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Liban

L’AUB fête ses 150 ans : 50 élèves méritants des écoles publiques sont totalement pris en charge

Universités

L'Université américaine de Beyrouth, l'un des plus anciens établissements d'enseignement supérieur dans le pays (avec l'Université Saint-Joseph), célèbre cette année son 150e anniversaire. À cette occasion, « L'Orient-Le Jour » publiera une série d'articles reflétant les acquis de l'AUB sur différents plans. Dans un premier article, nous évoquons le cas des bourses octroyées, grâce à un programme de l'Usaid, à une cinquantaine d'élèves méritants provenant des écoles publiques.

06/10/2016

Chaque année depuis 2011, l'Université américaine de Beyrouth (AUB) assure des bourses, grâce à un programme de l'Usaid, à cinquante élèves ayant brillamment réussi leurs études scolaires dans des écoles publiques. L'Usaid a versé 42 millions de dollars jusqu'à présent, soit près de six millions de dollars par an, pour financer un projet visant à permettre aux élèves des écoles publiques les plus brillants de suivre des études universitaires à l'Université américaine de Beyrouth (AUB). Intitulé USP (University Scholarship Program), ce projet prend entièrement en charge les élèves sélectionnés, assurant le paiement de leur scolarité, leur séjour dans les résidences du campus, l'achat de leurs livres, ordinateurs et tout le matériel dont ils ont besoin, ainsi que leur argent de poche (500 dollars par mois).

La première promotion de l'USP, toutes facultés confondues, a reçu les diplômes l'année dernière. Mme Samar Harkous et M. Malek Tabbal, responsables du projet parrainé par l'Usaid, racontent l'aventure de cette bourse universitaire qui a permis et qui permet actuellement à 250 étudiants venant des écoles publiques de suivre des études à l'AUB.

« La première année, nous avons reçu plus de 800 demandes. Et puis ça a commencé, petit à petit, à s'élaguer. Les jeunes ont remarqué que seuls ceux qui ont d'excellentes notes sont sélectionnés. Chaque année, en été, nous retenons 250 candidatures et nous passons les mois de juillet et d'août à faire des interviews afin de sélectionner 50 candidats », souligne M. Tabbal, notant que « mis à part les notes que les élèves ont obtenu dans leurs écoles, nécessairement publiques, nous respectons des quotas relatifs au genre (égalité garçons/filles), aux régions et aux communautés du pays ».

« Lors des entretiens oraux, nous posons des questions relatives, notamment, à l'engagement social et aux projets qu'ils ont réalisés, indique de son côté Mme Harkous. Une fois qu'ils sont sélectionnés, nous les suivons jusqu'au bout. Des cours de mise à niveau en anglais leur sont dispensés. Près de 75 % des élèves sélectionnés en ont besoin. Nous leur organisons des ateliers qui touchent à tous les sujets. Nous leur apprenons comment gérer et utiliser leur argent de poche. Nous leur fournissons des adresses où ils peuvent par exemple acheter des vêtements à la mode et pas chers », souligne Mme Harkous quand on lui demande si les différences sociales à l'AUB ne jouent pas contre des boursiers venus des écoles publiques et de milieux moins nantis. « Nous sommes là pour eux, nous les accompagnons jusqu'au bout. Comme ce sont des bûcheurs et des cracs, leur présence hausse le niveau des notes de certaines classes. De plus, ils sont fiers de leur origine », ajoute-t-elle.

 

(Pour mémoire : Un programme spécial d’intégration pour les étudiants étrangers à l’AUB)

 

Le programme leur dispense notamment des ateliers relatifs au leadership, à l'écriture de CV et de lettres de motivation. « Ils savent aussi qu'en étant sélectionnés, ils doivent prendre part à des activités sociales et faire partie des clubs de l'université, qu'ils choisissent selon leurs intérêts », poursuit-elle.
M. Tabbal souligne dans ce cadre : « Ces élèves doivent, lors de leur présence à l'université, créer en groupe un projet utile à leur communauté. Nous les encourageons aussi à créer eux-mêmes leur propre emploi une fois qu'ils sont diplômés. Un élève de la première promotion, originaire de Zghorta, a fondé sa propre ONG », affirme M. Tabbal, notant que de nombreux étudiants bénéficiant de la bourse de l'Usaid figurent régulièrement au tableau d'honneur de l'AUB.

« Depuis 2011, nos élèves réussissent brillamment à l'université, relève M. Tabbal. Ceux qui ont décidé de lâcher, estimant qu'ils ne pourront pas s'adapter, se comptent sur les doigts d'une seule main », souligne-t-il en conclusion.

 

Pour mémoire

À l'USJ, le président de l'AUB fait l'éloge des deux grandes universités

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