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L'opposition accuse Netanyahu d'avoir dramatisé l'opération anti-Hezbollah

Liban-Sud

"Soit le Premier ministre panique lui-même, soit il veut semer la panique pour justifier ses actions, celle de retarder les élections et celle d'abandonner les habitants du sud d'Israël", accuse Tzipi Livni, qui était ministre des AE lors de la guerre de 2006.

OLJ/AFP
05/12/2018

La cheffe de l'opposition israélienne Tzipi Livni a accusé mercredi le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, d'avoir dramatisé à des fins politiques la découverte par l'armée de tunnels du Hezbollah destinés à des infiltrations en Israël. 

Tzipi Livni, qui était ministre des Affaires étrangères lors de la guerre de 2006 contre le Hezbollah, a déclaré à la radio publique israélienne que si elle-même et le reste de l'opposition se félicitaient de la découverte par l'armée des tunnels et de leur destruction, les "proportions (de l'incident) devaient être gardées". "Nous ne sommes pas dans une situation où nos soldats sont derrière les lignes ennemies", a-t-elle déclaré. "Nous parlons d'activité d'ingénierie sur le territoire souverain de l'État d'Israël", a-t-elle ajouté, accusant Netanyahu d'avoir "exagéré les proportions de l'incident". 

Israël a annoncé mardi avoir découvert des tunnels du Hezbollah infiltrant son territoire depuis le Liban et lancé une opération pour les détruire. Le lieutenant-colonel Jonathan Conricus, porte-parole de l'armée, a déclaré que les "tunnels d'attaque" creusés par le mouvement chiite soutenu par l'Iran, principal ennemi d'Israël, n'étaient pas encore opérationnels.

Lors d'une conversation téléphonique en soirée, Benjamin Netanyahu a demandé au secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres, que l'ONU condamne la "violation de la souveraineté israélienne" par le Hezbollah, selon un communiqué de son bureau. Il l'a aussi appelé à pousser la communauté internationale "à imposer davantage de sanctions au Hezbollah", a ajouté le communiqué.


(Lire aussi : À Kfar Kila, on n’est « pas concerné par les activités de l’autre côté de la frontière »)


Benjamin Netanyahu, qui met toujours en avant son image de "M. Sécurité" pour séduire les électeurs israéliens, est intervenu à la télévision mardi soir pour expliquer la menace, le chef d'état-major de l'armée, Gadi Eisenkot, à ses côtés.

M. Netanyahu cherche à maintenir sa coalition au pouvoir après la démission du ministre de la Défense, Avigdor Lieberman, le mois dernier, à la suite d'un cessez-le-feu controversé à Gaza, le laissant avec une majorité d'une seule voix au Parlement. Le Premier ministre est aussi confronté à des problèmes juridiques grandissants, la police ayant recommandé dimanche son inculpation et celle de son épouse Sara pour corruption. 

Tzipi Livni estime que M. Netanyahu a voulu faire oublier les critiques des habitants du sud d'Israël qui affirment qu'il n'a pas réussi à éradiquer la menaces de tirs de roquettes sur leurs localités par les groupes armés palestiniens de la bande de Gaza. "C'est la raison pour laquelle il a transformé un événement d'ingénierie défensive en une opération militaire dramatique", a-t-elle déclaré. "Cela a été fait pour deux raisons : soit le Premier ministre panique lui-même, soit il veut semer la panique pour justifier ses actions, celle de retarder les élections et celle d'abandonner les habitants du sud d'Israël."

Dans un entretien téléphonique avec des journalistes étrangers, Tzipi Livni a ensuite estimé que la communauté internationale devrait exercer davantage de pressions sur le Liban au sujet des activités du Hezbollah.


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L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

POURQUOI SE TAISAIT-IL DEPUIS 2015 AVEC LES REVELATIONS DU SAFIR ET SE FAIT DE LA BILE SURCHAUFFEE MAINTENANT ?

Sarkis Serge Tateossian

C'est bien connu en politique. Pour faire diversion aux difficultés internes on porte les regards des citoyens vers un ennemi extérieurs... Et ça marché. Une technique indémodable.

Il en est ainsi avec le Hezbollah chez nous ... Pour justifier l'exception que lui est faite, pour maintenir des armes en sa qualité de milice paramilitaire malgré la fin de la guerre du Liban, il entretien régulièrement des tensions avec Israël qui justifie sa "résistance" .

En réalité qui peut ptetendre faire de la résistance dans un état de droit, au sein d'une république libre et indépendante ? Notre république n'est peut-être pas parfaite mais elle a le mérite d'exister et nous en sommes fiers d'elle. C'est dans ses prérogatives et elle seule, réside la tâche de nous protéger et de résister contre toute agression externe ou interne.

Vive la république libanaise et la paix sociale dans le pays.
Tous ensemble nous y arriverons.

ACE-AN-NAS

Hahaha... je l'écrivais à l'instant sur l'olj. Ce nathanmachinla va devoir quitter le pouvoir avant le héros Bachar.

Un de plus du complot anti Syrie.

Désolé pour ses admirateurs.

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