L'ancien Premier ministre libanais Saad Hariri (d), en compagnie du président français François Hollande (g), dans la cour de l'Elysée, le 7 octobre 2014. AFP/ ALAIN JOCARD
Le chef du Courant du Futur, Saad Hariri, reçu mardi avec tous les honneurs d'un hôte officiel au palais de l’Élysée par le président François Hollande, a souligné une nouvelle fois la priorité de l'élection d'un nouveau président de la République au Liban et assuré que l'accord franco-saoudien de trois milliards de dollars pour aider l'armée libanaise est "dans la bonne direction".
Des images retransmises par les chaînes de télévision locales ont montré M. Hollande attendant l'ancien Premier ministre libanais sur le perron de l'Élysée. Cette rencontre intervient à la suite de "concertations" triangulaires, en fin de semaine, à Paris, entre M. Hariri et les chefs du parti Kataëb Amine Gemayel et du Parti socialiste progressiste (PSP) Walid Joumblatt.
"La présidence est la priorité du Courant du Futur et des Libanais. C'est ce que j'ai expliqué au président", a souligné l'ancien Premier ministre libanais lors d'un point de presse à l'issue de sa rencontre à l'Élysée. "Les législatives auront lieu dans un deuxième temps, sinon elles se dérouleront sans la participation du Courant du Futur", a-t-il poursuivi.
Le Liban est sans président depuis le 25 mai. Toutes les séances parlementaires visant à élire un nouveau chef de l’État ont tourné court faute de quorum. La première, le 23 avril, n'a vu aucun des candidats recueillir la majorité des voix. Une prorogation du mandat du Parlement semble aussi se concrétiser, en l'absence de solutions face aux blocages institutionnels et à la situation sécuritaire du pays.
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M. Hariri a également tenu à préciser avoir discuté avec François Hollande du don saoudien d'un milliard de dollars en faveur de l'armée libanaise, dont il s'est dit personnellement chargé par Riyad. "Le matériel prévu par cette aide pourrait arriver bientôt au Liban", a-t-il dit.
Interrogé sur l'accord franco-saoudien de trois milliards de dollars, également destiné à l'armée, le chef du Courant du Futur a affirmé que "l'accord a déjà été conclu, et les choses avancent dans la bonne direction". Celui-ci tarde à se concrétiser, en raison de blocages bureaucratiques et politiques, croit-on savoir. "Bien sûr, la France va livrer des armes au Liban, a ajouté Saad Hariri, je crois que ça va se passer et on verra dans les jours qui viennent". "L'accord est finalisé, c'est une question de jours", a martelé l'ancien Premier ministre.
Annoncé solennellement en décembre 2013 par l'ancien président libanais Michel Sleiman, cette aide qui prévoit l'achat d'armes françaises au profit de l'armée libanaise a connu de nombreux retards et rebondissements. Elle avait pour but notamment d'aider la troupe à lutter contre les jihadistes du groupe État islamique (EI, ex-Daech) infiltrés au Liban.
Le journal Le Figaro a fait état la semaine dernière de nouvelles conditions de l'Arabie saoudite pour mener à bien le contrat. "Ils (les Saoudiens) veulent attendre que le Liban se soit doté d'un président de la République conforme à leurs intérêts, et ils réclament des garanties que ces armes ne finissent pas entre les mains du Hezbollah", a affirmé le quotidien français citant une source française proche du dossier.
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Les jihadistes (de l'EI, mais également du Front al-Nosra, branche syrienne d'el-Qaëda) que l'armée a combattus début août à Ersal (Békaa), retiennent en otage une trentaine de soldats et membres des Forces de sécurité intérieure (FSI). Trois soldats ont déjà été tués, dont deux par décapitation.
Notre collègue, Élie Masboungi, rapportait de son côté la semaine dernière qu'un haut responsable du ministère français de la Défense a indiqué hors-micro qu'on ne peut pas parler de retard dans la concrétisation de l'accord franco-saoudien et qu'en raison de l'importance de ce marché, les délais sont normaux par rapport aux normes habituelles.
Pour ce qui est de la guerre menée par la coalition internationale contre le groupe EI, M. Hariri a estimé qu'il "faut faire beaucoup plus. Je crois que Daech (acronyme arabe du groupe, ndlr) est en train d'avancer. L'alliance occidentale doit se concentrer à détruire tout Daech. Ce ne sont pas des frappes stratégiques dont nous avons besoin. Il faut frapper Daech de manière à lui faire mal. Ce sont des terroristes qui ne connaissent pas de religion. Il ne faut pas seulement attaquer leur financement".
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Des images retransmises par les chaînes de télévision locales ont montré M. Hollande attendant l'ancien Premier ministre libanais sur le perron de l'Élysée. Cette rencontre intervient à la suite de "concertations" triangulaires, en fin de semaine, à Paris, entre M. Hariri et les chefs du parti Kataëb Amine Gemayel et du Parti socialiste progressiste (PSP) Walid Joumblatt.
(Pour mémoire : Accord franco-saoudien d'aide au Liban :...



La question qui se pose quand 2 personnes de cette qualite se rencontrent , c'est lequel des 2 est vraiment au diapason de ce qui se trame dans ce monde en perdition ? l'un en delit d'abandon du domicile conjugal et l'autre en chute libre dans son pays . On aurait mieux compris qu'ils se rencontrent sur Mars .
16 h 40, le 07 octobre 2014