X

Culture

Toute première fois, « Bil 3arabé »

Liban
01/10/2014

Le MusicHall s'est mis à la note libanaise. Avec Bil 3arabé, Beirut Open Stage a témoigné de la richesse de cette scène indépendante libanaise, de son multiculturalisme et a charrié des effluves musicaux nouveaux.


La pluie, le dimanche, avait empêché ces jeunes musiciens de se produire le soir en plein air, mais cela n'a pas réfréné leurs ardeurs, notamment le producteur de l'événement, Élias Maroun, qui a réitéré la démarche malgré tous les risques que l'entreprise comprenait. La gageure était donc grande, mais le défi a été relevé. C'est alors sous le chapiteau du MusicHall Starco que ces neuf formations ont fait exploser la scène.

Riche en sensibilités, en harmonies nouvelles réinventées, cette scène libanaise en quête d'une identité nouvelle propre s'est appropriée l'espace et s'est exprimée dans son propre langage. Un langage démultiplié que le public découvrait avec un plaisir énorme. Certes, les groupes ainsi que l'audience auraient bénéficié d'une plus grande liberté en plein air au cours de ce concert qui a duré plus de quatre heures (interludes compris). Par ailleurs, il aurait été judicieux de raccourcir le programme qui s'étirait à la fin en longueur et qui a poussé le public à déserter son siège. Mais il n'en demeure pas moins que l'initiative était la première en son genre et elle était plus que louable. On a donc fait la connaissance de ces jeunes talents qui ne parviennent pas à s'exprimer à travers les créneaux « commerciaux ».


Quel plaisir donc de se balader à dos de chameau à Beyrouth avec Michelle et Noël K., de sonder les tonalités scandées alliées aux beaux textes du slam oriental d'El Rass et Munma, de redécouvrir Zeid Hamdan, le parrain de la scène musicale alternative. Seul ou avec Maryam Saleh, le compositeur-producteur à l'activité frénétique a chauffé l'ambiance. Saleh, elle, véritable diva punk venue d'Égypte, sorte de mélange de Tina Turner et Soad Hosni, et célèbre pour ses reprises des chansons révolutionnaires de Sheikh Imam, ne pouvait que s'allier à Hamdan, symbole de liberté artistique.

Un duo explosif où une musique égyptienne intense et intelligente épousait les influences du trip hop et du rock. Il était bon aussi de se déhancher avec le rap de Fareeq el-Atrash, la musique de Tanjaret Daghet ou de celle plus pop mais si simple d'Adonis, ou encore de s'émouvoir devant les premières tonalités en arabe de Safar qui présentait pour la première fois son programme dans la langue du terroir. Des performances intéressantes et puissantes auxquelles Carl Ferneiné devrait adhérer car sa tentative était passable. Mais ne dit-on pas qu'il y a une première à tout ?

 

Ecouter

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Pour mémoire

La scène du Music Hall sera « Bil 3arabé »

 

 

À la une

Retour à la page "Culture"

Vos Commentaires

Chère/cher internaute,
Afin que vos réactions soient validées sans problème par les modérateurs de L'Orient-Le Jour, nous vous prions de jeter un coup d'oeil à notre charte de modération en cliquant ici.

Nous vous rappelons que les commentaires doivent être des réactions à l'article concerné et que l'espace "réactions" de L'Orient-Le Jour, afin d'éviter tout dérapage, n'est pas un forum de discussion entre internautes.

Merci.

 

Sabbagha Antoine

Un peu de musique , bon pour changer l'ambiance maussade du pays .

Dernières infos

Les signatures du jour

Le Journal en PDF

Les articles les plus

Impact Journalism Day 2018
x

Pour enregistrer cet article dans votre dossier personnel Mon Compte, vous devez au préalable vous identifier.

6

articles restants

Pour déchiffrer un Orient compliqué