X

À La Une

Assad : Les manifestations au Liban et en Irak "ne ressemblent pas à ce qui s'est passé en Syrie"

Dans la presse

"Le plus important, c'est que les choses restent dans le cadre national et reflètent la volonté populaire, car cela aura des conséquences positives. Mais si le facteur étranger entre en jeu, cela se ferait au détriment de l'intérêt national", estime le président syrien.

OLJ
15/11/2019

Le président syrien, Bachar el-Assad, dont le pays connaît une guerre civile après le début d'une révolte populaire contre son régime en 2011, a estimé que les mouvements de contestation contre la classe politique au Liban et en Irak "ne ressemblent pas à ce qui s'est passé en Syrie".

Dans un entretien accordé à la chaîne russe Russia Today et l'agence Rossiya Segodnya et publié vendredi, le président Assad répondait à la question de savoir si les manifestations au Liban, en Irak, ou encore en Jordanie, depuis le mois dernier, ressemblaient "au début des événements en Syrie". Le chef de l'Etat syrien a répondu par la négative.


"Ce qui s'est passé en Syrie, c'est qu'au début, des sommes d'argent ont été payées à des groupes de personnes pour qu'elles manifestent, et une partie infime de ces gens a participé à ces manifestations en ayant comme objectif d'apporter un certain changement à la situation générale", a affirmé Bachar el-Assad. "Les coups de feu et les meurtres ont commencé dès les premiers jours des manifestations (en Syrie), ce qui veut dire qu'elles n'étaient pas spontanées, car l'argent et les armes étaient préparés, c'est pourquoi on ne peut pas comparer ce qui s'est passé en Syrie à ce qui se passe dans les autres Etats", a ajouté le chef de l'Etat syrien.

"Si les manifestations qui ont lieu dans les pays voisins sont spontanées et honnêtes et expriment une volonté nationale d'améliorer la situation politique et économique, elles resteront indéniablement nationales, car les autres Etats qui s'ingèrent dans toutes les affaires du monde, comme les Etats-Unis et les pays occidentaux, notamment la France et le Royaume-uni, chercheront sans aucun doute à instrumentaliser cette situation afin de jouer un rôle quelconque et dévier la situation pour servir leurs intérêts", estime le président Assad.

"Le plus important, c'est que les choses restent dans le cadre national et reflètent la volonté populaire, car cela aura des conséquences positives. Mais si le facteur étranger entre en jeu, cela se ferait au détriment de l'intérêt national", a conclu Bachar el-Assad.



(Pour mémoire : « On espère tous que le Liban ne subira pas le même sort que la Syrie »)



Hier, le président iranien, Hassan Rohani, avait affirmé que "certaines parties" voulaient transformer les manifestations contre le pouvoir au Liban en guerre civile, alors que le pays connaît vendredi son 30e jour consécutif de mobilisation contre la classe politique jugée corrompue et incompétente.  Selon la chaîne télévisée iranienne al-Alam, le président Rohani faisait référence aux Etats-Unis dans ses accusations.

Fin octobre, le guide suprême iranien, Ali Khamenei, avait de son côté estimé que la population en Irak et au Liban a des demandes "justes" à faire valoir, mais qu'elle doit les formuler "dans le cadre de la loi". Il avait également estimé que "les Etats-Unis et les services de renseignement occidentaux soutenus par les fonds de quelques pays réactionnaires de la région sont en train de causer des troubles dans nos pays voisins, dans des pays dont nous sommes proches [...] en vue de détruire la sécurité" régionale".

Accusé par les Occidentaux de visées "hégémoniques" au Proche et au Moyen-Orient, l'Iran soutient plusieurs groupes armés chiites en Irak - dont certains sont associés de près ou de loin à la fragile coalition gouvernementale - et a aidé le pouvoir irakien dans sa guerre contre le groupe jihadiste Etat islamique (EI). Au Liban, la République islamique entretient des liens étroits avec le Hezbollah, puissant mouvement chiite membre de la majorité au sein de la coalition gouvernementale démissionnaire. Le Hezbollah est également un proche allié du régime Assad et combat à ses côtés en Syrie, officiellement depuis 2013.


Lire aussi

Au Liban comme en Irak, les amis de l’Iran placés face à la contestation

De Beyrouth à Bagdad, en passant par Téhéran

"Notre douleur est une" : de l'Irak au Liban, un même cri et une même solidarité

À la une

Retour à la Une

Vos Commentaires

Chère/cher internaute,
Afin que vos réactions soient validées sans problème par les modérateurs de L'Orient-Le Jour, nous vous prions de jeter un coup d'oeil à notre charte de modération en cliquant ici.

Nous vous rappelons que les commentaires doivent être des réactions à l'article concerné et que l'espace "réactions" de L'Orient-Le Jour, afin d'éviter tout dérapage, n'est pas un forum de discussion entre internautes.

Merci.

 

Marie-Hélène

Qui l’a sonné celui-là?

Wlek Sanferlou

Il y a un dicton libanais sur les aigles dans le ciel amusant mais je ne pourrai pas répéter ici! Mais se résume en 2 mots: on s'en fout de ce que l'optu de l'optique nous débite.
Qu'il foutte ses shah et on s'occupe des nôtres. Bon j'ai dépassé les 2 mots.

HABIBI FRANCAIS

Une sinistre plaisanterie un article sur le genocide de Damas commentant les revoltes dans les pays voisins ..au Liban et en Irak, les chiites ont enfin compris qui etait leur vrai ennemi....les alaouites syriens seront les prochains a se revolter.

BOSS QUI BOSSE

Je pense que le plan initié par le bloc occidental et avec les bensouds du golfe en exécutant primaire , est entrain de tourner au fiasco total.

Ce bloc cherche à déclencher une guerre qui n'arrivera pas d'abord, par contre l'armée va devoir jouer son rôle et s'atteler à débloquer les axes routiers des perturbateurs qui ne répondent qu'aux ong de la discorde.

La majorité des libanais en a marre des gens qui veulent parasiter les vraies revendications légitimes d'en finir avec les veritables pilleurs de l'état libanais.

Souvent proche des occidentaux mais qui semblent intouchables.

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

LE TYPE IL EST OPTICIEN MAIS IL EST AVEUGLE. OU IL FUT AVEUGLE EN CE QUI CONCERNE SON PAYS.

Christian Tabet

L’avis de l’opticien myope, on s’ent passe. Luc 6:41.

Irene Said

L'avis de ce grand héros philanthrope nous manquait.
On se sent mieux maintenant et on y voit plus clair,
MERCI !
Irène Saïd

Dernières infos

Les signatures du jour

Un peu plus de Médéa AZOURI

Thaoura 2.0... Et ce n’est que le début

Décryptage de Scarlett HADDAD

Gouvernement : quatre nœuds et un maillon caché...

Les + de l'OLJ

1/1

Le Journal en PDF

Les articles les plus

A WEEKLY EDITION CURATED AND
PERSONALIZED BY OUR EDITORIAL TEAM

SIGN UP TO OUR NEWSLETTER IN ENGLISH

More Info See Sample
x

Pour enregistrer cet article dans votre dossier personnel Mon Compte, vous devez au préalable vous identifier.

L'OLJ vous offre 5 articles

Nous sommes un journal indépendant, nous chérissons notre liberté qui découle de notre autonomie financière comme de nos principes éthiques. Votre soutien, cher lecteur, est plus que nécessaire pour pérenniser nos initiatives.

Je poursuis la lecture

4

articles restants