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À La Une - Revue De Presse

Discours de Hariri : vide de contenu pour les uns, important à l'échelle régionale pour les autres

Le chef du Hezbollah qui se prononce en soirée pourrait répondre aux critiques formulées à l'encontre de sa formation par le leader sunnite.

Lors de son discours commémorant samedi les dix ans depuis l'assassinat de son père Rafic Hariri, Saad Hariri n'a pas hésité à critiquer l'intervention militaire du Hezbollah en Syrie. Photo M. Assaf

Le discours prononcé par l'ancien Premier ministre libanais Saad Hariri lors des commémorations organisées pour le dixième anniversaire de l'assassinat de son père Rafic Hariri samedi n'a, sans surprise, pas fait l'unanimité des éditorialistes libanais. Pour ceux qui sont proches de sa formation, le Courant du Futur, et de la coalition du 14 Mars, la dimension régionale de l'allocution est significative.

Johnny Mnayyar du quotidien al-Joumhouria, proche du 14 Mars, remarque ainsi que « la visite actuelle (au Liban, ndlr) de Saad Hariri a des objectifs (...) d'ordre régional par excellence, (...) dévoilés lors de son discours minutieusement préparé ».

Le leader sunnite n'avait pas hésité à critiquer le Hezbollah et son intervention militaire en Syrie. « Nous ne permettrons pas au Hezbollah de décider de la guerre et de la paix », avait-il lancé lors de son discours. Face à cette situation, M. Mnayyar estime que « M. Hariri a affirmé ses positions, et attendait à présent la réponse du Hezbollah » dont le secrétaire général, Hassan Nasrallah, doit prononcer un discours en soirée. L'ancien Premier ministre aurait, selon Johnny Mnayyar, deux options : soit rester au Liban pour piloter le dialogue entre les deux partis, soit retourner en exil si la réponse de Hassan Nasrallah, qui doit s'exprimer lundi soir, est négative.

 

(Lire aussi : En dépit de tout, la dynamique du dialogue reste la plus forte)

 

Même son de cloche pour Charles Jabbour, du même quotidien, qui estime que « les adversaires de M. Hariri vont inscrire son discours dans le cadre du conflit qui dépasse le Liban. » Il souligne aussi que « le terme +dialogue+ est probablement le plus utilisé dans le discours de Saad Hariri ». Il note que du côté du Courant du Futur, il n'y a pas de changement majeur depuis que celui-ci a accepté de siéger aux côtés du Hezbollah au sein du gouvernement ».

Pour Rozana Bou Mounsef du quotidien an-Nahar, également proche du 14 Mars, « les commémorations (...) ont dépassé leur cadre habituel ». Elle souligne l'importance de la présence de Saad Hariri à Beyrouth lors de l'événement. Le discours de l'ancien Premier ministre a été « une nécessité pour le pays, la communauté sunnite et les partisans du 14 Mars », estime-t-elle, avant de souligner à son tour « la dimension régionale » de l'allocution, qui reflète la volonté de modération parrainée par l'Arabie saoudite ».

Pour Bassima Atoué, journaliste au journal al-Mustaqbal, l'organe de presse du parti, le discours se résume bien par le slogan +Je suis un fanatique de la modération+ lancé par le leader sunnite, qui « représente la feuille de route qu'il veut appliquer pour la période à venir ».

 

(Lire aussi : Répondra, répondra pas aujourd'hui à Hariri ? Nasrallah entretient le suspense)

 

Pour les détracteurs de Saad Hariri, ni son discours, ni sa présence personnelle à Beyrouth pour assister aux commémorations, n'ont apporté quoi que ce soit de nouveau au Courant du Futur ou à la coalition qui s'oppose au régime syrien.

Mayssam Rizk, du quotidien pro-Hezbollah al-Akhbar, estime ainsi que « la présence de Saad Hariri a évité aux commémorations de paraître fades. (...) Le leader sunnite n'a rien apporté de nouveau » et évoque un discours prévisible et répétitif. L'éditorialiste reconnaît toutefois la dimension régionale du discours de Saad Hariri « qui ne figurait pas dans ses allocutions lors des précédentes commémorations ».
Pour Claire Chokr du journal as-Safir, le Courant du Futur fait face à « une crise de discours », et malgré les tentatives du parti de pallier cette crise, « nombreux sont ceux qui sont sortis des commémorations en se posant la question suivante : +où allons-nous ?+ ».

 

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Le discours prononcé par l'ancien Premier ministre libanais Saad Hariri lors des commémorations organisées pour le dixième anniversaire de l'assassinat de son père Rafic Hariri samedi n'a, sans surprise, pas fait l'unanimité des éditorialistes libanais. Pour ceux qui sont proches de sa formation, le Courant du Futur, et de la coalition du 14 Mars, la dimension régionale de l'allocution est significative.
Johnny Mnayyar du quotidien al-Joumhouria, proche du 14 Mars, remarque ainsi que « la visite actuelle (au Liban, ndlr) de Saad Hariri a des objectifs (...) d'ordre régional par excellence, (...) dévoilés lors de son discours minutieusement préparé ».
Le leader sunnite n'avait pas hésité à critiquer le Hezbollah et son intervention militaire en Syrie. « Nous ne permettrons pas au Hezbollah de décider de la guerre et...
commentaires (5)

GARNI OU VIDE... LÀ N'EST PAS L'ESSENCE ! CONTRE L'OFFENSIVE... ON N'AVANCE QUE LA DÉFENSIVE !!!

La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

21 h 15, le 17 février 2015

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Commentaires (5)

  • GARNI OU VIDE... LÀ N'EST PAS L'ESSENCE ! CONTRE L'OFFENSIVE... ON N'AVANCE QUE LA DÉFENSIVE !!!

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    21 h 15, le 17 février 2015

  • NI L'UN NI L'AUTRE.

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    04 h 14, le 17 février 2015

  • IL FERAIT BIEN DE RENCONTRER LE SAYYED ET PARLER LOGIQUE... AUJOURD'HUI... EN ÉVALUANT LES NOUVELLES DONNÉES SUR LES TERRAINS... CANNIBALES INCLUS... ET LES DANGERS QUI PÈSENT SUR LE PAYS !!!

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    18 h 25, le 16 février 2015

  • Faut il parler d un looser? On ne tire pas sur une ambulance de peur de faire du mal aux malades .

    FRIK-A-FRAK

    17 h 54, le 16 février 2015

  • Evidemment, le discours de Saad Hariri n'a pas le même retentissement que les discours fleuves de Hassan Nasrallah, il lui manque les ingrédients indispensables telles les salves nourries de fusées et autres armes de guerre de tous les calibres tirées dans le bleu du ciel bleu du Liban et qui étaient destinées auparavant pour libérer la Palestine... Oui, oui la Palestine.

    Annie

    15 h 29, le 16 février 2015

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