Des personnes attendent tandis que des routes sont bloquées pour laisser passer un convoi, supposé transporter le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, alors que le Pakistan se prépare à accueillir les États-Unis et l’Iran pour la deuxième phase des pourparlers de paix à Islamabad, au Pakistan, le 26 avril 2026. Photo archives REUTERS/Akhtar Soomro
Le ministre pakistanais de l'Intérieur est arrivé samedi à Téhéran « pour faciliter » les pourparlers de paix, actuellement au point mort, entre l'Iran et les Etats-Unis, ont rapporté des médias iraniens.
« Mohsin Naqvi est arrivé aujourd'hui en République islamique d'Iran pour une visite officielle de deux jours dans le cadre des efforts continus du Pakistan pour faciliter les discussions et promouvoir la paix régionale », a rapporté l'agence de presse Tasnim. Le ministre a été reçu par son homologue iranien, Eskandar Momeni. Ce déplacement intervient quelques jours seulement après la visite à Téhéran du chef de l'armée pakistanaise, le puissant maréchal Asim Munir.
Islamabad joue un rôle de médiateur dans les efforts visant à relancer les discussions de paix entre l'Iran et les Etats-Unis, après avoir notamment accueilli, le mois dernier, une réunion de haut niveau entre les délégations des deux pays. Un cessez-le-feu annoncé le 8 avril a largement mis fin à la guerre déclenchée par les frappes américaines et israéliennes contre l'Iran le 28 février. Mais l'Iran bloque toujours en grande partie le détroit d'Ormuz, voie stratégique du commerce mondial de pétrole, perturbant les marchés mondiaux. Et les Etats-Unis imposent de leur côté un blocus des ports iraniens.
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a déclaré vendredi que Téhéran avait reçu des messages de l'administration américaine indiquant qu'elle se montrait disposée à poursuivre les négociations. Le principal négociateur iranien et président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf, avait affirmé mardi que Washington devait accepter la proposition iranienne de paix sous peine de faire face à un « échec », après le rejet par Donald Trump de la contre-proposition de Téhéran.


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