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Les rebelles déboussolés par les frappes russes, l'EI à la lisière d'Alep

Syrie

L'armée syrienne, revigorée par les frappes russes et l'appui du Hezbollah, intensifie sa chasse aux rebelles à Hama et Lattaquié.

OLJ/AFP
09/10/2015

Le groupe Etat islamique (EI) a pris position vendredi à la lisière d'Alep, deuxième ville de Syrie, grâce à une percée éclair contre les rangs des rebelles déboussolés par les frappes russes qui les visent principalement.
L'organisation jihadiste a par ailleurs a tué un général des Gardiens de la révolution, les troupes d'élite iraniennes, lors d'un bombardement sur l'aéroport militaire de Kweires, dans l'est de la province d'Alep.

Dans ce conflit complexe impliquant une multitude d'acteurs, les raids de Moscou ciblent pour le moment principalement les groupes rebelles hostiles au régime et le Front al-Nosra, branche syrienne d'el-Qaëda, et seulement marginalement l'EI. L'intervention de Moscou, entamée le 30 septembre, est critiquée par l'Occident qui l'accuse de vouloir secourir son allié Bachar el-Assad plutôt que de combattre les jihadistes.

Profitant des frappes russes sur les rebelles, l'EI a avancé rapidement en direction d'Alep, sans être visé par les raids, après avoir chassé des groupes insurgés rivaux de localités au nord de cette ville, a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). Il y a eu des dizaines de morts, a ajouté l'ONG. "L'EI a profité de la confusion dans les rangs rebelles frappés par les Russes. Les jihadistes sont désormais près de la ligne de front avec les troupes du régime de Bachar el-Assad", a ajouté le chef de l'OSDH.

(Lire aussi : Le mystère des Toyota de l'EI)

 

L'EI "aux portes d'Alep"
Dans un communiqué, l'EI a affirmé avoir "pris le contrôle de vastes régions au nord d'Alep" et être "aux portes d'Alep",
Le groupe ultra-radical, qui s'est emparé de la moitié du territoire syrien et sévit également en Irak voisin, se trouvait à un peu plus de 10 km de la périphérie nord de la ville et à 3 km de la zone industrielle de Cheikh Najjar, aux mains du régime, selon l'OSDH.

L'ancienne capitale économique de Syrie est divisée depuis juillet 2012 entre des secteurs ouest aux mains du régime et secteurs est sous contrôle de plusieurs groupes insurgés, dont le Front al-Nosra et ses alliés islamistes et des rebelles locaux. Ces derniers sont maîtres de la plus grande partie de la province d'Alep, l'EI n'est présent que dans le nord de cette province et le régime contrôle dans l'est une route clé reliant Alep à Homs.

Pour Thomas Pierret, spécialiste de la Syrie à l'université d'Edimbourg, "les Russes concentrent leurs attaques sur les rebelles et ne frappent que très marginalement l'EI".
La coalition internationale dirigée par Washington et qui frappe les jihadistes depuis plus d'un an en Syrie "n'est pas non plus très active contre l'EI dans cette région (d'Alep). Cette coalition a annoncé vendredi avoir mené un raid sur Alep et un autre sur Raqqa la veille.
La réactivité de l'EI est due à l'efficacité de sa chaîne de commandement et au dévouement de ses combattants", estime M. Pierret.

(Lire aussi : « Hajj Poutine est mieux que Hussein Obama »)

 

"Protéger le territoire du régime"
Sur un autre front, l'armée syrienne, revigorée par les frappes de son allié russe et l'appui du Hezbollah, a intensifié sa chasse aux rebelles dans des régions du nord-ouest où les combattants de l'EI ne sont pas présents. Mercredi, l'armée du régime a lancé une vaste offensive pour reprendre le territoire perdu, avançant dans des secteurs des provinces de Hama (centre) et de Lattaquié (ouest).

Le Kremlin a assuré que l'opération russe "se poursuivra tout au long de l'offensive des forces syriennes".
"Cette campagne vise en premier lieu à protéger le territoire du régime (à Hama et Lattaquié), puis de contre-attaquer pour reprendre la province d'Idleb (entièrement conquise par une coalition composée d'al-Nosra et des rebelles islamistes) en remontant vers le nord", selon l'OSDH.
L'un des enjeux est Sahl al-Ghab, une plaine stratégique à Hama où les insurgés avaient avancé, menaçant Lattaquié. Ces derniers sont actuellement bombardés par les Russes.

 

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LES RUSSES NE VISENT PAS DAESCH ! PAR LEURS BOMBARDEMENT DES AUTRES ORGANISATIONS REBELLES ILS LAISSENT AVANCER L'E.I. ET LES ABRUTIS OCCICONS ROUSPÈTENT... : AVANCE OU PIÈGE... ON LE SAURA... LA CONNIVENCE TOUJOURS À L'HONNEUR !!!

Bery tus

je vous le dis et je vous le redis ... il y a connivence de tous les protagonistes internationaux .... ce que fait LA RUSSIE auj c'est la bataille de la derniere chance .. et avec toutes cette puissance de feu chou 2al l'iran nouvelle puissance regional, avec les russe puissance mondial haha et bientôt la chine et il trouve le temps de perdre un GENERAL !!

FAKHOURI

Mais ou est la fabuleuse armée syrienne et la flambante milice Hezbollah ?
Beaucoup de tapage autour de l'intervention russe
et peu de résultats

ACE-AN-NAS

Et qu'en et il des fappes foireuses de la "coalition" des occicons(haha) depuis un an et demi ??
a la base c'etait fait pour ca non ?? lol..les jaloux envieux .VA!

ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

Läamâh, malgré les "frappes" russes de pacotille et malgré toutes leurs dissensions internes à ces djihadistes, les bääSSyriens et leurs séides chïïtes du Liban reculent toujours ! Leur débâcle finale est donc toute proche, à coup sûr. Khâââï !

ACE-AN-NAS

Les attaques francaises c'est du pipeau .

Les sources bien informées, en Syrie, font état de divergences profondes entre les bacteries, qui s’entre-tuent, désormais, non seulement, au Sud de Damas, mais aussi, dans d’autres régions du pays.
Selon Al-Mayadeen, le groupe infecte nosra est touché plus que les autres par ces divergences.
nosra est divisé en 3 infections, dans les régions du Sud-Est de la Syrie, où il s’affronte aux autres bacteries. Mais les divergences ne se limitent pas aux bacteries, aux alentours de Damas. Les mêmes sources font part d'accrochages entre le Front nosra et le groupe infecte Noureddin al-Zanki, à Rif d'Alep, au Nord syrien.

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