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Nawal el-Zoghbi dit « bye-bye » aux soucis en chanson

Liban Pop

La star libanaise vient de dévoiler son dernier opus « Keda Bye ». « Présenter un album a toujours constitué le même défi. Ça passe ou ça casse », confie-t-elle à « L’Orient-Le Jour ».

23/02/2019

Et de quinze pour Nawal el-Zoghbi ! La chanteuse libanaise frappe fort pour son quinzième album studio Keda Bye sorti il y a quelques jours. Après un album en 2015 et une série de singles, celle qui a acquis le titre de « star en or » au cours de ses 27 ans de carrière retourne à une stratégie d’album, en présentant dans son dernier opus une pop efficace qui va droit au but, avec 10 titres et ballades. « Il est assez difficile d’aborder un projet d’album, confie Nawal el-Zoghbi à L’Orient-Le Jour. J’ai été contrainte de faire des choix difficiles et cela m’a perdue à plusieurs étapes du parcours. Pourtant, l’expérience que j’ai acquise au fil des ans me facilite la tâche car je sais ce que je recherche. »

Cet opus marque également le retour de l’artiste au label Rotana avec qui elle avait longtemps collaboré. « Je sens que je rentre chez moi, explique-t-elle. Il faut dire que je suis satisfaite de ce partenariat car l’album présente une musique nouvelle, des arrangements modernes et traite de sujets inédits. »


Le dialecte égyptien à l’honneur

Pourtant, certains titres de l’album ne sont pas sans rappeler des tubes qui avaient fait le succès de Nawal el-Zoghbi au début des années 90 et l’avaient propulsée au devant de la scène musicale arabe avec des clips à l’époque très innovants, et une série d’albums sortis chaque année et jusqu’au début des années 2000. Ayza el-Radd, Habbeit Ya Leil, Mandam Aaleik, Daloona et El-Layali, produits sous la houlette de son ex-mari et manager Élie Dib, avaient alors eu un succès inédit à une période où son unique compétitrice n’était autre que Najwa Karam. Le compositeur égyptien réputé – et très coûteux – Amro Mostafa, qui lui avait signé de nombreux tubes comme Beinak, Elli Tmannetoh et Toul Omry, signe d’ailleurs les trois chansons les plus marquantes de ce nouvel album : le lead single et hit aux couleurs de l’été Keda Bye écrit par Ayman Bahgat Amar, où Nawal el-Zoghbi demande de ne plus revoir son amour avant l’été prochain ; Gouwa Albou très festif, et Mech Khayfa aux sonorités jazz. « Amro Moustafa est mon partenaire dans le succès depuis le départ, raconte Nawal el-Zoghbi. Je n’ai pas choisi ces chansons parce qu’il en était le compositeur. Il se trouve que j’ai immédiatement ressenti qu’ils seraient des tubes. »




Sur les dix chansons de l’album, sept sont en dialecte égyptien, une ballade en dialecte irakien et deux uniquement en libanais. Nawal el-Zoghbi chante alors sa détermination dans Li Brassi Emelto, un tube qui rappelle le hit de l’année 2002 Byelba’lak, et sa douleur dans Mahayi où elle essaie de gommer ses souvenirs, même si elle est beaucoup plus crédible en égyptien sur la ballade romantique Mit Wajaa. Ce n’est pourtant pas un parti pris, assure l’artiste. « Nous aurions aimé avoir davantage de chansons libanaises mais nous n’avons malheureusement pas été chanceux sur ce plan », explique-t-elle.



L’album, qui sera bientôt lancé officiellement lors d’une conférence de presse, a pu bénéficier d’une vaste campagne de promotion. En effet, chaque titre a été doté sur le web d’une vidéo où la chanteuse, connue pour des goûts vestimentaires qui plaisent au grand public, multiplie les looks. Dix courts extraits ont également été dévoilés dans la semaine qui a précédé la sortie de l’opus. « Les fans ont apprécié, affirme-t-elle. Ils étaient tous dans l’expectative et il m’importe qu’aucune chanson ne soit oubliée au profit d’une autre. ll faut dire qu’entre les années 90 et aujourd’hui, le marketing a changé à l’ère du digital, ainsi que la pop, qui est devenue plus moderne. Mais présenter un album reste le même défi. Ça passe ou ça casse », poursuit celle qui était apparue pour la première fois devant les Libanais dans l’émission Studio el-Fann en 1988.

Contre vents et marées, et bravant la vague de starlettes apparues dans les années 2000, Nawal el-Zoghbi aura réussi à rester au sommet durant près de trois décennies. Aujourd’hui, elle aborde la vie avec plus de sérénité et lance un Keda Bye enjoué « à tous ceux qui ne l’aiment pas ou qui ont essayé de la blesser : en 2019, je ne regarde plus en arrière ».



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