L'attaque des combattants du Front al-Nosra contre une position du Hezbollah a surpris par son timing et son ampleur aussi bien les cercles diplomatiques que les experts en stratégie militaire. Ces derniers ont en effet jugé qu'il ne faut pas prendre à la légère l'attaque et se contenter de la placer simplement dans le cadre d'une « riposte à l'incendie d'un camp de réfugiés syriens à Ersal », comme l'a expliqué ce courant jihadiste sur son compte Twitter, pour justifier son opération militaire qui a fait huit tués parmi les combattants du parti chiite.
Plusieurs experts n'ont pas écarté la possibilité que ce genre d'attaques-surprise se reproduise, mais sur un nouveau front. Les jihadistes avaient effectué la première fois une incursion dans le village de Ersal et n'avaient pu être refoulés qu'après de longues et dures batailles avec l'armée. Ils avaient fini par se retirer mais en prenant des otages parmi les militaires et les agents des FSI en poste dans le village.
Les experts cités redoutent de nouvelles incursions dans l'un des villages frontaliers de la Békaa-Est, tels que Ras Baalbeck ou Fékha, dont les habitants pourraient être pris en otage, partant du principe que plus l'hiver approche, plus ces organisations terroristes essaieront de migrer vers les villages frontaliers pour y trouver refuge et s'approvisionner. Étant donné que l'armée maintient une forte présence à Ersal, elles pourraient choisir de nouvelles cibles et profiter de l'élément surprise pour atteindre leurs objectifs.
Des chefs de missions diplomatiques qui suivent de près l'évolution sur le terrain dans les régions frontalières se sont ainsi enquis auprès des autorités libanaises de tous les aspects de l'attaque du week-end pour en comprendre l'objectif et les résultats. L'un d'eux devait relever dans ce contexte l'importance de la capacité militaire d'al-Nosra et l'aptitude de ses combattants à réussir les attaques-surprise. Face aux tactiques des jihadistes, ce diplomate considère qu'une surveillance aérienne des frontières et un accroissement du contrôle terrestre s'imposent.
Mais pour cela, et pour que les forces régulières aient la possibilité d'affronter et de repousser d'éventuelles nouvelles attaques, il est indispensable qu'elles soient dotées d'équipements militaires adéquats. Dans ce contexte, de plus en plus de voix s'élèvent pour s'interroger sur le point de savoir quand les armes américaines, françaises ou russes parviendront à l'armée. Qu'est-ce qui empêche que les équipements d'un demi-milliard de dollars achetés aux USA grâce au don saoudien d'un milliard de dollars ne soient livrés à l'armée ? Qu'est-ce qui retarde la réponse de Moscou à la liste de matériel que le commandement de l'armée lui avait remis? Faudra-t-il attendre un Ersal 2, que le général Jean Kahwagi redoute, pour que la communauté internationale se résigne à honorer ses engagements ?
Liban - Dans Les Coulisses De La Diplomatie
Craintes de nouvelles attaques-surprise d’al-Nosra
OLJ / Par Khalil FLEYHANE, le 07 octobre 2014 à 01h18


Apres le guet apens du hezb resistant a brital , ils devraient reflechir a 10 fois avant de recommencer . Cette peste noire serait a Jounieh si le hezb resistant n'avait pas ete la , qui a dit ca deja ? je sais plus , en tout cas un Homme sage et lucide !
12 h 33, le 07 octobre 2014