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Économie

Hydrocarbures : Ali Hassan Khalil veut un fonds souverain « transparent »

Hydrocarbures
OLJ
20/10/2017

Le ministre des Finances, Ali Hassan Khalil, a souligné hier la nécessité de mettre en place un fonds souverain aux activités et investissements d'une « transparence absolue » et accessibles aux citoyens. La création de ce fonds est prévue dans le cadre de l'exploitation des hydrocarbures au large des côtes libanaises.

M. Khalil a détaillé sa vision du fonctionnement de ce futur fonds souverain, au cours d'un atelier de travail dédié aux fonds souverains, organisé au Parlement par la commission des Travaux publics, du Transport, de l'Énergie et de l'Eau et par la Fondation Westminster pour la démocratie, basée à Londres. Ce fonds doit être indépendant des partis politiques et sous la tutelle du ministère des Finances, a souligné le ministre. Les institutions constitutionnelles, comme le Conseil des ministres et le Parlement, doivent « approuver les rapports périodiques soumis par le fonds ».

« Il faut garder à l'esprit que ces ressources ne sont pas renouvelables, ce qui veut dire que les (ressources financières) seront limitées et leur durabilité liée à une bonne gestion », a déclaré M. Khalil. Une bonne gestion qui se caractériserait, selon lui, par la séparation des revenus liés aux activités pétrolières des dépenses courantes dans le budget, « car l'économie libanaise doit se développer indépendamment du pétrole ».

 

(Lire aussi : Hydrocarbures offshore : Total, ENI et Novatek présentent deux offres)

 

Le ministre préconise également « la diversification des actifs financiers pour obtenir des rendements élevés, ce qui nécessite une équipe spécialisée en dehors de la Banque centrale ». Selon lui, « la Norvège se dirige vers ce modèle pour diversifier ses investissements en dehors des actions et obligations ».
Représentant le président du Parlement, Nabih Berry, le député Mohammad Kabbani (courant du Futur) a insisté sur l'importance du rôle des fonds souverains dans le monde. « Ces fonds sont devenus des entités d'investissement mondiales qui gèrent des actifs qui valent des milliards de dollars », a-t-il indiqué, et sont utilisés par les gouvernements pour acquérir des « terrains, des actions et des obligations ».

 

(Lire aussi : Hydrocarbures offshore : clôture de l'appel d'offres)

 

Également présent, le ministre de l'Énergie, César Abi Khalil, a rappelé que le Liban devra attendre « au minimum sept ans » avant de profiter des revenus liés à l'exploitation des hydrocarbures offshore.
La semaine dernière, un consortium composé de trois géants pétroliers (le français Total, l'italien ENI et le russe Novatek) a déposé deux offres distinctes dans le cadre de l'appel d'offres pour l'attribution des licences d'exploration et de production des hydrocarbures offshore. Quelques jours plus tôt, le député Yassine Jaber, du bloc parlementaire de Nabih Berry, avait soumis une proposition de loi pour créer une « direction générale des actifs pétroliers » rattachée au ministère des Finances. Cette instance aurait notamment pour mandat de gérer les investissements du fonds souverain. La loi-cadre de 2010 sur l'exploitation des ressources offshore prévoit la mise en place d'un fonds souverain après le début de l'exploitation des gisements et la génération de revenus pétroliers, même si des voix, notamment celles des dirigeants du Parti socialiste progressiste, s'élèvent pour réclamer sa création dès maintenant.

 

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