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À La Une - diplomatie

Téhéran rétorque à Trump : "Les railleries génocidaires ne mettront pas fin à l'Iran"

"Si l'Iran veut se battre, ce sera la fin officielle de l'Iran. Plus jamais de menaces à l'encontre des Etats-Unis", avait écrit le président américain.

Des manifestants iraniens dont un portant un masque représentant le président américain Donald Trump, le 10 mai 2019 à Téhéran. AFP/ STR

Le ministre des Affaires étrangères iranien Mohammad Javad Zarif a répondu lundi aux dernières menaces de Donald Trump à l'encontre de son pays en affirmant que les "railleries génocidaires" du président américain ne mettraient "pas fin à l'Iran".


L'hôte de la Maison Blanche "espère réussir là où Alexandre (le Grand), Gengis (Khan) et les autres agresseurs ont échoué", a écrit M. Zarif sur son compte Twitter en faisant référence à deux conquérants étrangers ayant dominé la Perse (l'ancien nom de l'Iran) à une période donnée de son histoire plurimillénaire. "Les Iraniens sont restés debout pendant des millénaires alors que leurs agresseurs (sont) tous partis. Le #TerrorismeEconomique et les railleries génocidaires ne mettront pas +fin à l'Iran+", a ajouté M. Zarif dans une réponse au dernier message contre l'Iran publié par M. Trump, la veille, sur le même réseau social.

"Si l'Iran veut se battre, ce sera la fin officielle de l'Iran. Plus jamais de menaces à l'encontre des Etats-Unis", avait écrit M. Trump.
"#NeJamaisMenacerUnIranien. Essayez le respect - ça marche", a également rétorqué M. Zarif au président américain.


Les relations entre Washington et Téhéran connaissent un nouvel accès de fièvre depuis une dizaine de jours, après l'annonce d'un renforcement de la présence militaire américaine au Moyen-Orient pour faire face à de présumées "menaces" iraniennes. Elles ont réveillé les craintes d'un affrontement entre l'Iran et les Etats-Unis ou certains des alliés régionaux de Washington comme l'Arabie saoudite ou les Emirats arabes unis, que M. Zarif accuse de pousser M. Trump à adopter une ligne dure contre la République islamique.

Face au déploiement de forces américaines dans la région, Téhéran ne cesse de répéter qu'elle ne veut pas la guerre tout en prédisant une "défaite" à l'Amérique si celle-ci décide de céder à l'"illusion" de vouloir attaquer l'Iran. M. Zarif a accusé dans un tweet certains responsables américains de "fouler au pied la diplomatie" et "d'encourager les crimes de guerre avec des ventes d'armes massives à des despotes".



(Lire aussi : "Menace" iranienne : Trump retire des diplomates d'Irak, mais appelle au dialogue)


Les Britanniques "inquiets"
Alors que la communauté internationale s'inquiète de ces tensions croissantes, le ministre britannique des Affaires étrangères, Jeremy Hunt, qui s'exprimait à Genève, a lui donné un conseil "aux Iraniens: ne sous-estimez pas la résolution de la partie américaine". Les Américains "ne cherchent pas le conflit, ils ne veulent pas la guerre avec l'Iran, mais si des intérêts américains sont attaqués, ils riposteront et c'est une chose à laquelle les Iraniens doivent réfléchir très, très attentivement", a ajouté le secrétaire au Foreign Office. "Nous sommes inquiets bien évidemment (...) et voulons une désescalade", a-t-il encore dit, en faisant porter la responsabilité de la situation actuelle aux "activités déstabilisatrices" de l'Iran.


(Lire aussi : Un porte-avions américain dans le Golfe ravive de douloureux souvenirs en Irak)



Historiquement mauvaises, les relations entre la République islamique et les Etats-Unis se sont nettement détériorées depuis que M. Trump a décidé, en mai 2018, de dénoncer unilatéralement l'accord international sur le nucléaire iranien conclu à Vienne en 2015. Par cet accord, censé apaiser les craintes de la communauté internationales relatives à une éventuelle accession de l'Iran à la bombe atomique, Téhéran a accepté de brider drastiquement son programme nucléaire en échange de la levée d'une partie des sanctions internationales à son encontre.

Mais, conséquence de la dénonciation de ce texte par Washington, l'administration de Donald Trump a réimposé les sanctions économiques extraterritoriales américaines contre l'Iran qui avaient été suspendues en vertu de l'accord de Vienne. Cette politique, qualifiée de "terrorisme économique" par Téhéran, empêche l'Iran de bénéficier des avantages qu'il escomptait de l'accord. Engagé dans une politique de "pression maximale" vis-à-vis de Téhéran, M. Trump entend amener l'Iran à négocier un accord "meilleur" que celui de Vienne.

Excluant toute négociation "avec le gouvernement américain actuel", l'Iran menace de se désengager progressivement de l'accord de Vienne si ses partenaires encore parties au texte (Allemagne, Chine, France, Grande-Bretagne et Russie) ne lui permettent pas de contourner les sanctions américaines et de bénéficier des avantages promis par l'accord.






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Le ministre des Affaires étrangères iranien Mohammad Javad Zarif a répondu lundi aux dernières menaces de Donald Trump à l'encontre de son pays en affirmant que les "railleries génocidaires" du président américain ne mettraient "pas fin à l'Iran".L'hôte de la Maison Blanche "espère réussir là où Alexandre (le Grand), Gengis (Khan) et les autres agresseurs ont échoué", a écrit M....

commentaires (6)

Attendre que les americains fassent le boulot .. oui mince j’avais oublié que c’était leur région exusez moi. On s’indigne quand un pays, faisant parti de la region ,soutien economiquement ou militairement un parti pour soit disant de l'ingérence .. mais qu’un pays qui se trouve a des milliers de km fassent la pluie et le beau temps dans toute la région ... aucun problème.. (je comprends plus rien moi )

Wissam

17 h 18, le 20 mai 2019

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Commentaires (6)

  • Attendre que les americains fassent le boulot .. oui mince j’avais oublié que c’était leur région exusez moi. On s’indigne quand un pays, faisant parti de la region ,soutien economiquement ou militairement un parti pour soit disant de l'ingérence .. mais qu’un pays qui se trouve a des milliers de km fassent la pluie et le beau temps dans toute la région ... aucun problème.. (je comprends plus rien moi )

    Wissam

    17 h 18, le 20 mai 2019

  • Quand on voit les forces en présence, on peut douter de la puissance de cet état (l’Iran) qui était sorti complètement exsangue suite à sa guerre contre l’Irak,puissance régionale équivalente, en dépit du fait que depuis cette guerre l’état Iranien s’est développé militairement, ils (les iraniens) ne tiendront pas face aux B52 et autres porte avions à propulsion nucléaire

    C…

    13 h 52, le 20 mai 2019

  • Il n'y aura pas de guerre mais l'Iran baissera sa culotte... Le Hezbomachin idem... Attendre et voir venir est le maître mot! La patience est la mère de toute les vertus!

    Pierre Hadjigeorgiou

    13 h 42, le 20 mai 2019

  • LES MOLLAHS IRANIENS DOIVENT BIEN PESER SES PAROLES AVANT DE COMMETTRE QUELQUE ERREUR. IL EST REPUTE COMME QUOI IL FAIT CE A QUOI IL S,ENGAGE.

    LA LIBRE EXPRESSION

    11 h 15, le 20 mai 2019

  • "Si l'Iran veut se battre, ce sera la fin officielle de l'Iran. Plus jamais de menaces à l'encontre des Etats-Unis" C’est pas ce qu’ils disaient du Vietnam dans les années 60?

    Gros Gnon

    10 h 52, le 20 mai 2019

  • C est sur que l Iran ne veut pas de guerre! Le pays vampirise par les ayatollahs n a meme pas d aviation....en Syrie ,ils ont du compter sur les russes pour bombarder femmes et enfants innocents....

    HABIBI FRANCAIS

    10 h 41, le 20 mai 2019

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