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L’informatique, une spécialisation vaste et dynamique

L'informatique peut mener à différents types d'emplois. Archives AFP

« L'informatique est un domaine dynamique en constant changement, qui ne risque pas de mourir et qui fait partie du futur. »

23/03/2016

Jean Abou Assi, 30 ans, enseignant et expert en stratégie informatique et sécurité, décrit l'informatique comme étant un domaine « extrêmement vaste et dynamique ».
« L'informaticien peut, après ses études, travailler dans le secteur des télécommunications, de la finance, dans une boîte de conseil, des compagnies d'implémentation de technologie ou de développement de logiciels... Il peut aussi faire du développement d'applications, de l'audit informatique ou devenir technicien en réseaux, en systèmes d'information ou en sécurité », explique l'expert.
« Au sein même de l'institution qu'il choisit, la position de l'informaticien peut varier. Par exemple, au sein d'une banque, il peut travailler dans le support technique, dans le développement, ou même gérer une équipe ou des projets », poursuit-il.

Après avoir obtenu une licence en informatique, en télécoms, en maths ou autres, l'étudiant peut donc se diriger vers un master professionnel en développement, sécurité, en gestion informatique bancaire... ou encore passer à l'ingénierie informatique. Cependant, note Jean Abou Assi, une personne avec un background en télécommunications est plus limitée dans ses choix. « Au Liban, les compagnies de télécoms sont au nombre de trois (Ogero, alfa et touch). Leurs offres d'emplois ne sont donc pas nombreuses. De même, les entreprises qui travaillent dans les réseaux se comptent sur les doigts de la main », explique-t-il. Le domaine du développement (des applications mobiles ou web et leur optimisation) est, en revanche, le plus vaste.

Jean Abou Assi a, quant à lui, obtenu sa licence en télécommunications et informatique à l'Inci (Institut national de la communication et de l'information), à l'USJ. Il s'est ensuite orienté vers un master en sécurité des systèmes et réseaux, à l'Esib. Après ces études, il a commencé à travailler dans le conseil en sécurité. « Mon travail consistait à sécuriser les systèmes, les applications et les réseaux. Mes clients étaient des banques, des opérateurs, des boîtes d'assurances... » dit-il. Le jeune homme a ensuite dirigé une équipe de consultants avant de devenir employé dans une banque. « J'étais chargé de sécuriser le système informatique de la banque contre les virus ou les attaques de hackers... C'est un domaine dynamique, mais la responsabilité est énorme », note-t-il. Aujourd'hui, Jean Abou Assi s'occupe de la transformation digitale dans le secteur financier.

Cependant, note-t-il, si les études qu'il a suivies étaient valides en 2007, elles ne le sont plus en 2016. « Notre domaine évolue rapidement. Par exemple, lorsque j'ai commencé à travailler, il n'y avait pas d'iPhone, et les notions de média social, de cloud et de digital n'existaient pas. Aujourd'hui, le smartphone et ses applications sont devenus essentiels dans notre quotidien », souligne-t-il.

Pour confronter ce problème, l'expert assure que les formations continues sont nécessaires, surtout en attendant que les cursus universitaires s'adaptent de plus en plus à la technologie et au marché. Il convient de noter que Jean Abou Assi favorise les universités qui suivent un système américain. « La langue française n'est pas adaptée à la technologie, les mots que nous utilisons sont en anglais, les codes que nous écrivons aussi », explique-t-il.
D'ailleurs, dit-il, pour devenir informaticien, il faut évidemment être bon en maths et physique, mais il faut surtout avoir l'esprit ouvert et accepter le changement.

 

Quelles sont les contraintes du métier au Liban ?

« Nombreuses sont les boîtes qui ne considèrent pas encore que l'informaticien est un élément principal dans la société. De plus, l'avancement pour arriver à des postes élevés de management, lorsqu'on a uniquement un background en informatique, est difficile », affirme Jean Abou Assi. Il indique également que la rémunération d'un informaticien qui débute n'est pas très élevée parce que « pendant les deux à trois premières années de travail il apprend son métier ». La motivation qu'apporte le métier ? « C'est un domaine dynamique, en constant changement, qui ne risque pas de mourir et qui fait partie du futur », dit-il.

Selon lui, le salaire moyen au Liban pour un junior varie entre 1 000 et 1 200 dollars (à Dubaï 3 500 dollars, en Afrique 2 500 dollars, en Europe 3 000 euros). « Après, tout dépend de chacun, les hommes les plus riches au monde, Bill Gates et Mark Zuckerberg, sont des informaticiens », conclut-il.

 

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