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Au Liban, la fête du Fitr assombrie par les attaques de Tripoli

sécurité

Les responsables se veulent rassurants quant à la situation sécuritaire dans le pays.

OLJ
05/06/2019

Le premier jour de la fête du Fitr, qui marque la fin du mois de jeûne musulman du ramadan, a été assombri au Liban par l'attaque meurtrière qui a fait quatre tués lundi soir dans les rangs des forces de sécurité à Tripoli. En dépit de la gravité de cette agression, les responsables se veulent rassurants quant à la situation sécuritaire dans le pays.

Abdel Rahmane Mabsout a abattu lundi soir quatre membres des forces de sécurité avant de se faire exploser. La direction générale des Forces de sécurité intérieure a ainsi annoncé mardi dans un communiqué la mort du sergent Johnny Khalil et du caporal Youssef Faraj. Le commandement de l'armée libanaise a pour sa part annoncé la mort du lieutenant Hassan Ali Farhat et du soldat Ibrahim Mohammad Saleh.

Il n'y a pas eu de revendication immédiate des attaques et les mobiles de l'assaillant restent inconnus. Mais selon des responsables de sécurité, l'auteur était un extrémiste récemment libéré de prison. Des médias locaux ont rapporté que cet homme, originaire de Tripoli, avait combattu à Raqqa, en Syrie, dans les rangs de l'Etat islamique. Le tireur a d'abord ouvert le feu sur une branche de la Banque centrale, puis sur un poste de police et un véhicule militaire, avant d'être coincé dans un immeuble résidentiel par les forces de sécurité et de faire détonner sa ceinture d'explosifs.

Mardi, les services de renseignement de l'armée libanaise ont perquisitionné la demeure du terroriste, située dans la région Qabr Alzini, à Tripoli, et arrêté trois membres de sa famille, dont son père et son fils. Selon des médias locaux, la troisième personne serait son épouse.


"Pas de conséquences sur la stabilité du pays"
Les réunions sécuritaires se sont multipliées au lendemain de cette triple attaque. Le président de la République, le général Michel Aoun, a ainsi présidé une réunion au palais présidentiel de Baabda, en présence des ministres de l'Intérieur Raya el-Hassan et de la Défense Elias Bou Saab, du commandant en chef de l'armée libanaise, Joseph Aoun, du directeur général des Forces de sécurité Intérieure (FSI) Imad Othman, et des directeurs des services de renseignement de l'armée Tony Mansour et des FSI Khaled Hammoud. Lors de la réunion, le président Aoun a souligné que la lutte contre le terrorisme était une tâche continue pour les organes sécuritaires, soulignant l’importance de la coordination et de l’échange d’informations entre ces différentes instances.

"Toute atteinte à la sécurité sera contrecarrée et ce qui s'est passé la veille à Tripoli n'aura pas de conséquences sur la stabilité du pays", avait martelé le chef de l'Etat plus tôt dans la journée, appelant à mettre un terme "aux rumeurs qui inquiètent les citoyens".


"Tripoli a de nouveau vaincu le terrorisme"
Raya el-Hassan a elle aussi présidé une réunion sécuritaire au Sérail de Tripoli. "La sécurité du pays restera préservée tant que toutes les forces de sécurité seront unies et travailleront de manière solidaire pour faire face au terrorisme", a souligné la ministre de l'Intérieur lors d'une conférence de presse à l'issue de la réunion. Et de poursuivre : "Cet acte terroriste brutal a de nouveau placé les FSI et l'armée libanaise dans le cercle des cibles visées par le terrorisme. Ces deux institutions continuent à consentir des sacrifices en protégeant les Libanais et en sauvegardant la sécurité et la stabilité du Liban".

"Tripoli a de nouveau vaincu le terrorisme grâce à la bonne coordination entre les forces de sécurité et l'armée, ainsi qu'au soutien des Libanais", a-t-elle ajouté, soulignant la nécessité de maintenir cette cohésion et de refléter la véritable image de Tripoli.

Le général Imad Othman, présent à la réunion, a, quant à lui, salué le rôle joué par les habitants de Tripoli dans l'orientation des forces de sécurité et de l'armée vers la destination du terroriste, soulignant qu'il n'existait aucun environnement propice au terrorisme dans la ville ou dans n'importe quelle région libanaise.

Plus tôt dans la journée, lors d'une tournée d'inspection dans la ville, Mme el-Hassan avait parlé d'"acte individuel" alors que le général Othman avait indiqué que Abdel Rahmane Mabsout souffrait de "troubles psychologiques" et qu'il avait passé plus d'un an en prison après avoir été arrêté par les FSI.


Bou Saab veut une enquête
Le ministre de la Défense Elias Bou Saab a dans ce contexte annoncé sur son compte Twitter qu'il va lancer une enquête sur les circonstances de l'arrestation, du jugement et de la libération de Mabsout, affirmant qu'il ne permettra pas que le sang des militaires coule en vain.

"L'opération terroriste exécutée par Abdel Rahman Mabsout n'est pas encore claire. Il s'agit d'un individu qui était emprisonné pour appartenance à des organisations terroristes", avait-il indiqué auparavant dans un entretien accordé à la radio "Sawt el-Mada". "Peut-être que le plan du terroriste était de plus grande ampleur", a-t-il indiqué.

"Le terrorisme a terni la joie de la fête à Tripoli, mais cette noble ville défiera obstinément l'extrémisme et ceux qui déforment les vraies valeurs de l'Islam", a pour sa part réagi le Premier ministre Saad Hariri qui a contacté dans la journée la ministre de l'Intérieur, le commandant en chef de l'armée et le directeur général des FSI, leur présentant ses condoléances et soulignant la nécessité de prendre toutes les mesures pour éradiquer le terrorisme.

L'armée libanaise a lancé en avril 2014 un plan de sécurité pour stabiliser la situation à Tripoli, où des combats meurtriers ont opposé à plusieurs reprises depuis le début du conflit en Syrie voisine en mars 2011 des habitants sunnites qui soutiennent les rebelles syriens à des habitants alaouites favorables au régime Assad. Des affrontements ont également opposé des combattants sunnites à l'armée, qui a perdu une dizaine de soldats dans des combats en octobre 2014 déclenchés après l'arrestation d'un Libanais accusé d'avoir recruté des combattants pour des groupes jihadistes en Syrie.




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Honneur et Patrie

Les tueurs, les suicidaires, les kamikazes, les fabricants de voitures piégées, les assassins des soldats des forces de l'ordre, les assassins des hommes politiques... sont tous des individus souffrant de "troubles psychologiques" ? Seraient-ils donc des dizaines de millions de par le monde surtout en Afrique et en Asie ?

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

PRIERE LIRE : SANS ETRE TRADUITS EN JUSTICE ETC... MERCI.

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

QUI POURRAIT NOUS EXPLIQUER COMMENT QUELQU,UN QUI A COMBATTU AVEC L,E.I. EST CONDAME A SEULEMENT UN AN ET DEMI DE PRISON PUIS RELACHE PARMI LES CITOYENS QUAND D,AUTRES SONT EN PRISON DEPUIS PLUS DE SEPT ANS SANS AVOIR ETE MEME PASSES EN JUSTICE ? Y A-T-IL JUSTICE DANS CE PAYS ET COMMENT ET SUR QUI ELLE S,APPLIQUE ?

Irene Said

"...vaincu le terrorisme..."
avec 4 victimes ?

Le flot de paroles déversé par tous les responsables...va-t-il ramener à la vie ces 4 victimes ?

"Bou Saab veut une enquête"...
magnifique sens des responsabilités !

Fallait surveiller ce Mabsout dès sa libération, puisqu'on connaissait ses antécédents.

Mais nos brillants responsables de la sécurité, comme d'habitude, se mettent à parler et agir...après les catastrophes...
jusqu'à la prochaine...dans un "pays stable", comme ils prétendent !
Irène Saïd

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