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Économie

Sanctions US contre le Hezbollah : Il faut s’attendre à plus de contrôle, estime Salamé

Liban

Le secrétaire adjoint américain au Trésor pour le Financement du terrorisme, Marshall Billingslea, et le gouverneur de la Banque du Liban ont répondu séparément aux questions de « L’Orient-Le Jour » concernant les dernières sanctions américaines contre le Hezbollah.

14/11/2018
Les nouveaux amendements du Hezbollah International Financing Prevention Amendments Act (Hifpaa 2018) ne concernent pas directement le secteur bancaire libanais, mais peut-on tout de même craindre des répercussions sur l’économie et la confiance des investisseurs ?

Les nouvelles sanctions ne vont pas affecter le Liban, parce qu’il est en conformité. Le pays a déjà un système qui fonctionne et qui est suffisant pour que nous puissions appliquer le principe essentiel sur lequel ces régulations sont basées. Nous respectons les lois des pays lorsque nous traitons avec leurs banques ou quand nous utilisons leur monnaie. Il est certain que la croissance économique libanaise et régionale n’est pas à la hauteur des espérances et des besoins. Cela est dû à la situation politique au Moyen-Orient et aux guerres qui ont absorbé une grande partie des liquidités et des moyens de la région.


La Banque du Liban a mené pendant plusieurs mois des négociations avec les responsables américains lorsque les textes étaient encore en discussion au Congrès américain. Est-ce ainsi que vous avez pu éviter de nouvelles mesures pouvant viser le secteur bancaire ?

Les négociations qui ont eu lieu (avec les responsables américains), que ce soit de la part de l’Association des banques du Liban ou de la Banque centrale, ont été nécessaires. Ces négociations ont réussi à aboutir à une loi qui répond à la volonté américaine – puisque c’est eux qui décident finalement –, mais ont aussi pris en considération l’intérêt économique du Liban. Car ces lois-là ne visent pas à toucher l’économie libanaise. Elles ont d’autres objectifs. Et je pense que nous avons été entendus.


(Lire aussi : Washington désigne un fils de Hassan Nasrallah comme "terroriste mondial")


Ces nouvelles mesures ne risquent-elles pas d’entraver la politique de la BDL visant à promouvoir l’inclusion financière ?

Non, car de toutes les manières nous opérons dans un système bancaire mondial où l’inclusion financière n’élimine pas la nécessité pour les établissements financiers d’être conformes aux lois et aux régulations. Ce système de conformité, auquel on ne doit rien ajouter, doit jouer son rôle quand il y a des ouvertures de comptes ou de nouvelles relations qui sont établies avec les citoyens. Maintenant, il faut aussi s’attendre à ce qu’il y ait plus de contrôle de notre côté. Il y aura également plus de désignations sur la liste Bureau du contrôle des avoirs étrangers (Office of Foreign Assets Control – OFAC) du département américain du Trésor. Mais, nous le savons, et nous l’escomptons d’ailleurs. Nous sommes prêts !


Lire aussi, l'entretien avec le secrétaire adjoint américain au Trésor pour le Financement du terrorisme : Le Hezbollah continue à avoir accès au secteur bancaire libanais


Pour mémoire
Sanctions US contre le Hezbollah : des risques pour l’État libanais ?

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C. F..................

""Il est certain que la croissance économique libanaise et régionale n’est pas à la hauteur des espérances et des besoins. Cela est dû à la situation politique au Moyen-Orient et aux guerres qui ont absorbé une grande partie des liquidités et des moyens de la région.""

Quid de la dévaluation de la livre libanaise ? On en a parlé (à deux reprises dans l’OLJ) de dévaluation, et personne ne prête aucune attention.

L’azuréen

Heureusement qu’il tient la route et qu’il sait redresser la barre quand il le faut mais jusqu’à quand ?

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

UN HOMME QUI INSPIRE LA CONFIANCE ET L,ESPOIR CONTRAIREMENT A TOUS NOS AUTRES ABRUTIS...

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