Un agent des Forces de sécurité intérieures (FSI). Photo d'archives AFP
Le service des renseignements des Forces de sécurité intérieure a annoncé lundi l'arrestation au Liban-Sud d'un Syrien qui avait adhéré à l'idéologie du groupe Etat islamique et voulait commettre des attentats contre des églises et des lieux de culte chiite au nom de l'organisation jihadiste.
Les FSI indiquent que le suspect s'était inspiré des attentats menés le 21 avril contre des églises et des hôtels au Sri Lanka et par la vidéo attribuée au chef de l'EI Abou Bakr al-Baghdadi et dans laquelle il revendiquait ces attaques. A la suite de ces attentats, qui avaient fait 258 morts et près de 500 blessés, le jeune homme a écrit avec un aérosol sur des murs à l'entrée de Yater "Petit fils d'Abou Bakr al-Baghdadi" et "Etat islamique". Le jeune homme a aussi discuté avec plusieurs personnes "de l’éventualité de prendre pour cible des Husseiniyé (lieux de culte chiites) dans des villages chiites".
Z.M a "a eu accès à des sites jihadistes relevant de l'EI et à des manuels sur la méthode de fabrication des explosifs. Ils les a téléchargés sur son téléphone dans le but de se procurer les produits nécessaires pour fabriquer des explosifs et les utiliser contre des husseiniyé au Liban-Sud", d'après les FSI. Il a recruté S.B., un Syrien âgé de 29 ans, qui a également été arrêté.
La guerre qui fait rage en Syrie voisine depuis mars 2011 a eu d'importantes répercussions au Liban, notamment sur les plans politique et sécuritaire. Le pays a été touché par plusieurs attaques à la bombe, dont certaines revendiquées par l'EI. Les forces de sécurité ont arrêté à plusieurs reprises des membres présumés de l'EI.
Début juin, à Tripoli, au Liban-Nord, Abdel Rahmane Mabsout armé et circulant à mobylette avait abattu quatre militaires avant de se faire exploser. La direction générale des FSI avait annoncé la mort du sergent Johnny Khalil et du caporal Youssef Faraj, tandis que le commandement de l'armée libanaise faisait part de la mort du lieutenant Hassan Ali Farhat et du soldat Ibrahim Mohammad Saleh. Il n'y a pas eu de revendication immédiate de ces attaques et les mobiles de l'assaillant restent inconnus.
Fin octobre, les FSI avaient annoncé avoir arrêté au Liban-Nord un adolescent qui voulait mener un attentat à la bombe contre l'armée libanaise pour le compte du groupe terroriste Etat islamique.
Fin septembre, le commissaire du gouvernement près le Tribunal militaire, le juge Peter Germanos, avait engagé des poursuites contre quatre ressortissants palestiniens, accusés d'avoir préparé un attentat contre l'ancien secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-Moon, lors de sa visite au Liban en 2013, au cours de laquelle il avait inspecté les troupes de la Finul au Liban-Sud. Avant cela, les forces de sécurité avaient arrêté un réfugié palestinien soupçonné d'être lié à des projets d'attaques au poison pour le compte de l'EI, dont l'une contre l'armée libanaise. Elles avaient également annoncé par ailleurs avoir arrêté deux Syriens qui projetaient de mener des attaques commando contre la banlieue sud de Beyrouth et d'assassiner des militaires libanais, sous l'influence de la propagande de l'EI.
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AVEC TOUS CES REFUGIES ET LES ILLEGAUX SYRIENS AU LIBAN TOUT EST A ATTENDRE ET TOUT DOIT ETRE CONTROLE !
14 h 32, le 18 juin 2019