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Liban

Une réunion libano-palestinienne au Grand sérail rejette le plan Kushner

Sit-in dans le camp palestinien d'Aïn el-Héloué contre la conférence au Bahreïn et le "deal concocté par Trump et Netanyahu".

Réunion au Grand sérail, au centre-ville de Beyrouth, des représentants des partis politiques libanais et palestiniens. Photo Ani

Des représentants des partis politiques libanais et palestiniens réunis lundi au Grand sérail ont annoncé rejeter d'avance le plan préparé par Washington pour la paix au Proche-Orient, dont le volet économique a été dévoilé samedi par la Maison Blanche, et refuser toute implantation des Palestiniens au Liban. 

Lors d'une réunion, les groupes de travail libanais et palestinien sur la question des réfugiés au Liban, constitués de délégués des partis représentés au Parlement et au gouvernement libanais et de factions palestiniennes, ont affirmé "rejeter toutes les dispositions de ce qui est appelé +le deal du siècle+", considérant que "tout ce qui lui est lié est nul et non avenu" "Nous refusons toute relation avec ce texte et ses conséquences, entre autres la conférence organisée au Bahreïn", ont-ils ajouté.

Afin de "faire échouer cet accord", le communiqué appelle le monde arabe à "renforcer sa coopération". Il s'oppose fermement aux "tentatives d'imposer l'implantation" des Palestiniens. "Les Libanais et Palestiniens restent attachés au droit des réfugiés palestiniens au retour dans leurs villages, conformément aux lois internationales". Les représentants libanais et palestiniens appellent par les pays arabes et la communauté internationale à "soutenir le travail et la mission de l'Unrwa (agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens). En 2018, les Etats-Unis avaient annoncé mettre fin à leur aide financière annuelle de plus de 300 millions de dollars à l'Unrwa, estimant que l'agence avait fait son temps, 70 ans après le début du conflit israélo-arabe et la création d'Israël. Plus de 700.000 Palestiniens ont été déplacés entre avril et août 1948, selon l'ONU.



(Lire aussi : Ce que le volet économique du plan Kushner prévoit pour le Liban)



Dans le même temps, les camps de réfugiés palestiniens au Liban se mobilisent. Dans la journée, les organisations palestiniennes ont organisé un sit-in à Aïn el-Héloué, le plus grand camp palestinien au Liban, pour protester contre la conférence de Manama et le "deal du siècle concocté par (le président américain Donald) Trump et (le Premier ministre israélien Benjamin) Netanyahu" qui, selon les organisateurs du rassemblement, "vise à éliminer la cause palestinienne".

Washington a dévoilé samedi le volet économique du futur plan américain pour résoudre le conflit israélo-palestinien, qui promet entre autres de booster l'économie palestinienne avec pour objectif affiché de récolter plus de 50 milliards de dollars et de créer un million d'emplois sur dix ans. Cette initiative sera discutée lors d'une conférence mardi et mercredi à Bahreïn, boycottée déjà par les Palestiniens qui estiment que l'administration pro-israélienne du président  Trump cherche à les "acheter et à enterrer" leur objectif d'un État indépendant. L'Arabie Saoudite et les Émirats arabes unis, grands alliés des États-Unis, ont salué la tenue de cette conférence et y seront représentés, à l'instar de la Jordanie et de l’Égypte, seuls pays arabes à avoir signé un accord de paix avec Israël.

Le plan Kushner évite délibérément d'aborder un accord politique entre Israël et les Palestiniens. L'administration Trump affirme que ce volet politique sera dévoilé plus tard cette année, éventuellement en novembre après les élections israéliennes et la formation d'un gouvernement.

Dimanche, le président du Parlement libanais Nabih Berry avait, à l'instar de nombreux responsables du monde arabe, déjà rejeté ce plan, dans une première prise de position officielle de Beyrouth à cet égard. "Mister Kushner, le Liban et les Libanais ne seront ni témoins ni partenaires de la vente de la Palestine", avait-il déclaré. 



Des représentants des partis politiques libanais et palestiniens réunis lundi au Grand sérail ont annoncé rejeter d'avance le plan préparé par Washington pour la paix au Proche-Orient, dont le volet économique a été dévoilé samedi par la Maison Blanche, et refuser toute implantation des Palestiniens au Liban. 

Lors d'une réunion, les groupes de travail libanais et...

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