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Moyen Orient et Monde

La revanche turque

Commentaire
11/10/2019

Personne ne peut prétendre avoir été pris par surprise. Surtout pas les Occidentaux. La Turquie n’a jamais caché son hostilité envers les Kurdes syriens du PYD (Parti de l’union démocratique) qu’elle considère être la branche syrienne du PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan), une milice avec laquelle elle est en conflit depuis plusieurs décennies. Il était évident que la Turquie allait tout faire pour empêcher la constitution d’une entité autonome kurde à sa frontière sud, qui aurait pu constituer une base arrière pour le PKK. Il s’agit, du point de vue d’Ankara, d’une menace à la sécurité nationale. L’offensive turque entamée mercredi dans le Nord-Ouest syrien était annoncée depuis des mois, son lancement ne tenant qu’à un fil : celui du désengagement américain de la région. Elle était surtout quasiment écrite à partir du moment où les Occidentaux, particulièrement l’administration Obama, ont fait le choix de s’appuyer sur les forces kurdes pour (re)conquérir les territoires de l’Est syrien, majoritairement arabes, alors sous le joug de l’État islamique (EI).

Prévisible, la revanche turque n’était pas pour autant inéluctable. Les Occidentaux ont fait une double erreur dans cette affaire. Dans un premier temps, ils n’ont pas suffisamment pris en compte les appréhensions turques auxquelles ils auraient pu répondre en ouvrant notamment un dialogue sérieux avec Ankara sur la constitution de zones de sécurité dans le Nord syrien. Dans un second temps, tout en considérant comme stratégique leur présence dans cette région, ils ne se sont pas donné les moyens de pouvoir y jouer un rôle à moyen et long terme. Depuis des mois, les intérêts occidentaux dans la région étaient pourtant clairement menacés par la volonté maintes fois exprimée de Donald Trump d’en retirer ses hommes.

On ne sait pas encore jusqu’où ira Recep Tayyip Erdogan, si l’offensive sera limitée à une bordure frontalière ou si elle se poursuivra jusqu’à Raqqa. On peut toutefois d’ores et déjà penser qu’elle aura d’importantes conséquences sur l’avenir de la Syrie. L’opération entérine la mise sous tutelle de l’opposition armée syrienne par la Turquie, qui l’utilise selon ses propres intérêts. Dans la même logique, l’offensive turque renforce la tendance d’une extrême régionalisation du conflit syrien où les acteurs locaux n’ont plus vraiment leur mot à dire. C’est la Russie, l’Iran, la Turquie, et dans une moindre mesure Israël, qui décident désormais de l’avenir de la Syrie. Les Occidentaux ont encore un levier économique et diplomatique, mais ils perdront une partie de leurs poids s’ils se retirent complètement de l’Est syrien. Le fait qu’aucun pays arabe ne soit présent autour de la table en dit long sur la réalité du rapport de force régional.

La Turquie, de son côté, pourrait s’assurer une présence à long terme dans l’Est syrien et un contrôle de la totalité de sa frontière avec la Syrie. C’est, au-delà de la question kurde, le grand enjeu de cette offensive : la possibilité que la Turquie occupe à moyen terme une partie importante de la Syrie et de sa population. Ce sont tous les équilibres démographiques qui risqueraient alors d’être profondément modifiés. À l’instar de ce qui s’est passé dans l’ouest de la Syrie, les populations locales vont fuir en masse et pourraient être remplacées par d’autres populations. Le drame syrien est encore loin d’être terminé…



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L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

C,EST LE NOUVEAU PIEGE DU MOYEN ORIENT DU LUNATIQUE ET IVROGNE GWB ET DANS LEQUEL TOUS LES PAYS DE LA REGION SONT TOMBES. LES IDIOTS S,ENTRETUENT ET L,IVROGNE ET LE GAFFEUR SANS PAROLE SIROTENT LEUR CAFE CHACUN DANS SON RANCH. L,HEBETUDE SE PAIE.

Chucri Abboud

Les israeliens sont très satisfaits de ce retrait des troupes américaines : Tout cela est fait et calculé minutieusement afin que tous ces pays avoisinant Israel, y compris le Hezbollah oublient le Grand Satan et se battent éternellement entre eux ! C'est simple ! La focalisation a changé de lieu !

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