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Moyen Orient et Monde

L’armée irakienne reprend deux localités aux islamistes ; Assad lance un SOS

Terrorisme

Six Mirage et neuf Rafale de l'armée française seront livrés à la Jordanie pour lutter contre l'EI.

OLJ
24/11/2014

Des soldats irakiens appuyés par des miliciens chiites et des peshmergas ont attaqué hier deux localités contrôlées par des combattants de l'État islamique, cherchant ainsi à dégager le principal axe de la communication entre la capitale et la frontière iranienne. Des officiers peshmergas et de l'armée ont déclaré être entrés dans la ville de Jalawla, à 115 km au nord-est de Bagdad, que les forces irakiennes cherchent à reconquérir depuis août. « Le nombre de (combattants kurdes) peshmergas tués est de 20 et plus de 40 ont été blessés dans des combats contre (l'EI) et (par des) bombes à l'entrée et à l'intérieur (de la ville de) Jalawla et à Saadiyah », a déclaré au téléphone à l'AFP Mahmoud Singawi. Selon un haut responsable peshmerga, la présence des combattants islamistes menace les villes de Kalar et de Khanakine ainsi que les barrages et gisements pétroliers alentour.
Parallèlement, l'EI a tué une vingtaine de membres de tribus lors d'une attaque à al-Sijariyah, près de la ville irakienne de Ramadi, à une centaine de km à l'ouest de Bagdad, ont indiqué samedi un chef tribal et un officier de police. Rappelons que l'EI contrôle depuis janvier plusieurs quartiers de Ramadi, chef-lieu d'al-Anbar, province stratégique frontalière de la Syrie, où le groupe jihadiste est également actif. Dans une tentative de s'emparer de l'ensemble de la ville, le groupe sunnite extrémiste avait lancé vendredi une offensive majeure, bombardant le centre-ville, faisant exploser des voitures piégées et lançant des attaques de tous côtés. Différentes sources ont donné des versions contradictoires de l'attaque. Le ministère irakien de la Défense a pour sa part fait état de « violents affrontements » entre les forces de sécurité, des hommes de tribus et des miliciens progouvernementaux, d'un côté, et les jihadistes, de l'autre. L'EI a récemment exécuté plus de 250 membres de la tribu Albounimer qui le combat à al-Anbar. Les combats déclenchés vendredi à Ramadi sont les plus violents depuis juin. La ville est l'une des dernières zones urbaines encore partiellement sous le contrôle des autorités à al-Anbar et sa prise constituerait une importante victoire pour les jihadistes.

Amman au cœur du système
À l'international, six Mirage de l'armée française arrivent « dans les prochains jours » en Jordanie pour lutter en Irak contre l'EI, a indiqué hier le Premier ministre français Manuel Valls. « Les premiers éléments précurseurs (...) sont déjà en place, et certains sont encore arrivés ces dernières heures, c'est ce que j'ai voulu rappeler. La montée en puissance se poursuit avec l'arrivée des avions Mirage dans les prochains jours », a-t-il déclaré depuis Niamey où il est arrivé hier matin.
« L'objectif est d'avoir 6 Mirage 2000 à la fin de cette année » à Amman, où une base sera déployée en « accord avec les autorités jordaniennes » dans le cadre de « la lutte contre Daech », au nom de l'EI, a estimé M. Valls lors d'une conférence de presse. En plus des six Mirage, le ministre de la Défense français Jean-Yves Le Drian avait annoncé mercredi le déploiement des neuf Rafale basés aux Émirats arabes unis, pour lutter contre le groupe terroriste. « Les succès (sur le terrain face à EI) ne sont rendus possibles que parce qu'il y a un appui aérien de la coalition, et, dans la coalition, la France joue un premier rôle », avait dit M. Le Drian.
De son côté, le chef du Parlement irakien a affirmé que la Jordanie a un « rôle crucial » à jouer pour aider Bagdad à former et entraîner ses forces de sécurité dans la lutte contre l'EI. « Nous avons besoin du soutien du royaume jordanien dans la formation et l'entraînement de nos forces de sécurité », a ainsi déclaré hier Salim al-Jobouri devant la presse au cours d'une visite à Amman. La Jordanie est déjà membre de la coalition conduite par les États-Unis, qui mène des raids aériens contre des positions de l'EI en Irak et en Syrie. M. Jobouri a rappelé que la Turquie avait offert l'aide militaire de son pays à l'Irak pour lutter contre l'EI, au cours de la visite effectuée vendredi à Bagdad par le Premier ministre turc Ahmet Davutoglu.

L'attaque « la plus violente »
En Syrie, des combats opposaient hier des miliciens inféodés au régime syrien à des rebelles et des combattants d'el-Qaëda, qui ont lancé une attaque pour prendre deux villages chiites dans le nord du pays, selon une ONG. Mais les villages de Nebbol et de Zahra, situés dans la province d'Alep, sont assiégés par les rebelles depuis un an et demi, mais, samedi soir, les insurgés et des jihadistes du Front al-Nosra, branche syrienne d'el-Qaëda, sont passés à l'attaque, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). « Il s'agit de l'attaque la plus violente contre ces deux villages depuis le début de leur siège il y a un an et demi », a indiqué à l'AFP Rami Abdel Rahmane, directeur de l'OSDH. Alors que les rebelles avançaient dimanche au sud de Zahra, il a précisé que c'était la première fois qu'ils progressaient dans cette zone. Au moins huit rebelles et jihadistes et un civil ont péri dans les affrontements, d'après l'OSDH.
Pendant ce temps, à Damas, le président Bachar el-Assad a appelé la communauté internationale à faire pression sur les parrains des rebelles et des jihadistes, en référence notamment à l'Arabie saoudite et la Turquie, à trois jours de la visite d'une délégation gouvernementale chez l'allié russe pour discuter de la relance d'un dialogue avec l'opposition.

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ACE-AN-NAS

Les salafwahab de Daech ont lancé une offensive d'envergure à partir de sept axes contre la ville de Ramadi. Ramadi est le chef lieu de la province de Al Anbar située à 110 kilomètres de l'ouest de Bagdad. les bâtiments publics de la ville ont été pris pour cible des attaques aux mortiers. selon un responsable sécuritaire, cité par Al Madi press, " l'offensive de Daech a été lancé vers midi et avec le tir de sept missile Hawn contre un bâtiment public. les localités de Al Tamim, de Jassem, de Al Houz, de Hay al Aramal , de Setin ont été prises d'assaut. Cette vaste offensive,"planifiées par les sponsors de Daech " intervient alors que les tribus sunnites , les forces volontaires chiites et l'armée irakienne ont crée une force composée de milliers d'effectifs . cette force avance vers la localité stratégique de Hit et a réussi a libérer deux localités stratégique de Diyala. selon les analystes politiques , les Etats Unis semblent désormais déterminées à empêcher toute avancée anti Daech des forces populaires en Irak . les stratèges font remarquer le nettoyage total des régions chiites et kurdes de la présence de Daech . les combats contre Daech se déroulent en ce moment dans des régions à majorité sunnite entre les salafwahab de Daech et les forces populaires au nombre des quels figurent de nombreux sunnites . une guerre Daech VS sunnites est la pire des choses qui pourrait arriver à la stratégie pro terroriste des Etats Unis en Irak. dans la mesure où Daech est volontaireme

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