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Arslane : "Cherche-t-on à pousser les druzes à la vengeance?"

Liban

"Ceux qui pensent pouvoir exploiter le tribunal militaire pour en faire un raccourci vers la Cour de justice se trompent", affirme le ministre de l'Industrie, Waël Bou Faour.

OLJ
23/07/2019

Le leader druze libanais Talal Arslane, qui a perdu deux de ses partisans lors des affrontements de Qabr Chmoun (caza de Aley), le 30 juin dernier, avec des membres du Parti socialiste progressiste de son rival Walid Joumblatt, a mis en garde mardi contre une spirale de "vengeance" interdruze dans la Montagne et une "sédition sanguinaire".

Le 30 juin, alors que des partisans de M. Joumblatt s'opposaient à la visite dans certains villages du caza de Aley du chef du Courant patriotique libre Gebran Bassil, des échanges de tirs ont eu lieu à Qabr Chmoun entre les membres du convoi du ministre d'Etat pour les Affaires des réfugiés, Saleh Gharib, allié de M. Bassil et membre de la formation de M. Arslane, et des partisans joumblattistes. Deux personnes se trouvant dans le convoi de M. Gharib ont été tuées au cours de l'échange de tirs.
Depuis, Talal Arslane, qui parle d'"embuscade" et de "tentative d'assassinat" du ministre Gharib, exige que les auteurs des violences soient déférés devant la Cour de justice, une instance d'exception. Ce que Walid Joumblatt et ses alliés refusent catégoriquement. Le gouvernement du Premier ministre Saad Hariri ne s'est plus réuni depuis le 30 juin en raison de ces divergences.


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"Cherche-t-on à pousser les druzes à la vengeance et à embourber la Montagne dans une sédition sanguinaire ?", a écrit M. Arslane sur Twitter.



(Lire aussi : Qabr Chmoun : la suite de l’enquête a été confiée au tribunal militaire)



"Des conséquences graves"
"L'enquête judiciaire ne peut pas servir de référence pour décider du recours à la Cour de justice", a estimé Talal Arslane. "La loi dit que cette décision est d'ordre politique et repose uniquement sur l'appréciation du Conseil des ministres de la gravité du crime et des conséquences qu'il a sur la stabilité, le vivre-ensemble et la sécurité nationale", a-t-il ajouté.

"Le crime de Qabr Chmoun, qui a visé un ministre et son convoi, répond entièrement aux critères de l'atteinte à la sécurité nationale, qui aurait été menacée si nous n'avions pas calmé les esprits afin d'éviter l'embrasement de la Montagne et du Liban", a estimé une nouvelle fois le chef du PDL.

Il a de nouveau cité d'autres affaires qui ont été transférées devant la Cour de justice par le passé, affirmant qu'elles étaient "moins graves" que les affrontements de Qabr Chmoun. "Pourquoi cette fraude aujourd'hui ? Serait-ce parce que l'on cherche à pousser les druzes à la vengeance et à embourber la Montagne dans une sédition sanguinaire dont tout le monde ignore les conséquences ?", s'est interrogé Talal Arslane.

"Nous réaffirmons notre entière confiance en la personne du président de la République, Michel Aoun, et nous appelons tout le monde à la sagesse en remettant les choses en ordre au sein du Conseil des ministres. Toute autre initiative qui ne répond pas à ces critères de solution aura des conséquences graves au sein et en dehors du gouvernement", a enfin prévenu le leader druze.

Le procureur général près la Cour de cassation par intérim, le juge Imad Kabalan, a transmis le dossier de l'enquête sur les affrontements de Qabr Chmoun au parquet militaire. Après des espoirs d'un dénouement de cette crise, notamment grâce aux efforts de médiation entrepris par le directeur de la Sûreté générale, Abbas Ibrahim, la situation semble toujours au point mort. Le transfert du dossier devant le tribunal militaire plutôt que la Cour de justice, qui serait décidé par le Conseil des ministres en dehors de l’ordre du jour, devait constituer une partie de l'issue à la crise politique trouvée par le ministre d’État pour les Affaires présidentielles, Salim Jreissati, agissant à la demande du président Michel Aoun, dans le but notamment de relancer l'action du gouvernement.

Le ministre de l'Industrie, Waël Bou Faour, membre du PSP de Walid Joumblatt, a pour sa part critiqué une nouvelle fois, sans le nommer, Talal Arslane. "Ceux qui pensent pouvoir exploiter le tribunal militaire pour en faire un raccourci vers la Cour de Justice se trompent. Il n'y a pas besoin de recourir à cette Cour", a -t-il estimé.

M. Arslane a par ailleurs reçu l'ancien ministre druze Wi'am Wahhab, également opposé à Walid Joumblatt. A l'issue de leur réunion, les deux hommes ont publié un communiqué commun dans lequel ils appellent les différentes parties à "ne pas faire preuve de complaisance dans l'affaire du crime de Qabr Chmoun". "Il faut saisir la Cour de justice de ce dossier, sans tarder", ont-ils réclamé, estimant que "toute tergiversation concernant cette affaire revient à encourager la loi de la jungle et à justifier la répétition de crimes similaires". "Il faut assurer la sécurité de la Montagne, ce qui passe par la poursuite des responsables" des incidents du 30 juin, insiste le texte.


Le bloc parlementaire du Futur (parti du Premier ministre Hariri) a, lui, mis en garde contre toute "escalade politique" suite aux incidents, appelant à une initiative du "président du Conseil pour trancher" cette affaire et relancer le travail gouvernemental, suspendu depuis fin juin.



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L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

PERSONNE NE POUSSE PERSONNE A LA VENGEANCE. SI IL Y EN A C,EST QUE C,EST DANS LE DNA.

MIROIR ET ALOUETTE

On assiste à un glissement des pouvoirs chez les druzes.

Bye bye joumgirouette, tu as atteint la limite qui t'avait été accordée.

IMB a SPO

Encore une fois, Talal Arslan prouve qu'il n'est qu'un pantin entre les mains du regime de Bashar ElAsaad

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

DE GRAVES PAROLES IRRESPONSABLES.

Wlek Sanferlou

La traduction devrait dire "cherchez vous" et non " cherche-t-on"

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