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Le déficit budgétaire saoudien au plus haut depuis 2018, rapporte Bloomberg

Le royaume a cependant réussi à rediriger la majeure partie de ses exportations pétrolières vers le port de Yanbu sur la mer Rouge.

Le déficit budgétaire saoudien au plus haut depuis 2018, rapporte Bloomberg

Le prince saoudien Mohammad Ben Salman, dirigeant de facto du Royaume wahhabite. Photo d'archives AFP

Le déficit budgétaire de l’Arabie saoudite s’est creusé au premier trimestre pour atteindre son niveau le plus élevé depuis 2018, alors que les dépenses consacrées aux projets de diversification économique continuent d’augmenter, rapporte Bloomberg vendredi.

Selon le site d'informations économiques citant le ministère des Finances, le royaume a enregistré un déficit de 125,7 milliards de riyals (33,5 milliards de dollars). À titre de comparaison, le déficit était de 95 milliards de riyals au cours des trois derniers mois de 2025 et plus du double de celui enregistré un an plus tôt.

Les recettes pétrolières ont reculé d’environ 3 % sur un an au premier trimestre, tandis que les dépenses ont augmenté d’environ 20 %, pour atteindre l’équivalent de 103 milliards de dollars. Ces chiffres confirment les pressions auxquelles fait face la plus grande économie du Moyen-Orient. Le produit intérieur brut a progressé de 2,8 % sur un an au premier trimestre, soit son rythme le plus lent depuis mi-2024.

L’impact financier de la guerre avec l’Iran, commencée fin février, devrait apparaître plus clairement dans les données du deuxième trimestre, souligne encore Bloomberg. Le conflit, désormais dans son troisième mois et marqué par une trêve fragile, a perturbé les économies régionales, notamment celle de l’Arabie saoudite, en endommageant des infrastructures et en fermant le détroit d’Ormuz aux exportations d’énergie. Le royaume a cependant réussi à rediriger la majeure partie de ses exportations pétrolières vers le port de Yanbu sur la mer Rouge, ajoute le site.

Si les prix restent élevés — le Brent a augmenté de plus de 80 % cette année pour atteindre environ 111 dollars le baril — et si les volumes d’exportation sont maintenus, le gouvernement pourrait enregistrer un déficit annuel plus faible que prévu avant la guerre, selon certains économistes.

Goldman Sachs considère notamment que l’Arabie saoudite tire actuellement environ 10 % de revenus pétroliers supplémentaires par rapport à avant le conflit, grâce à la hausse des prix et à la capacité de contourner Ormuz pour la majorité de ses exportations. « Nous nous attendons à un renforcement des revenus pétroliers à partir du premier trimestre, même si l’incertitude reste forte quant à la durée du conflit », a déclaré Monica Malik, économiste en chef à la Abu Dhabi Commercial Bank.

Si le pétrole se maintient autour de 85 dollars le baril, le déficit du pays en 2026 pourrait atteindre environ 4 % du PIB, contre une estimation de 5 % avant la guerre, a-t-elle ajouté.

L’Arabie saoudite enregistre des déficits budgétaires depuis fin 2022, ce qui l’a poussée à augmenter ses emprunts sur les marchés obligataires internationaux et à recourir à d’autres formes de financement, notamment des marchés privés. Le centre national de gestion de la dette du royaume a annoncé mardi avoir finalisé son plan d’emprunt pour 2026, en ayant sécurisé environ 90 % de ses besoins avant le conflit.

« Si la coordination en cours avec le ministère des Finances identifie un besoin de financement supplémentaire, le NDMC prévoit de recourir en priorité aux canaux privés et aux marchés locaux », a-t-il indiqué dans un communiqué.

JPMorgan Chase a annoncé en avril qu’il prévoit d’ajouter des obligations saoudiennes en monnaie locale à son indice de référence des marchés émergents début 2027. Cette inclusion devrait améliorer la liquidité des titres publics et attirer davantage d’investissements étrangers passifs.

Le déficit budgétaire de l’Arabie saoudite s’est creusé au premier trimestre pour atteindre son niveau le plus élevé depuis 2018, alors que les dépenses consacrées aux projets de diversification économique continuent d’augmenter, rapporte Bloomberg vendredi.Selon le site d'informations économiques citant le ministère des Finances, le royaume a enregistré un déficit de 125,7 milliards de riyals (33,5 milliards de dollars). À titre de comparaison, le déficit était de 95 milliards de riyals au cours des trois derniers mois de 2025 et plus du double de celui enregistré un an plus tôt.Les recettes pétrolières ont reculé d’environ 3 % sur un an au premier trimestre, tandis que les dépenses ont augmenté d’environ 20 %, pour atteindre l’équivalent de 103 milliards de dollars. Ces chiffres confirment les...