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Liban

À Ghalboun, combiner tourisme interne et festivités musicales

QUE FAIRE CE WEEK-END ?

Pendant quatre jours, de nombreux artistes libanais et internationaux se produisent à la nuit tombée sur la scène moderne de Ghalboun, dans le caza de Jbeil.

29/06/2018

Se payer une agréable escapade dans un village d’une région périphérique pour meubler son week-end, c’est bien. Ce qui serait encore mieux, c’est de pouvoir profiter, dans le même temps, d’une activité sociale, culturelle ou artistique. Tel est le cas ce week-end de la localité de Ghalboun.

Situé dans le caza de Jbeil à près de 500 mètres d’altitude, le village de Ghalboun est facilement accessible par la route côtière Beyrouth-Jbeil, en bifurquant au niveau de Amchit. Il faut compter pour y accéder une quinzaine de minutes en voiture à partir de cette localité.

Sous l’impulsion du très dynamique président du conseil municipal, Élie Gebrayel, Ghalboun s’est engagé depuis quelques années sur la voie d’une dynamique d’e-village et d’écovillage. Le but à terme est d’en faire une bourgade iconique qui attirerait des visiteurs en quête d’authenticité, mais aussi sensibles à une démarche écoresponsable, sans pour autant renoncer à un certain confort.

Pour les partisans, donc, d’escapades entre copains ou en famille, ce week-end sera marqué à Ghalboun par son traditionnel festival qui a réussi à se forger au fil des ans une renommée dépassant largement le cadre de son caza. À l’occasion de cette huitième édition annuelle consécutive de ce festival artistique, la municipalité du village a misé sur des musiciens au rayonnement national mais aussi international.

Les festivités ont été lancées hier avec une performance de l’orchestre symphonique de Beyrouth. C’était une superbe production de la compagnie 8e Art, élégamment dirigée par Aleph Abi Saad. Quatre-vingts musiciens et chanteurs se sont produits sur une scène ultramoderne, dans une ambiance hors du temps. Ils ont partagé avec un public émerveillé des tubes populaires de plusieurs générations, d’Édith Piaf à Ed Sheeran, en passant par Michael Jackson. Ce soir, la scène appartiendra à Michel Fadel, qui rendra hommage à des légendes de la musique traditionnelle comme Wadih el-Safih, Zaki Nassif, Sabah ou encore Philémon Wehbé. Demain, samedi, c’est le très talentueux Marwan Khoury qui enchantera le public de Ghalboun. Enfin, pour clôturer le festival le dimanche 1er juillet, l’artiste bosniaque Goran Bregović se produira spécialement avec un programme musical tout droit venu des Balkans.

Afin de « démocratiser », en quelque sorte, ces festivités, les jeunes du village bénéficient de billets réduits. Dans le but de faciliter les transports, la municipalité a mis en place des navettes jusqu’au festival depuis différents points : Beyrouth (place des Martyrs), Jbeil, Jounieh et Antélias.

Pour le président de la municipalité Élie Gebrayel, ce festival n’est que « la partie visible de l’iceberg ». Il s’inscrit en effet dans le cadre d’un plan de développement plus vaste visant à faire de cette localité un lieu d’attraction dans une optique de tourisme interne.



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Gebran Eid

BRAVO MILLE FOIS

Stes David

Bravo pour l' écovillage Ghalboun et la bonne initiative de transport - navettes; c'est impressionant qu'il y a tant à voir au Liban, d'après tourisme Jbeil - http://jbail-byblostourism.org/wp/2016/12/04/ghalboun/ - "Mar Phocas" byzantine construit sur les ruines d'un temple phénicien et "Mar Geryes" sur les ruines d'un temple perse de 50 B.C.

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