas de dévaluation de la livre, l’établissement établira une approche à deux volets pour le paiement des frais universitaires. Ainsi, les résidents libanais dont les revenus et les épargnes sont en livres libanaises continueront de payer les frais universitaires en livres libanaises pour un taux de change de 1 515 livres libanaises pour un dollar. Cela s’applique notamment aux étudiants du premier cycle qui reçoivent une aide financière et qui constituent 40 % de l’ensemble des universitaires. Les autres étudiants continueront à payer leurs frais universitaires en dollars ou en livres libanaises conformément au nouveau taux de change. « Nous continuerons à appliquer ce système tant que nous aurons les fonds », a assuré M. Khuri.

Et de préciser que les étudiants en master et en doctorat qui reçoivent une aide financière continueront à bénéficier de ce soutien et que tout étudiant se trouvant dans des difficultés financières peut solliciter un soutien par le biais du programme d’aide financière.




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L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

DES INITIATIVES POSITIVES. CELLES DE L,USJ L,ETANT ENCORE PLUS.

Georges Abou-Jamra

BRAVO ! Sincères félicitations pour ces décisions très honorables.

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