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À La Une - Législatives libanaises

Berry : Nous sommes entrés en période électorale

Le président du Parlement a enterré les amendements à la loi électorale souhaités par Bassil, pouvant conduire à un report du scrutin.

Le président du Parlement libanais, Nabih Berry, a lancé mercredi, de son propre chef et dates à l'appui, la campagne électorale en vue des prochaines élections législatives prévues en mai prochain. Photo d'archives. Joseph Eid/Pool/AFP

Le président du Parlement libanais, Nabih Berry, a lancé mercredi, de son propre chef et dates à l'appui, la campagne électorale en vue des prochaines élections législatives prévues en mai prochain, coupant court à l'éventualité d'un report du scrutin qui aurait été possible selon lui par les amendements à la loi électorale souhaités par le chef du Courant patriotique libre (CPL), Gebran Bassil.

"Le dépôt des candidatures commencera le 5 février et se terminera le 7 mars", a annoncé M. Berry lors de sa réunion hebdomadaire avec des députés à Aïn el-Tiné, ajoutant que "les listes de candidats devront être déposées au ministère de l'Intérieur jusqu'au 27 mars".

Lundi, le président Michel Aoun avait signé le décret de convocation du collège électoral en vue du scrutin. Ce dernier aura lieu le 6 mai au Liban, le 27 avril pour les Libanais résidant dans les pays arabes, le 29 avril pour les États-Unis, l'Europe et l'Afrique. Au Liban, les fonctionnaires participant à l'organisation des élections voteront le 3 mai.


(Lire aussi : Les FL et le PSP planchent « en profondeur » sur les législatives)


Les dernières élections législatives remontent à 2009. Depuis, les députés ont prorogé leur mandat à trois reprises.

"La volonté de l'ensemble des Libanais oblige à la tenue des législatives à la date prévue, et ceci est un fait incontestable malgré certaines oppositions extérieures", a déclaré le président de la Chambre, indiquant qu'il y avait "deux pays qui ne souhaitent pas la tenue des élections", sans les citer. "Le calendrier prévu par la loi électorale nous indique que nous sommes entrés en période électorale, dans tous les sens du terme", a-t-il ajouté.

"Toute tentative d'amender (la loi électorale) est désormais derrière nous et n'a plus sa place. Si nous avions soumis des amendements au vote du Parlement, nous aurions remis en cause la loi électorale", a lancé M. Berry, en référence à Gebran Bassil.

Le CPL a en effet proposé le vote d'un projet de loi à caractère urgent présenté mardi par le chef de la diplomatie, Gebran Bassil, pour prolonger jusqu’au 10 février la date d’inscription des électeurs libanais de la diaspora. Il appuie également la mise en place de la carte biométrique et la création de mégacentres permettant le vote près du lieu de résidence. Mais certains craignent que la décision de mettre en œuvre ces réformes reportent de facto les élections législatives.



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