X

À La Une

Election de Aoun : ce qu'en dit la presse libanaise et internationale

Liban

Les journaux locaux saluent la fin de la vacance présidentielle ; les quotidiens étrangers pointent une victoire de l'Iran.

J. A. R. | OLJ
01/11/2016

Les grands titres de la presse locale et étrangère sont longuement revenus dans leur édition de mardi sur l'élection de Michel Aoun à la présidence de la République libanaise.

Les éditorialistes libanais saluent unanimement la fin de la vacance présidentielle, fruit d'un compromis entre des factions politiques rivales, mais s'accordent à dire que la formation du gouvernement sera compliquée.
A l'étranger, on estime que l'accession du fondateur du Courant patriotique libre (CPL), allié au Hezbollah, signe une victoire pour l'Iran. 

 

PRESSE LOCALE


"Une chance de revenir aux fondamentaux"
Pour le quotidien libanais proche du 14 Mars, an-Nahar, "Michel Aoun est un président qui rassure tout le monde", aussi bien sur le plan local qu'international. Estimant qu'après l'élection d'un chef de l'Etat au terme de deux ans et demi de vacance, "le Liban a retrouvé la confiance et de l'attention auprès des puissances étrangères".

Si "les cafouillages lors du processus de vote qui ont donné une piètre image" et "la surprise due au fait que Michel Aoun n'ait pas été élu au premier tour" ont "dispersé l'attention", le discours d'investiture du président nouvellement élu "a remis la présidentielle sur les rails". Par ailleurs, an-Nahar estime que les consultations parlementaires, préludes à la formation du gouvernement, s'annoncent "très chaudes".

Plusieurs éditorialistes du quotidien ont publié leur billet comme Daoud Sayegh qui estime que l'élection de M. Aoun constitue "une chance de revenir aux fondamentaux", Sarkis Naoum qui analyse le discours d'intronisation de Michel Aoun ou Rosana Bou Mounsef qui se demande si "un nouveau Michel Aoun est-il né".

 

(Lire aussi : Aoun président, mais l’incertitude reste de mise)

 

"Le mandat de l'entente"
Pour le journal proche du 8 Mars, as-Safir, "les 'peuples' libanais saluent leur nouveau président, entre joie et peur". "Michel Aoun n'a pas seulement remporté l'élection présidentielle, mais il a réalisé un rêve qui lui échappait depuis trois décennies", estime le quotidien, saluant également le discours d'investiture "basé sur la protection de l'accord de Taëf et la résistance" qui "satisfait toutes les parties".

Elie Ferzli, plume régulière de la publication, revient sur la séance électorale qui a vu, selon lui, "Aoun passer outre l'école des agitateurs". Pour Imad Marmal, "la priorité de Aoun sera la recomposition du pouvoir". Claire Chakr décrit, elle, le mandat du président Aoun comme "le mandat de l'entente".

 

(Biographie : De l'armée à la présidence de la République, le parcours de Michel Aoun en images)

 

"Le président de la majorité populaire"
Pour le quotidien proche du Hezbollah, al-Akhbar, Michel Aoun est "le président de la majorité populaire". Dans un éditorial intitulé "Les perdants et les opiniâtres", le rédacteur en chef Ibrahim el-Amine écrit que si "les Libanais vont être occupés par la formation du premier gouvernement de l'ère Aoun", "les formations politiques, entre vainqueurs et perdants, vont devoir passer au révélateur".

Le quotidien assure par ailleurs que le Hezbollah ne proposera pas le nom du chef du courant du Futur, Saad Hariri, pour le poste de Premier ministre. Mayssam Rizk est revenue sur la séance électorale, décrite comme "la plus longue et la plus lourde". Sur ce sujet, Hadil Farfour rappelle que l'équipement pour passer au vote électronique existe depuis 12 ans au siège du Parlement, mais qu'il n'est pas utilisé.

 

(Lire aussi : 1988 - 2016 : Michel Aoun en 16 "petites phrases")

 

PRESSE ÉTRANGÈRE

 

"La démocratie libanaise est morte"
Pour le quotidien français Le Monde, l'élection de Michel Aoun constitue "une victoire par défaut du camp pro-iranien". "Le désinvestissement de l’Arabie saoudite vis-à-vis du pays du Cèdre a facilité l’accession à la fonction suprême de l’ancien général, soutenu par le Hezbollah", écrit Benjamin Barthe. Pour Le Figaro, l'élection de M. Aoun couronne "un demi-siècle d'opiniâtreté pour conquérir la présidence". Bachir el-Khoury va plus loin sur le site Slate.fr en titrant  "La démocratie libanaise est morte".

Pour le quotidien britannique The Guardian, "les députés libanais ont élu à la présidence un fort allié de l’Iran, mettant un terme à une impasse politique nourrie par la profonde rivalité entre Téhéran et l’Arabie saoudite".

Les titres de la presse américaine pointent également du doigt une victoire de Téhéran.
Pour le Washington Post, "l’arrivée de Aoun à Baabda permet ainsi à Téhéran d’interférer davantage dans les affaires libanaises". Pour le New York Times, "la conclusion de la bataille présidentielle est une petite victoire pour l’Iran dans sa bataille régionale contre l’Arabie saoudite."

 

Lire aussi
Coup au but, l’éditorial de Issa Goraieb

 

Et nos reportages
La séance parlementaire, entre vexations, plaisanteries et solennité

Une centaine de pas pour exorciser 26 ans de séparation

Au QG du CPL, à Sin el-Fil, le rêve devient réalité

À Haret Hreik, effervescence, déception puis euphorie se succèdent

À Hadeth, place à l'euphorie

De la place Sassine à la place des Martyrs, une même euphorie

Beyrouth, entre atmosphère festive, ironie et lassitude

À Meerab, une journée placée sous l'effet de la réconciliation

À Tripoli, le silence de la protestation

 

Diaporama
Le Liban a un président : la journée en images

À la une

Retour à la Une

Vos Commentaires

Chère/cher internaute,
Afin que vos réactions soient validées sans problème par les modérateurs de L'Orient-Le Jour, nous vous prions de jeter un coup d'oeil à notre charte de modération en cliquant ici.

Nous vous rappelons que les commentaires doivent être des réactions à l'article concerné et que l'espace "réactions" de L'Orient-Le Jour, afin d'éviter tout dérapage, n'est pas un forum de discussion entre internautes.

Merci.

 

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

ON SE DEMANDE PEUT-ETRE POURQUOI J,AI CHANGE ET JE DEDIE MEME UN POEME AU NOUVEAU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE. LES DEUX LIGNES QUI PRECEDENT LE POEME LE DISENT CLAIREMENT...

RE-MARK-ABLE

Quelques heures après l’élection du PHARE Aoun à la tête de la République libanaise, le chef du CPL Gebran Bassil a affirmé que la victoire a été réalisée grâce à la persévérance de Michel Aoun et à la position du Sayed Hassan Nasrallah.

S’adressant à Sayed Nasrallah, Bassil a lancé: « Nous n’avons jamais douté de votre honnêteté, Ô maitre de la fidélité ».

Commentant le respect d’engagement de Sayed Nasrallah envers l’élection du Phare Aoun, Bassil a ajouté: « votre position ne reflète pas seulement votre fidélité, mais aussi votre attitude sincère. Tous les Libanais doivent se rendre compte qu’il y a toujours une morale dans la politique ».

M.Bassil qui a succédé au président Aoun à la tête du CPL a en outre expliqué que : « la position de notre parti lors de la guerre israélienne contre le Liban relevait de notre conviction et de notre devoir; sans attendre quelque chose en retour ».

Les propos de Bassil interviennent lors d’une cérémonie organisée par le CPL, lundi soir, en hommage à l’élection du général Michel Aoun.

Chantent chantent les merles ça ne fera pas revenir le mauvais temps..

ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

Ce qu'elle en dit ?
Souvent, que c'est nullissime pour ce pays !

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

SUITE AU DISCOURS D,INVESTITURE DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE LE GENERAL MICHEL AOUN, JE LUI DEDIE CE POEME.

PHENIX RENAIT DE SES CENDRES

QUAND DU DRAGON LA FILLE, HYBRIDE REDOUTABLE,
D,INNOCENTS LIBANAIS EUT ASSOUVI SA FAIM,
CONTENANT LA FUREUR DE SA RAGE EFFROYABLE,
ELLE QUITTA LES LIEUX DE SON MORNE FESTIN.

LE CEDRE DONT LE FRONT S,ETAIT TERNI DE RIDES,
AUX MASSACRES DE SES INFORTUNES ENFANTS,
RECOUVRIT SA STATURE ET DIGNITE LUCIDES,
QUE N,AVAIENT PU FLECHIR LES SIECLES ET LES TEMPS.

LE BROUILLARD QUI COUVRAIT LA MONTAGNE SANGLANTE,
SOUDAIN, SE DISSIPA. DANS LES COEURS REPENTIS,
D,UNE LUEUR D,ESPOIR NAQUIT LA FOI FERVENTE
DE REVOIR S,ACCORDER LES FRERES ENNEMIS.

LA CONCORDE ARRIVA, QUI, CHEVAUCHANT PEGASE,
PARCOURUT SANS RELACHE ENCLOS, PLAINES ET MONTS,
ET, CHASSANT DU PAYS LA CHIMERE EN EXTASE,
ELLE RENDIT LA PAIX AUX COEURS DES INNOCENTS.

ET AUJOURD,HUI :

DE LA MONTAGNE QUI SURPLOMBE LE RIVAGE,
UN VENT DE RENOUVEAU SOUFFLE SUR LE LIBAN ;
L,AIGLE AUX AILES BRISEES, QUI GISAIT SUR LA PLAGE,
S,ELANCE DANS LES AIRS, D,UN VIGOUREUX ELAN !

ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

Ce "qu'on" en dit ?
Mais que ce fut tout un art, et grâce à ce bazar se place ; haute comme un savoir ; la grossière.... ignorance !

M.V.

le "Monde " exprime parfaitement les sentiments des perdants socialistes français au M.O....Il manque tout de même ....une dimension géopolitique importante dans ce blablas journaleux de gauche ....! c'est qu' UNE PAIX REGIONALE SE DESSINE....car depuis 50 ans les USA , la France +l'UE et les rats palmito ...sont en train de perdre leurs zones classiques "d'influence" ..., avec peut être le sentiment diffus ...que le Liban devient plus adulte et plus important dans l'équation de la paix ...car pour eux c'est un fiasco de plus à ajouter à leurs triste bilan diplomatique ....par contre, coté nouvel espace géopolitique qui se dessine ...Liban , Iran , Russie , Turquie, Egypte, et dans les autres pays .....la dynamique parait aussi plus ferme et bien orientée....

Dernières infos

Les signatures du jour

Les + de l'OLJ

1/1

Les articles les plus

x

Pour enregistrer cet article dans votre dossier personnel Mon Compte, vous devez au préalable vous identifier.

6

articles restants

Pour déchiffrer un Orient compliqué