Liban

Hamadé critique la désignation d’un nouvel ambassadeur à Damas

Liban-Syrie
01/11/2017

Le ministre de l'Éducation, Marwan Hamadé, a vivement critiqué hier la nomination du nouvel ambassadeur du Liban à Damas, Saad Zakhia, et insisté sur le caractère « tragique » de la prochaine remise des lettres de créance de l'ambassadeur. Des propos qui interviennent au moment où le bloc du Futur soutient que la désignation de M. Zakhia est « naturelle et nécessaire ».

« Je demande au gouvernement auquel j'appartiens de travailler à empêcher rapidement la scène tragique en laquelle consistera la remise des lettres de créance de l'ambassadeur du Liban à Damas à ceux dont les mains sont polluées par le sang de plus de 500 000 victimes syriennes et de centaines de victimes libanaises », a déclaré M. Hamadé dans un communiqué, avant d'ajouter : « Nous en avons assez des erreurs qui nuisent à notre politique étrangère. »

M. Hamadé a en outre déploré le fait que l'ambassadeur Saad Zakhia doive entrer en contact avec les responsables du régime syrien « à l'heure où le régime fait face à un isolement politique et diplomatique sans précédent, infligé par les pays arabes et à l'international ».

Pour le bloc parlementaire du Futur, la question se pose différemment. « La désignation d'un nouvel ambassadeur en Syrie est une affaire naturelle et nécessaire à laquelle il faut s'accrocher et qu'il faut préserver, surtout que le bloc du Futur a lutté pour avoir une représentation diplomatique entre les deux pays, souligne le bloc. La prise de position par rapport au régime syrien est une autre affaire qui concerne les agissements de ce régime, qui est susceptible de changer, et son respect de la volonté du peuple syrien. »

 

(Lire aussi : Aoun dédouane le Hezbollah, même sur la Syrie...)

 

« Préserver les relations du Liban avec l'étranger »
Interrogée par L'Orient-Le Jour, une source proche des forces souverainistes estime que « le problème avec les Syriens est plus grand qu'une simple affaire de nomination d'ambassadeur ». « Les relations avec la Syrie sont un sujet problématique entre les Libanais et source de division en raison des actions du régime syrien au Liban et de ses tentatives de saper sa stabilité », souligne ce responsable.

« Avant, nous faisions pression parce qu'il n'y avait pas de reconnaissance officielle de la souveraineté libanaise par la Syrie. Mais aujourd'hui, il y a nécessité de discussions nationales pour avoir un minimum de constantes à suivre. Quoi qu'il en soit, le plus important est de ne pas creuser les divisions politiques entre les Libanais et de préserver les relations du Liban avec l'étranger », précise le responsable. « Il faut aborder les choses avec calme. Mais, malheureusement, le ministère des Affaires étrangères prend les décisions tout seul », dénonce-t-il.

 

 

 

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