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Les États-Unis veulent des preuves rapides de la fiabilité de leurs alliés de l'Otan

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Au cours de ses rendez-vous bruxellois, le vice-président américain a voulu témoigner de la fidélité de son pays à l'UE, un partenaire historique.

 

OLJ/AFP
20/02/2017

Les États-Unis restent déterminés à coopérer avec l'UE mais exigent des preuves rapides, "d'ici la fin 2017", que leurs alliés de l'Otan sont prêts à dépenser davantage dans la défense commune, a affirmé lundi à Bruxelles le vice-président américain Mike Pence.

Comme à Munich (Allemagne) où il participait ce week-end à la Conférence sur la sécurité, Mike Pence s'est présenté en messager de Donald Trump lors de l'ultime étape de sa première tournée européenne.
Et il a soufflé le chaud et le froid face à des dirigeants européens inquiets des prises de positions du nouveau président américain, perçues comme isolationnistes et nationalistes.

A propos des dépenses militaires, les alliés européens de l'Otan doivent "respecter leur parole", "le président (Trump) s'attend à des progrès réels d'ici la fin de 2017", a relayé Mike Pence au côté de Jens Stoltenberg, secrétaire général de l'Alliance atlantique.

En 2014, les 28 pays membres de l'Otan ont convenu de se conformer, à l'horizon d'une décennie, à un niveau de dépenses militaires équivalant à au moins 2% de leur Produit intérieur brut (PIB). Mais seuls cinq pays, les États-Unis en tête (avec 3,61% en juillet 2016), y sont à ce jour parvenus, ce que Donald Trump a dénoncé ces derniers mois.

Le président américain a prévenu que Washington réfléchirait à deux fois à remplir ses obligations à l'égard des Alliés si ceux-ci ne dépensaient pas davantage plus rapidement. "La défense de l'Europe requiert un engagement de l'Europe tout autant que de notre part", a renchéri lundi Mike Pence, appelant à "accélérer" les trajectoires ascendantes de dépenses militaires.

L'Allemagne, qui affiche un niveau de 1,19%, va augmenter ses dépenses d'environ 8% en 2017, a plaidé en réponse Jens Stoltenberg.

 

 

(Lire aussi : L'Allemagne se dote d'un président "anti-Trump")

 

L'Otan 'pas obsolète'
Au cours de ses rendez-vous bruxellois, le vice-président américain a aussi voulu témoigner de la fidélité des États-Unis à l'UE, un partenaire historique.

"J'ai le privilège, au nom du président Trump, d'exprimer l'engagement fort des États-Unis à poursuivre la coopération et le partenariat avec l'Union européenne", a-t-il assuré au côté du président du Conseil européen Donald Tusk.

Mais les propos lapidaires de Donald Trump - sur une Alliance atlantique "obsolète" ou une UE promise à davantage de fragmentation après un Brexit selon lui "merveilleux" - restaient dans tous les esprits.
"Nous devrions, je crois, nous entendre sur une chose : l'idée d'une Alliance atlantique n'est pas obsolète, tout comme les valeurs qui ont présidé à sa création (en 1949, ndlr) ne sont pas obsolètes", a lancé Donald Tusk. L'ex-Premier ministre polonais, se décrivant comme "un pro-Américain incurable", a souhaité que le principe d'une UE unie bénéficie d'"un soutien sans équivoque" des États-Unis.

"Les États-Unis ont besoin d'une UE forte et unifiée sur tous les sujets possibles", a fait valoir le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, qui rencontrait aussi Mike Pence pour la première fois depuis sa prise de fonctions.

 

(Lire aussi : L’Allemagne met en garde Trump sur l’UE et la Russie)

 

En novembre, peu après l'élection surprise de Donald Trump à la Maison Blanche, M. Juncker s'était dit curieux de voir le nouveau président américain à l’œuvre après une campagne électorale "parfaitement dégoûtante".

A Bruxelles, où Mike Pence avait été accueilli dimanche soir pour un dîner avec le Premier ministre belge Charles Michel, les ONG qui appelaient à manifester contre sa présence ont faiblement mobilisé. Une petite centaine de personnes s'étaient rassemblées en début de matinée au pied des institutions européennes, avec des slogans dénonçant des politiques jugées inquiétantes sur l'immigration ou le droit des femmes, ont constaté des journalistes de l'AFP. Deux femmes ont manifesté seins nus.

Avec la cheffe de la diplomatie de l'UE Federica Mogherini, Mike Pence a évoqué lundi matin plusieurs grands dossiers internationaux (Syrie, Ukraine, Libye...). Mme Mogherini a insisté sur "le besoin de préserver et de mettre en œuvre pleinement" l'accord de 2015 sur le nucléaire iranien, ont rapporté ses services.

 

 

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