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La Dernière

Ramy Ayach, un romantique qui aime rouler des mécaniques

Liban Pop

La star libanaise connaît le succès grâce au tube « Ossit hob », dont le clip flirtait hier avec les 4 millions de vues sur YouTube. « Mon but premier est de toucher les gens », confie-t-il à « L’Orient-Le Jour ».

20/03/2019

Il aura fallu que Ramy Ayach, alias la popstar, endosse le rôle d’un mécanicien aux mains rugueuses et au gilet sexy pour revenir en force sur le devant des scènes musicales libanaise et arabe. Le tout sur une musique et un refrain entraînants, très pop, qui contrastent clairement avec le registre classique et plus sérieux qu’il s’était approprié depuis déjà quelques années. Ce retour aux sources, au style qui avait fait le succès de Ramy Ayache dans les années 2000 avec des singles comme Albi mal, a instantanément imposé son nouveau titre, Ossit hob (L’histoire d’un amour) en tête des hits. Son tube a déjà envahi tous les réseaux sociaux et les « stories » sur Instagram au Liban. La chanson, en dialecte égyptien, est écrite par Mohammad Rifaï et composée par Jean-Marie Riachi. Elle raconte une histoire d’amour très romantique au bord de la mer, celle d’un coup de foudre entre un garçon et une jeune femme. Sur une vidéo poétique réalisée par Fady Haddad et aux tonalités bleu gris, le chanteur, transformé en modeste mécanicien, est épris de la fille d’un client, dans un village bordant la côte libanaise.



« En fait, j’ai moi-même proposé ce rôle de mécanicien et pensé tous les petits détails, confie l’artiste à L’Orient-Le jour. J’étais très enthousiaste à l’idée de jouer ce personnage, au point que mon manager et le réalisateur ont été très surpris. J’aime présenter quelque chose de nouveau et d’audacieux, et je n’ai pas peur tant que cela touche les gens. » « Le message de ce clip est un message d’encouragement à tous les jeunes hommes qui luttent dans la vie pour concrétiser leurs rêves et leurs ambitions, et qui ne devraient pas céder face aux obstacles », raconte l’artiste au look de bad boy qui, à la fin du clip, se fait beau et revêt un costume avant de demander, tout timide, sa belle en mariage. Quant à la chanson, Ramy Ayach tient à rappeler que son répertoire reste truffé de tubes de ce genre « populaire et tarab à la fois », malgré ses derniers choix plus classiques comme Gebran et Fi makan. « C’est une de mes particularités de varier les genres. Quant au dialecte, je ne m’y intéresse pas trop, qu’il soit égyptien, libanais ou autre », ajoute le chanteur à la voix puissante, découvert à la fin des années 90 par le télécrochet « Studio el-fann ».


Philanthropie

La sortie du titre, qui devrait bientôt bénéficier d’un remix, marque également celle, imminente, du nouvel album de la popstar, originaire du village de Baakline. Les chansons qui composent l’opus devraient être dévoilées en ligne, l’une après l’autre. « Nous avons déjà mis en ligne le titre Wasafouli, confie-t-il. Il est vrai que peu de personnes écoutent des albums en entier, mais cette stratégie est nécessaire afin que je puisse élargir mon répertoire et archiver mon travail. Cet opus, tous comme les précédents, sera très varié car je n’aime pas me sentir prisonnier d’un seul univers et j’aime tout essayer. »

Ramy Ayach n’a en tout cas pas peur de s’aventurer dans de nouveaux projets et d’explorer son talent hors des sentiers battus. En 2016, il a interprété le rôle principal du feuilleton Amir el-layl, qui avait connu un grand succès et dont il avait composé la musique du générique. Il vient de signer un contrat avec le producteur Sadek Sabbah pour être en 2020 à l’affiche d’un feuilleton de 70 épisodes intitulé « Kelmit charaf » et réalisé par Racha Charbatji, aux côtés de l’actrice Stéphanie Saliba. « Je me consacre à l’art en général, et certains producteurs ont décelé en moi un talent d’acteur. Ce métier m’a vraiment plu, je ne le cache pas. Le tournage du nouveau feuilleton devrait commencer l’été prochain, mais je ne peux pas encore dévoiler les détails de l’histoire. »

Marié depuis 2014 à la styliste Dalida Said, Ramy Ayach est le père de Aram et de la petite Ayana, âgée de 9 mois. Pourtant, depuis 2009, cet homme comblé ne s’occupe pas uniquement de ses propres enfants. Son association Ayach al-toufoula, qu’il a fondée, tente d’assurer l’éducation d’enfants nés dans des familles défavorisées. « L’association assure à présent l’éducation de plus de 2 000 enfants au Liban et propose des bourses scolaires et universitaires, explique l’artiste. Mon rêve est de pouvoir aider le plus d’enfants possible à réaliser leurs rêves, et l’éducation devrait être leur première arme, quel que soit le métier qu’ils envisagent de faire. »



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