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À La Une - Liban

Au lendemain des affrontements entre le Hezbollah et les jihadistes dans la Békaa, le bilan reste incertain

Au lendemain des violents combats qui ont opposé dimanche le Hezbollah à des jihadistes venus de Syrie à la frontière libano-syrienne, les deux camps affirment chacun avoir fait des dizaines de morts dans les rangs adverses.

Le Front al-Nosra, la branche d'el-Qaëda en Syrie, a lancé une vaste offensive contre le Hezbollah, dimanche, dans l'est du Liban. Armés de mortiers et de lance-grenades, plusieurs centaines de jihadistes ont attaqué au moins 10 bases du Hezbollah dans une zone montagneuse proche de la frontière syrienne s'étendant du sud de Baalbeck jusqu'à des secteurs proches de la ville frontalière de Ersal. Selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), les assaillants viennent de la localité de Assal al-Ward, dans la province syrienne du Qalamoun.

Le Hezbollah a acheminé des renforts venus de la plaine de la Békaa pour participer à cette bataille, selon une source proche du parti chiite. Si l'armée libanaise s'est tenue à l'écart de ces affrontements, elle s'est toutefois déployée dans plusieurs régions de la Békaa.

Des combats ont notamment été rapportés aux alentours de Younnine, au nord de Baalbeck, de Nabi Sbat, au sud de la ville, et de Brital. La chaîne al-Manar, la télévision du Hezbollah, a rapporté dimanche soir que le Hezbollah avait repoussé les assaillants au-delà de la frontière et que les combats étaient désormais terminés.

 

 

 

Selon al-Manar, des dizaines de jihadistes ont été tués et blessés lors de ces combats. "Il y a au moins 16 morts du côté du Front al-Nosra", a déclaré une source proche du Hezbollah à Reuters. Le quotidien libanais an-Nahar, citant des sources informées, soulignait dimanche qu'un dirigeant du Front al-Nosra, Mohammad Khaled Hamzé Sahib, a été tué lors des affrontements. D'autres informations non vérifiées faisaient état de prisonniers jihadistes aux mains du Hezbollah. L'agence nationale d'information (ANI) évoque un nombre indéterminé de morts dans les rangs jihadistes.

Les combats n'auraient pas épargné les hommes du parti chiite non plus. Les bilans avancés par différentes sources varient entre deux et 8 huit tués dans les rangs du Hezbollah. Lundi, une source au sein du parti chiite a indiqué sous couvert de l'anonymat qu'"au moins huit combattants du Hezb ont péri dans l'attaque survenue dimanche à 4h du matin et les affrontements qui ont suivi dans l'après-midi". "Parmi les morts figurent un commandant", a-t-elle précisé, sans élaborer.

Le Front al-Nosra a, de son côté, affirmé lundi sur Twitter que onze combattants du Hezbollah ont été tués lors d'une attaque menée par les jihadistes contre un poste dans le jurd de Brital. La branche syrienne d'el-Qaëda précise également dans un autre tweet avoir repoussé une attaque du parti chiite dans le jurd de Nahlé dans la Békaa. Plusieurs photos non vérifiées ont aussi été postées par les jihadistes, qui les présentent comme des images de cadavres de combattants du Hezbollah tués lors des attaques dans le jurd de Brital. Plusieurs postes incendiés et détruits apparaissent également sur les clichés.

Selon certaines sources, le groupe État islamique a participé aux combats. Mais à Reuters, une source du Hezbollah a souligné que seul le Front al-Nosra était impliqué.

 

(Lire aussi : La stabilité reste, malgré tout, une « ligne rouge »)

 

La frontière entre le Liban et la Syrie est en grande partie poreuse, habitants et passeurs en tout genre la franchissant aisément. Le Hezbollah y a cependant quelques postes militaires, mais il est en général avare de détails sur les affrontements qui peuvent y avoir lieu.

En août, des jihadistes de l'EI et du Front al-Nosra avaient attaqué les forces de sécurité libanaises à Ersal, une autre ville frontalière de la Syrie. Les jihadistes ont fini par se retirer dans les montagnes proches après une trêve, mais ont enlevé des dizaines de soldats et policiers. Trois ont été exécutés, dont deux par décapitation.

C'est pour obtenir la libération de leurs proches, que des familles d'otages coupent plusieurs routes notamment dans la Békaa. La route de Dahr el-Baïdar, axe vital reliant Beyrouth à l'est du Liban, était toujours coupée lundi à la circulation dans les deux sens par les familles des militaires kidnappés par les jihadistes. Selon la LBC, la route est complètement bloquée. La route de Tarchiche (est du Liban) est également bloquée au moyen d'un remblais, croit savoir pour sa part la chaîne du Futur.

 

 

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Au lendemain des violents combats qui ont opposé dimanche le Hezbollah à des jihadistes venus de Syrie à la frontière libano-syrienne, les deux camps affirment chacun avoir fait des dizaines de morts dans les rangs adverses.
Le Front al-Nosra, la branche d'el-Qaëda en Syrie, a lancé une vaste offensive contre le Hezbollah, dimanche, dans l'est du Liban. Armés de mortiers et de lance-grenades, plusieurs centaines de jihadistes ont attaqué au moins 10 bases du Hezbollah dans une zone montagneuse proche de la frontière syrienne s'étendant du sud de Baalbeck jusqu'à des secteurs proches de la ville frontalière de Ersal. Selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), les assaillants viennent de la localité de Assal al-Ward, dans la province syrienne du Qalamoun.
Le Hezbollah a acheminé des renforts venus de la...
commentaires (3)

La bataille de Brital: le guet-apens du Hezbollah. Dimanche dernier, le Hezbollah a repoussé un double assaut lancé par le front al-Nosra , en provenance des territoires syriens contre les jurds des localités de Brital et de Younine dans la Bekaa, et lui ont infligé de lourdes pertes humaines.Selon le correspondant de la télévision , l’attaque d’envergure a eu lieu à proximité d’une région intitulée Aïn Sa’a, située à une trentaine de kilomètres de la localité de Brital. Les miliciens ont perdu des dizaines de tués et de blessés et ont été repoussés en dehors des territoires libanais. Parmi les tués figure un dirigeant du Nosra, Mohammad Khaled Hamzé, du nom de guerre Abou Sahib . Son cadavre a été transporté à l’hôpital de Aarsael. Selon des sources proches du Hezbollah, un nombre indéterminé de miliciens ont été faits prisonniers et des cadavres ont été abandonnes.L’objectif des miliciens takfiristes semblait viser à ouvrir une brèche pour échapper à l’embargo qui les asphyxie dans la région syrienne du Qalamoune.Selon le journal libanais an-Nahar, cette évolution n’est pas surprenante a la lumière des prévisions du chef de l’armée libanaise le général Jean Kahwaji, qui s’est dit s’attendre à une nouvelle confrontation, vu que l’armée libanaise a renforcé ses dispositions pour consolider la séparation entre la localité de Aarsale et son jurd. Ce qui, d’après le journal, en a découlé la fermeture des acces alimentaires et medicamentaux aux salafistes .

FRIK-A-FRAK

18 h 02, le 06 octobre 2014

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Commentaires (3)

  • La bataille de Brital: le guet-apens du Hezbollah. Dimanche dernier, le Hezbollah a repoussé un double assaut lancé par le front al-Nosra , en provenance des territoires syriens contre les jurds des localités de Brital et de Younine dans la Bekaa, et lui ont infligé de lourdes pertes humaines.Selon le correspondant de la télévision , l’attaque d’envergure a eu lieu à proximité d’une région intitulée Aïn Sa’a, située à une trentaine de kilomètres de la localité de Brital. Les miliciens ont perdu des dizaines de tués et de blessés et ont été repoussés en dehors des territoires libanais. Parmi les tués figure un dirigeant du Nosra, Mohammad Khaled Hamzé, du nom de guerre Abou Sahib . Son cadavre a été transporté à l’hôpital de Aarsael. Selon des sources proches du Hezbollah, un nombre indéterminé de miliciens ont été faits prisonniers et des cadavres ont été abandonnes.L’objectif des miliciens takfiristes semblait viser à ouvrir une brèche pour échapper à l’embargo qui les asphyxie dans la région syrienne du Qalamoune.Selon le journal libanais an-Nahar, cette évolution n’est pas surprenante a la lumière des prévisions du chef de l’armée libanaise le général Jean Kahwaji, qui s’est dit s’attendre à une nouvelle confrontation, vu que l’armée libanaise a renforcé ses dispositions pour consolider la séparation entre la localité de Aarsale et son jurd. Ce qui, d’après le journal, en a découlé la fermeture des acces alimentaires et medicamentaux aux salafistes .

    FRIK-A-FRAK

    18 h 02, le 06 octobre 2014

  • Quelle belle photo ...! carrière légale ou illégale...?

    M.V.

    13 h 52, le 06 octobre 2014

  • Que cette peste noire alliee a Israel aille demander a ses maîtres sionistes ce que sont les combattants du hezb . Ils ne pourront pas faire diversion , le vrai combat du hezb resistant sera avec Israel leur protecteur et createur . Eux c'est du menu fretin . Le debordement sur le Liban venant du qalamoun est la prevue que les resistants après les avoir lamines du cote syrien les attendent comme on attend un elephant dans un corridor . Rappel le Liban ,n'est pas l'afghanistan . Et la Syrie n'est pas la Lybie .

    FRIK-A-FRAK

    13 h 35, le 06 octobre 2014

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