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À La Une - Liban

Budget 2019 : le gouvernement approuve le texte et le transmet au Parlement

Le ministre des Finances affirme le texte avait été adopté sans modifications et que le déficit budgétaire représentait 7,59% du PIB.

Le gouvernement libanais réuni sous la présidence du chef de l'Etat Michel Aoun. lundi 27 mai 2019 au palais de Baabda. Photo Dalati et Nohra

Le gouvernement libanais a approuvé lundi l'avant-projet de budget pour l'année en cours et l'a transmis au Parlement après une dernière lecture de ce texte qui prévoit notamment des mesures d’austérité visant à réaliser des économies budgétaires et de nouvelles dispositions fiscales.

Les discussions autour de ce texte avaient provoqué de vives tensions entre le ministre des Finances, Ali Hassan Khalil, et le ministre des Affaires étrangères et chef du Courant patriotique libre, Gebran Bassil. Mais le texte a finalement été approuvé sans modifications et devra être examiné par la commission parlementaire des Finances et du Budget, avant d’être voté en session plénière.

Dans la soirée, le Premier ministre Saad Hariri a signé le décret de transmission du texte au Parlement, qui permet à l'Etat de se financer selon la règle du douzième provisoire jusqu'au 30 juin. La précédente autorisation accordée début mars par le Parlement pour permettre à l’Etat de se financer selon la règle du douzième provisoire expirait le 31 mai. Le budget aurait dû en principe être voté avant son année d’exécution – ou au maximum à la fin du mois de janvier.

A l'issue de la réunion, le ministre des Finances a confirmé que le texte avait été adopté tel quel et que le déficit budgétaire représentait 7,59% du PIB. "En ma qualité de ministre des Finances, je veillerai à ce que ce chiffre soit respecté", a-t-il déclaré.

"Il s'agit d'un changement exceptionnel en ce qui concerne la réduction des dépenses et l'augmentation des recettes", a-t-il souligné. "Les dépenses sont de 23.340 milliards de livres (15.5 milliards de dollars) incluant notamment une avance de 2.500 milliards pour l'électricité, tandis que les recettes s'élèvent à 19.000 milliards de livres", a-t-il ajouté. "Les dépenses sont constituées de 35% de salaires et allocations, 35% pour le service de la dette, 11% pour combler le déficit du secteur de l'électricité, 9% de dépenses liées à des investissements et, le reste, constituant des dépenses liées au fonctionnement des administrations", a-t-il précisé.

Le ministre des Finances a en outre affirmé que "toutes les rumeurs concernant une réduction des salaires et une atteinte aux droits des militaires et de l'Université libanaise sont infondées". "Des décisions ont été prises et des recommandations formulées afin de mettre en œuvre différentes procédures pour contrôler les douanes", a par ailleurs souligné M. Khalil.



Les réserves FL
Le ministre des Finances a encore annoncé que 40 milliards de livres libanaises (près de 27 millions de dollars) ont été accordés au ministère des Déplacés, malgré l'opposition exprimée par les ministres des Forces libanaises (du leader chrétien Samir Geagea) lors de la réunion. Cette question avait fait l'objet d'une polémique au cours du week-end entre le ministre des Affaires sociales, Richard Kouyoumjian (FL), et le ministre d'Etat aux Déplacés, Ghassan Atallah (Courant patriotique libre). Ce dernier a réagi, lors de la réunion, en affirmant que "les droits des gens constituent une ligne rouge" et que le montant en jeu est "dérisoire".

"Après 19 réunions, nous avons fait seulement baisser le déficit d'1,3% dans le budget proposé par le ministère des Finances", a de son côté affirmé le vice-Premier ministre Ghassan Hasbani (FL) soulignant que le déficit n'atteignait pas réellement 7,5% du PIB. "Certains chiffres auraient pu être améliorés", a-t-il ajouté. M. Hasbani a notamment critiqué l'augmentation de 40 milliards de livres "à la dernière minute" accordée au ministère des Déplacés "sans que cela n'ait été étudié" et le fait que les versements du ministère des Télécommunications au Trésor aient été diminués de 179 milliards de livres. 

Réagissant lui aussi, le chef des FL Samir Geagea a déclaré que l'avant-projet de budget pour l'année en cours aurait pu être amélioré. "Le texte transmis à la Chambre est meilleur que les budgets conventionnels, mais il aurait pu être amélioré", a-t-il affirmé lors d'une conférence de presse. Concernant le crédit de 40 milliards de livres libanaises accordé au ministère des Déplacés, il a déclaré : "Que personne ne fasse de surenchère sur le dossier des déplacés. Nous nous étonnons de la façon dont 40 milliards de LL ont été ajoutés au budget dans les derniers instants. Les FL n'acceptent pas le déblocage de ce montant de manière clientéliste, mais dans le cadre d'un calendrier et d'un plan clair", a lancé M. Geagea.



(Lire aussi : Pois-chichale billet de Gaby NASR)



Le budget 2020
S'exprimant au début de la réunion tenue au palais présidentiel à Baabda, Michel Aoun a émis quelques commentaires quant à certains articles du texte et appelé à lancer immédiatement les préparatifs pour le budget de l'exercice 2020. Il a insisté sur l'"importance d'approuver un budget qui respecte la législation" en vigueur et appelé à traiter le budget à partir d'une "vision économique" et non d'un point de vue politique, afin de "faire face au déficit budgétaire, qui touche tous les secteurs". 

Selon des sources au sein du CPL, diverses idées ont été proposées au cours de la réunion afin de constituer les bases de l'étude du budget pour l'exercice 2020. Les feuilles de route des ministres des Affaires étrangères, Gebran Bassil, et de l'Economie, Mansour Bteich, et les commentaires à leur propos des différentes parties sont entre les mains du chef de l'Etat, ont ajouté ces sources.  Les ministres des Forces libanaises ont, eux, réclamé des éclaircissements concernant différentes procédures, afin de parvenir à des chiffres et des réformes "constructives" avant le projet de budget pour l'année 2020.

Avant la réunion, qui a commencé avec une minute de silence en mémoire des anciens ministres Abdel-Latif el-Zein et Sami el-Khatib, décédés au cours du week-end, le chef de l'Etat s'est brièvement entretenu avec le Premier ministre Hariri.



La grève des professeurs de l'UL se poursuit
Les mesures d'austérité prévues dans le budget de l'année en cours ont suscité la colère des fonctionnaires et des militaires à la retraite, dont les mouvements de grève et de protestation se sont multipliés ces dernières semaines. Les militaires à la retraite ont d'ailleurs organisé un sit-in lundi matin sur la route menant au palais présidentiel, afin de refuser notamment la ponction mensuelle de 3 % sur les pensions de retraite des anciens militaires, qui servira à financer leur couverture maladie. Ils ont levé leur sit-in peu avant le début de la réunion. 

De leur côté, des étudiants de l'Université libanaise ont observé un sit-in devant le siège du ministère de l'Education pour protester contre "les décisions du pouvoir contre l'UL portant atteinte à son budget sous prétexte de réformes et les mesures d'austérité" visant l'université. Pour sa part, le président de l'UL, Fouad Ayoub, a appelé les professeurs à temps plein à revenir sur leur décision d'observer une grève ouverte, soulignant que les ministres lui ont assuré que le budget de l'université ne serait pas réduit et que personne ne voulait toucher aux salaires des professeurs ou des employés de l'UL. Dans la soirée, la Ligue des professeurs à temps plein de l'université a annoncé que sa grève se poursuivait.

Ce projet de budget, qui prévoit un déficit autour de 7,6%, se veut conforme aux recommandations de la conférence de Paris (CEDRE) durant laquelle Beyrouth s'était engagé à baisser de cinq points de pourcentage le ratio déficit public/PIB sur une durée de cinq années consécutives.

Reçu lundi à Baabda avant le Conseil des ministres, le gouverneur de la Banque du Liban (BDL), Riad Salamé, a souligné que "les réformes du budget et le plan de l'électricité" constituent des "signaux positifs" pour l'économie libanaise et affirmé que "la stabilité de la livre et des marchés financiers se maintient". 



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Le gouvernement libanais a approuvé lundi l'avant-projet de budget pour l'année en cours et l'a transmis au Parlement après une dernière lecture de ce texte qui prévoit notamment des mesures d’austérité visant à réaliser des économies budgétaires et de nouvelles dispositions fiscales. Les discussions autour de ce texte avaient provoqué de vives tensions entre le ministre des Finances, Ali Hassan Khalil, et le ministre des Affaires étrangères et chef du Courant patriotique libre, Gebran Bassil. Mais le texte a finalement été approuvé sans modifications et devra être examiné par la commission parlementaire des Finances et du Budget, avant d’être voté en session plénière.Dans la soirée, le Premier ministre Saad Hariri a signé le décret de transmission du texte au Parlement, qui permet à l'Etat de...
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PROJET DE BUDGET QUI NE SERA PAS RESPECTE CAR LA PLUPART DE SES MESURES SONT BASEES SUR DES INTENTIONS ET NON SUR DES CHIFFRES CONCRETS ET COMPTANTS. J,ATTENDS TOUJOURS LES REACTIONS DES DONATEURS ET DES INVESTISSEURS DE LA CEDRE QUI NE SERONT PAS POSITIVES A MOINS QUE CES GENS ET ENTITES SOIENT DES SOCIETES DE BIENFAISANCE. OU SONT LES MESURES CONCRETES CONTRE LES EXCES DE L,EDL, BARGES TURQUES COMPRISES, DE LA CORRUPTION DE TOUS LES FAINEANTS DU SECTEUR PUBLIC, ABRUTIS ALIBABISTES INCLUS, DE L,AEROPORT ET DES PORTS, TRAFICS COMPRIS, DE L,ACCAPAREMENT DU LITTORAL ET NON SEULEMENT ETC... ETC... ETC... ET LA LISTE EST TRES LONGUE. APPLIQUEZ UNE LOI DE -MEN AYNA LAKA HAZA- SUR TOUS LES FONCTIONNAIRES DU SECTEUR PUBLIC, ABRUTIS ALIBABISTES COMPRIS, ET CONFISQUEZ TOUS LEURS BIENS QUE LEUR SALAIRE MENSUEL NE JUSTIFIE PAS. ALORS ET SEULEMENT ALORS JUSTICE SERA FAITE ET LA CORRUPTION PUNIE PRESQUE DANS SON INTEGRITE. LES MONTANTS VOLES PAR LES GRANDS REQUINS ALIBABISTES DE LA CORRUPTION SERONT DIFFICILES, TRES DIFFICILES, MAIS NON IMPOSSIBLE A TRACER. LE PEUPLE SERA PLUS ENCLIN, AVEC CES MESURES, DE FAIRE DES SACRIFICES DANS LE BUDGET 2020 POUR REDUIRE LA DETTE ELLE-MEME ET NON SEULEMENT L,AUGMENTATION ANNUELLE DE CETTE DETTE. C,EST ALORS QUE LE VRAI BUT SERAIT ATTEINT. OISEAU DE MAUVAIS AUGURE OU CONSTATATIONS ET FAITS ? CONSTATATIONS ET FAITS !!!

La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

18 h 45, le 27 mai 2019

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  • PROJET DE BUDGET QUI NE SERA PAS RESPECTE CAR LA PLUPART DE SES MESURES SONT BASEES SUR DES INTENTIONS ET NON SUR DES CHIFFRES CONCRETS ET COMPTANTS. J,ATTENDS TOUJOURS LES REACTIONS DES DONATEURS ET DES INVESTISSEURS DE LA CEDRE QUI NE SERONT PAS POSITIVES A MOINS QUE CES GENS ET ENTITES SOIENT DES SOCIETES DE BIENFAISANCE. OU SONT LES MESURES CONCRETES CONTRE LES EXCES DE L,EDL, BARGES TURQUES COMPRISES, DE LA CORRUPTION DE TOUS LES FAINEANTS DU SECTEUR PUBLIC, ABRUTIS ALIBABISTES INCLUS, DE L,AEROPORT ET DES PORTS, TRAFICS COMPRIS, DE L,ACCAPAREMENT DU LITTORAL ET NON SEULEMENT ETC... ETC... ETC... ET LA LISTE EST TRES LONGUE. APPLIQUEZ UNE LOI DE -MEN AYNA LAKA HAZA- SUR TOUS LES FONCTIONNAIRES DU SECTEUR PUBLIC, ABRUTIS ALIBABISTES COMPRIS, ET CONFISQUEZ TOUS LEURS BIENS QUE LEUR SALAIRE MENSUEL NE JUSTIFIE PAS. ALORS ET SEULEMENT ALORS JUSTICE SERA FAITE ET LA CORRUPTION PUNIE PRESQUE DANS SON INTEGRITE. LES MONTANTS VOLES PAR LES GRANDS REQUINS ALIBABISTES DE LA CORRUPTION SERONT DIFFICILES, TRES DIFFICILES, MAIS NON IMPOSSIBLE A TRACER. LE PEUPLE SERA PLUS ENCLIN, AVEC CES MESURES, DE FAIRE DES SACRIFICES DANS LE BUDGET 2020 POUR REDUIRE LA DETTE ELLE-MEME ET NON SEULEMENT L,AUGMENTATION ANNUELLE DE CETTE DETTE. C,EST ALORS QUE LE VRAI BUT SERAIT ATTEINT. OISEAU DE MAUVAIS AUGURE OU CONSTATATIONS ET FAITS ? CONSTATATIONS ET FAITS !!!

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    18 h 45, le 27 mai 2019

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