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Culture

La panthère envoûte le vieux port

Festival de Byblos

Les années 80 ont créé de véritables bêtes de scène, comme Grace Jones, qui continuent avec charisme et talent à réveiller notre nostalgie et à en remontrer à la nouvelle génération.

25/07/2016

Le prochain concert du Festival de Byblos s'annonce très très bien puisque après celui très énergique de Kenny G (60 ans) et celui électrisant de Grace Jones hier soir (68 ans), se présentera Maxime Leforestier (67 ans). Les papys font vraiment de la résistance... Alors que la foule très internationale se dépêchait de rejoindre sa place, on sentait l'attente monter et les souvenirs remonter. Évidemment, tous les parents expliquaient à leurs enfants qu'ils avaient rencontré la panthère qui au Studio 54 à New York, qui aux Bains Douches ou au Palace à Paris. C'est beau, parfois, l'autopersuasion.
Le corps peint à la fois en motifs tribaux et en hommage à son ami Keith Haring, la sublime Grace se présente sur un Nightclubbing étonnement calme, mais offrant un hommage à la femme libanaise, chaussée sur du 15 cm.
Dans une mise en scène un peu déroutante, elle disparaît entre chaque morceau pour se changer. L'artiste, actrice jusqu'à la moelle (qui a pu l'oublier, surtout, dans A View to a Kill, avec un Roger Moore et un Christopher Walken tétanisés par son regard), en joue, en gardant le contact avec son public et en commentant ses allées-venues. On apprendra ainsi qu'elle a mangé du poisson un peu « étouffe-chrétien », que sa veste la serre, ou encore qu'elle s'y connaît en « amour à la française ». Pour ceux qui se poseraient la question, il est évident que la Jamaïquaine siffle sous la douche.
Grace Jones va interpréter 11 titres, dont la plupart de ses tubes, comme I've seen that face before, Pull up the bumper, Williams Blood ou encore La Vie en rose qui aura réveillé une salle alors plus conquise que participante. Devant des milliers de danseurs/filmeurs qui suivront la fin du concert sur leurs écrans et pas sur la scène, pourtant devant eux, l'artiste finira son diva-show avec Slave to the Rythm, coiffée en drag-queen, créatures de cette nuit qu'elle aura participé à réinventer, constamment, du haut de sa personnalité hors normes, de sa générosité de plus en plus rare, et de son talent, juste immense.


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