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Le Liban en 2014

Les 18 moments forts de l'année culturelle libanaise

Rétrospective
05/01/2015

Démarrée avec quelque peu de lenteur, l'année 2014 n'augurait pas grand-chose, culturellement comme ailleurs. Les artistes locaux semblaient avoir mis l'inspiration au point mort. L'arrivage de talents internationaux pour les festivals a pâti des raisons sécuritaires. Entre la frilosité des uns et la panne sèche des autres, peu d'événements ont enthousiasmé les foules. Mais, fort heureusement, les douze mois, et notamment les trois derniers, ont quand même été marqués par quelque temps forts, des découvertes, des innovations, de belles promesses. Le feu qui couvait sous la cendre a explosé (parfois) en un beau feu d'artifice de talents. Retour en flash-back, et en vrac, sur quelques-uns de ces beaux moments.

 

 

Les photomontages d'Alfred Tarazi ceinturent les murs du Pavillon libanais.

 

- L'art contemporain libanais arrive jusqu'à Singapour

Il faut parfois regarder de loin pour mieux voir. Et même des fois aller très loin pour se rendre compte de certaines choses. Du dynamisme et de la vitalité de la scène artistique libanaise par exemple, que  la Foire d'art de Singapour aura contribué à révéler un peu plus à l'international !
Inaugurée par la projection de So Far So Close, le film vidéo de Roger Moukarzel sur le plus grand mur digital du monde, cette toute première foire en Asie dédiée à l'art de la région Me.Na.Sa a naturellement choisi de mettre à l'honneur le Pavillon libanais. Lequel, présentant les œuvres d'une douzaine de talentueux jeunes artistes du pays du Cèdre, a largement suscité l'intérêt des visiteurs de cet événement à l'autre bout du monde ! (05/12/2014)

 

 


Fadi Abi Samra, Bernadette Hodeib, Carole el-Hajj et Rodrigue Sleiman : des rapports civilisés à la débandade. Photo Fadel Itani

 

- Une réelle jubilation que cette "Majzara" (16/10/2014) ; la pièce de Yasmina Reza, Le Dieu du Carnage, réalisée par Carlos Chahine et adaptée en libanais par Randa el-Asmar, au théâtre Monnot, a connu de belles prolongations.

 

 

El Rass & Munma, quand le texte épouse la musique dans une moulure nouvelle. Photos Myriam Boulos.

 

- Le Music Hall s'est mis à la note libanaise. Avec Bil 3arabé (1/10/2014). Beirut Open Stage a témoigné de la richesse de cette scène indépendante libanaise, de son multiculturalisme et a charrié des effluves musicaux nouveaux.

 

 

"L'hommage au grand poète, scénariste, écrivain et réalisateur italien Pier Paolo Pasolini"

 

-"Noise", à la galerie Artlab, est une série d'œuvres du jeune artiste iranien Morteza Khosravi, des toiles inspirées du film Salò de Pier Paolo Pasolini. Comme un coup de poing à la figure.

 

 

"J'ai faim", une société de consommation épinglée.

 

- Il a exposé sa récente série d'acryliques grand format baptisée "LOL" (23/09/2014). Un travail caustique qui épingle les grands stéréotypes de la vie moderne. Lui, c'est Khaled Takreti, plus fourmi que cigale.

 

 

Sawsan Bou Khaled brise les barrières des conventions théâtrales.

 

- Avec Alice (18/09/2014), Sawsan Bou Khaled a prouvé avec brio que le théâtre peut marier fantasmagorie, inventivité et émotions.

 

 

Après cinq ans d'absence, Yasmine Hamdan envoute le public libanais.

- Une fauve de scène que cette Yasmine Hamdan, la belle liane a offert au public libanais un concert envoûtant, de haut niveau, au Music Hall (Waterfront). (10/06/2014)

 

 

- Une exposition phare que celle des œuvres de Michel Basbous au Beirut Exhibition Center, entrée dans le monde imaginaire riche de l'un des sculpteurs fondamentaux de l'art moderne libanais. (20/09/2014)

 

 

 

Des festivaliers attachés aux racines de la musique libanaise.

-Sea, music and sun ! Les jeunes adorent et Wickerpark (9/9/2014), un festival Grassroot et écolo à Batroun, leur a offert un rendez-vous avec des groupes de renom libanais (tels que Mashrou' Leila) jordaniens ou canadiens.

 

 

Dan Reynolds tenant le drapeau libanais en chantant "Nothing left to say".

 

- Du premier "Hello habibiiii !" au dernier "On vous promet de revenir à la sortie de notre deuxième album", en agitant le drapeau libanais, les "Imagine Dragons" avaient le public "in the pocket", au Jounieh Festival. (09/07/2014)

 

 

Deux romantismes, également impétueux et tonitruants. Press photo.

- Angela Gheorghiu, accompagnée du pianiste Alexandru Petrovici, a offert au Casino du Liban, dans le cadre du Festival de Baalbeck, un bouquet d'arias et de lieds belcantistes multilingues. (1/08/2014)

 

 

Bryn Terfel et Monica Yunus accompagnés par l'Orchestre philharmonique libanais pour une soirée inoubliable. Press Photo

 

- Mozartien, verdien, wagnérien, Bryn Terfel est tout cela en même temps et ce chanteur hors norme a enthousiasmé les mélomanes. (02/08/2014)

 

 

L'Arte povera, reflet de la vie et de l'humanité, selon Pistoletto.

- Avec des chiffons, des bris de miroirs, de l'acier poli ou des couleurs basiques, l'Arte povera, reflet de la vie et de l'humanité, au sommet de son expression au Beirut Exibition Center (Biel)*, avec l'un de ses fondateurs

 

Joumana (Aïda Sabra) repasse son existence dans le tourbillon de la vie conjugale. Photo Danielle Choueiri Kassouf

- Aïda Sabra a offert un petit bijou de pièce : Men el-Ekhir (faut-il voir le mot anglais men dans ce titre arabe ?), un spectacle vif, incisif, drôle, mais aussi cruel. Bref, intense. Dans cette petite salle du Metro al-Madina.

 

 Une fosse d'orchestre inhabituelle. Photo Alicja Rogalska

- L'artiste Ilaria Lupo et le compositeur Joe Namy ont réalisé une performance inédite, une œuvre sonore et visuelle, une plongée dans le monde souterrain d'un chantier, de ses vacarmes, de ses bruits. Mais aussi du « peuple » qui l'habite, ces ouvriers qui le font trembler et le bâtissent.

 

Garou, un cœur (gros comme ça !) de rocker. Photo CK Focus

- Garou en clôture de Beirut Holidays a fait son "singing in the rain", pour cause de météo peu clémente, devant des milliers de spectateurs beyrouthins, heureux de cette double bouffée de fraîcheur dans un monde pris de folie.

 

 

Un dégingandé pétri de talents. Photo Press

- A Byblos, 7 000 spectateurs conquis par Stromae. Se déplaçant à toute vitesse, chantant, dansant, sautillant, faisant le zouave, l'ivrogne, la poupée, la victime... Il a enchaîné les titres à un rythme effréné.

 

 

- David et Nicolas : deux garçons dans le vent désignés par le New York Times comme « les étoiles montantes de la Milan Design Week 2014 ». Et qui, à tout juste 26 ans, ont déjà à leur actif plusieurs collaborations avec des maisons internationales d'édition de meubles et d'art de la table. Ainsi qu'une création, le Vase immergé, dans la collection permanente du Musée d'art contemporain de Shanghai. David Raffoul et Nicolas Moussalem, révélation de l'année, sont assurément des talents à suivre ! (15 /12/2014)

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