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L'armée irakienne a tué près de 1.000 jihadistes à Mossoul

"Nous avons dû modifier nos plans, en partie du fait de la nature changeante de l'ennemi (...). Daech n'est pas basé en un lieu mais se déplace", indique un général irakien.

Un membre des forces spéciales irakiennes qui combattent les hommes du groupe Etat islamique dans l'est de Mossoul, en Irak, dessine le signe de la victoire, le 28 novembre 2016. REUTERS/Khalid al Mousily

Les forces spéciales irakiennes qui combattent les hommes du groupe Etat islamique dans l'est de Mossoul ont tué près de 1.000 jihadistes, mais le rythme des combats a diminué. L'ennemi en effet très mobile se cache parmi la population civile, a déclaré lundi l'un des commandants des unités d'élite irakiennes, le général Abdel Ghani al-Assadi.

Six semaines après le début des opérations pour libérer la grande ville du nord de l'Irak, les forces irakiennes ont repris près de la moitié de la partie orientale, affrontant quartier après quartier tireurs embusqués, kamikazes et voitures piégées.

"C'est vraiment une sale guerre. Il y a des snipers, des voitures piégées, des mines. On ne peut pas dire qu'on contrôle une zone avant de l'avoir parcourue à pied et d'avoir tout fouillé," dit Sadek, un soldat qui ne veut pas donner son nom. "Il y a des civils partout, on ne peut pas tirer dans le tas juste parce qu'on a vu des terroristes de Daech", ajoute-t-il, dans le quartier d'Intisar, où des hommes de la 9e Division blindée sont entrés il y a deux ou trois jours.

La "division d'or", unité d'élite de l'armée, a pénétré dans la partie est de Mossoul. Le reste de l'armée, la police fédérale et les peshmergas (combattants kurdes) encerclent la ville au nord et au sud. Les miliciens chiites s'efforcent de parachever l'encerclement à l'est comme à l'ouest.

"La progression était plus rapide au début. C'est parce qu'on était alors engagé dans des secteurs inhabités", a expliqué à Reuters le général Assadi, à Bartella, dans les faubourgs de Mossoul. "On a atteint les zones d'habitation. Maintenant la question, c'est la protection des civils".

 

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Arrestation de commerçants
Selon lui, 990 jihadistes ont été tués jusqu'à présent dans les affrontements dans l'est de Mossoul. Il n'a pas dit en revanche à combien d'hommes s'élevaient les pertes de l'armée. "Nous avons dû modifier nos plans, en partie du fait de la nature changeante de l'ennemi (...). Daech n'est pas basé en un lieu mais se déplace", continue-t-il. "Avec les chars, ça ne marche pas, ici. L'artillerie n'est pas efficace. Les avions de la coalition et l'armée de l'air (irakienne) ne peuvent pas être beaucoup utilisés, à cause des civils."

Les autorités irakiennes ont demandé aux civils dans Mossoul de rester chez eux durant l'offensive. Plus d'un million de personnes se trouveraient toujours dans la ville, plus gros bastion urbain encore tenu par l'EI dans le nord de l'Irak. Les combats se déroulent maison par maison, rue par rue, rapportent des habitants. Selon l'un d'entre eux, Bachar, les civils n'ont plus qu'une chose à faire, fuir. "Ils partent tous, les magasins sont fermés", dit-il.

Dimanche, une trentaine de commerçants ont été arrêtés par les jihadistes qui les accusent d'augmenter artificiellement les prix, ce qui pourrait alimenter la colère des habitants et faciliter ainsi la progression des forces de Bagdad. Ces arrestations ont eu lieu dans le quartier de Boursa, dans l'ouest de la ville, rapporte un témoin qui ne veut pas être identifié par peur de représailles.

Les prix de détail ont commencé à augmenter la semaine dernière après la prise de contrôle, par les milices chiites des Unités de mobilisation populaire, de la route de l'ouest vers la Syrie, principale voie d'approvisionnement de la ville.

 

 

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