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À La Une - Syrie

Le régime entrevoit la victoire dans la Ghouta après des évacuations massives

Le sort d'une ultime poche insurgée reste encore incertain.

Des Syriens rassemblés à Arbine, dans la Ghouta orientale, près de Damas, avant leur évacuation, le 25 mars 2018. AFP / AMER ALMOHIBANY

Un convoi de plusieurs milliers de rebelles et de civils se préparait lundi à évacuer la Ghouta orientale, aux portes de Damas, que le régime semble en passe de reconquérir, même si le sort d'une ultime poche insurgée reste encore incertain.

Après avoir écrasé sous un déluge de feu la Ghouta dans le cadre d'une offensive qui a permis au régime de reprendre plus de 90% des territoires insurgés, le pouvoir de Bachar el-Assad a imposé à deux groupes rebelles des accords d'évacuation parrainés par son allié russe.

Une quarantaine de bus ont été acheminés lundi à Arbine, pour poursuivre les évacuations dans la poche rebelle du sud de la Ghouta, tenue par la faction islamiste Faylaq al-Rahmane. Quelque 2.700 personnes, dont 590 combattants, avaient déjà pris place à bord en fin d'après-midi, selon l'agence officielle Sana.

Au total depuis jeudi, quelques 10.400 personnes -des combattants accompagnés de leurs familles mais aussi d'autres civils-, sont partis en direction de la province d'Idleb, la dernière à échapper presque entièrement au contrôle du régime, dans le nord-ouest du pays.
"Comment accepter de vivre avec ceux qui ont massacré ma famille et mes amis? Qui ont détruit mon avenir?", a témoigné dimanche Hamza Abbas, avant d'être évacué.

Signe de la très forte implication de Moscou dans l'offensive et les négociations qui en découlent, le convoi qui traverse la Syrie en guerre est escorté par des militaires russes. La Russie, allié indéfectible du régime, est le principal garant de l'application des accords conclus.


(Lire aussi : Difficile retour à la vie normale pour les assyriens de Syrie)



Tentative de sabotage 
Par ailleurs, des dizaines de personnes attendaient dimanche à Harasta, avec l'espoir de retrouver leurs proches, otages des groupes rebelles de la Ghouta qui doivent les libérer en vertu des accords d'évacuation.
"Je n'ai plus d'yeux à force de pleurer mon père et mon frère. J'ai peur qu'ils sortent de nuit et qu'ils ne me trouvent pas, je vais rester ici jusqu'à ce qu'ils soient libérés", lâche Mays Ahmad, qui campe sur la route depuis trois jours.

Avec l'offensive lancée par le régime le 18 février, les derniers territoires insurgés ont été mis à genoux. Plus de 1.600 civils ont été tués dans les raids aériens et tirs d'artillerie, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), ainsi que des centaines de soldats et de rebelles.

Lorsque les évacuations massives seront terminées, les rebelles ne seront plus présents que dans une seule poche dans la Ghouta : à Douma et ses environs, la plus grande ville du secteur, tenue par le groupe islamiste Jaich el-Islam, qui a entamé des pourparlers avec l'allié russe.
"Les négociations en cours sont destinées à assurer notre maintien et non notre sortie", a insisté le porte-parole de Jaich el-Islam, Hamza Bayrakdar.
En échange de son désarmement et du déploiement de la police militaire russe, la zone verrait le retour des institutions du régime et des services de base (eau, électricité), sans toutefois que l'armée syrienne n'y pénètre, selon l'OSDH.

Mais d'après le directeur de l'Observatoire, Rami Abdel Rahmane, les discussions sont retardées par des divergences au sein des rebelles et des "tentatives de sabotage par le camp le plus radical", qui serait responsable de la mort samedi de cinq soldats syriens.

Pour le quotidien pro-étatique Al-Watan, une "entente préliminaire" a été trouvée, les deux camps se donnant trois jours pour étudier les termes de l'accord.


(Lire aussi : Le régime contrôle la quasi-totalité de la Ghouta orientale)



"Nous avions faim" 
Le sort de la population de Douma, qui aurait doublé avec l'afflux de déplacés et atteindrait 200.000 personnes selon le conseil local de la ville, reste suspendu à celui des pourparler.
"On a peur et on ne fait confiance ni aux Russes, ni au régime, ni aux rebelles. Je veux rester à Douma: mon père est enterré ici. Mais je ne veux aucune présence du régime", affirme Abou Ayman, un civil.

En une dizaine de jours, 110.000 civils ont déjà fui les combats dans la Ghouta, via des couloirs mis en place par les autorités, selon Sana.
Parmi eux, de nombreux habitants de Douma, comme Fayez Ali Thaljé, 53 ans: "Je pars parce que je suis malade, mais aussi parce que nous vivions dans une situation de dénuement total, nous avions faim".

Le gouvernement syrien avait fait en début d'année une priorité de la reconquête de la Ghouta, ancien verger de la capitale, d'où les rebelles tiraient régulièrement obus et roquettes meurtriers sur Damas.

Le régime de Bachar el-Assad contrôle désormais plus de 55% de la Syrie. Les provinces d'Idleb (nord-ouest) et de Deraa (sud), où rebelles et jihadistes sont très présents, échappent très largement à son contrôle, de même que le nord-est, dominé par les Kurdes.

La guerre en Syrie a fait depuis 2011 plus de 350.000 morts et conduit des millions de personnes à l'exil.



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Un convoi de plusieurs milliers de rebelles et de civils se préparait lundi à évacuer la Ghouta orientale, aux portes de Damas, que le régime semble en passe de reconquérir, même si le sort d'une ultime poche insurgée reste encore incertain. Après avoir écrasé sous un déluge de feu la Ghouta dans le cadre d'une offensive qui a permis au régime de reprendre plus de 90% des territoires insurgés, le pouvoir de Bachar el-Assad a imposé à deux groupes rebelles des accords d'évacuation parrainés par son allié russe. Une quarantaine de bus ont été acheminés lundi à Arbine, pour poursuivre les évacuations dans la poche rebelle du sud de la Ghouta, tenue par la faction islamiste Faylaq al-Rahmane. Quelque 2.700 personnes, dont 590 combattants, avaient déjà pris place à bord en fin d'après-midi, selon...
commentaires (2)

ILS ENTREVOIENT LA VICTOIRE DE LA GHOUTA DE DEVANT... ET NE VOIENT PAS VENIR LA BALLOUTA DE DERRIERE !

La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

13 h 53, le 26 mars 2018

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Commentaires (2)

  • ILS ENTREVOIENT LA VICTOIRE DE LA GHOUTA DE DEVANT... ET NE VOIENT PAS VENIR LA BALLOUTA DE DERRIERE !

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    13 h 53, le 26 mars 2018

  • La tactique des héros syriens de la résistance aux complots occidentaux truffés de leurs mercenaires arabes du golfe wahabite, était imparable . Ils avaient parmi ces bactéries disséminées dans le pays des hommes qui bossaient pour eux , une sorte de 5eme colonne , d'où les confrontations entre ces bactéries wahabites. Bon ! On ne va pas s'étendre plus que ça sur une VICTOIRE éclatante de l'axe de la résistance sur l'Amérique et sur l'occident complice de cette entreprise de destruction massive d'un pays fier et tolérant. ON devait assister au contraire , quand en 2011 certains journalistes nous annonçaient la fin du règne de BASHAR le heros , en 15 jours nous predisaient ils . Que disent ils aujourd'hui, à part la Russie, l'Iran et bla bla bla .. la honte quoi !

    FRIK-A-FRAK

    12 h 59, le 26 mars 2018

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