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Manifestations au Liban : appels à faciliter la circulation de professionnels de certains secteurs

Ce matin, les barrages de fortune se sont multipliés sur la majorité des grands axes routiers du pays, afin d'empêcher les Libanais d'aller travailler et de les motiver à se mobiliser.

Des protestataires bloquant la route au niveau de Dora, le 21 octobre 2019. REUTERS/Mohamed Azakir

Depuis le début de la journée de contestation de lundi, caractérisée par une multiplication de barrages routiers installés par les manifestants sur la majorité des axes routiers du Liban, les appels se sont multipliés pour faciliter la circulation des professionnels de plusieurs secteurs, notamment de la santé et la presse. 

Le ministère de la Santé a appelé "toutes les forces de l'ordre, armées et populaires à faciliter la circulation des malades se rendant aux centres de traitement dans les différentes régions du Liban, et notamment au centre de la région de la Quarantaine" (dans le nord de Beyrouth). "Nous appelons les manifestants à faire attention à ne pas mettre en péril la vie des citoyens", ajoute le communiqué du ministère, qui appelle toute personne nécessitant des explications ou souhaitant présenter une plainte, à appeler la ligne verte 1214. Un appel similaire avait été lancé plus tôt dans la journée par l'Ordre des infirmiers et infirmières du Liban qui avait mis en garde contre "les conséquences sur la situation sanitaire du pays" en cas de problème de circulation des professionnels de la santé. Le syndicat des hôpitaux libanais avait, lui, appelé à l'ouverture des barrages devant les véhicules de la société fournissant aux institutions sanitaires des bonbonnes d'oxygène et de gaz servant aux anesthésies.

Dans ce contexte, afin de pouvoir assurer le transport des blessés en état critique, la Défense civile a annoncé le lancement d'un plan d'urgence, permettant des déplacements par voie maritime, en coopération avec l'Académie internationale maritime. Dans ce cadre, des stations d'urgence sont installées dans différents centres de secours en mer de la Défense civile à Jounieh (kesrouan), Batroun (nord), Beyrouth, Jiyyé (sud), Tyr (sud) et Abdé (nord). La DC invite les citoyens qui ont des "cas sanitaires d'urgence" à contacter le numéro 125. 

Pour sa part, l'Ordre de la presse a demandé à ce que les journalistes puissent traverser les barrages routiers en toute facilité et accéder aux différents centres de contestation "afin de pouvoir accomplir leurs obligations professionnelles". 

Le président du syndicat des propriétaires de stations-services, Samy Brax, a de son côté exhorté les contestataires à ouvrir la route devant les camions-citernes transportant le carburant. "Les carburants sont essentiels au bon fonctionnement des hôpitaux et boulangeries, à la circulation des camions transportant des denrées alimentaires, des ambulances et des camions de pompiers de la Défense civile et ils permettent d'alimenter les groupe électrogènes", a souligné M. Brax. 

Lundi matin, les barrages de fortune se sont multipliés sur la majorité des grands axes routiers du Liban, afin d'empêcher les Libanais d'aller travailler et de les motiver à se mobiliser, alors que le gouvernement est réuni au palais de Baabda pour approuver des "réformes radicales" dans une tentative d'apaiser la rue. 



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Depuis le début de la journée de contestation de lundi, caractérisée par une multiplication de barrages routiers installés par les manifestants sur la majorité des axes routiers du Liban, les appels se sont multipliés pour faciliter la circulation des professionnels de plusieurs secteurs, notamment de la santé et la presse. 

Le ministère de la Santé a appelé "toutes les...

commentaires (1)

Les pompiste, il y a meme pas 10 jours nous menaçaient de grève et de catastrophes , on les suppliais pour avoir un demi plein ! Maintenant ils supplient le peuple de les laisser passer ?!! NON, la révolution est en marche, octobre, octobre rouge, red octobre, the month of the mother of all revolutions !!

Aboumatta

14 h 42, le 21 octobre 2019

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Commentaires (1)

  • Les pompiste, il y a meme pas 10 jours nous menaçaient de grève et de catastrophes , on les suppliais pour avoir un demi plein ! Maintenant ils supplient le peuple de les laisser passer ?!! NON, la révolution est en marche, octobre, octobre rouge, red octobre, the month of the mother of all revolutions !!

    Aboumatta

    14 h 42, le 21 octobre 2019