Après la victoire historique aux européennes et avec une UMP qui implose, Marine Le Pen pousse son avantage, se posant comme opposante numéro un à François Hollande en lui réclamant la dissolution de l'Assemblée et « trois actes » immédiats.
Sur l'antenne de BFMTV et RMC comme à Nanterre (Hauts-de-Seine), la patronne du FN se félicite des européennes et décline ses exigences, déjà formulées auparavant mais qui prennent plus de poids avec les presque 25 % réalisés par ses listes aux élections européennes dimanche.
« Nous sommes en tête dans deux communes sur trois », remarque-t-elle, avant de noter que le FN « progresse en moyenne de cinq points par rapport au premier tour des municipales » dans les villes récemment conquises, « signe d'une adhésion postélectorale renforcée ».
« Ce n'est pas une poussée mais une consolidation de plus en plus homogène (...). Le FN progresse, il est devenu un parti de gouvernement aux yeux des Français », proclame-t-elle. Le fort taux d'abstention et le caractère « défouloir » des élections européennes tempèrent toutefois cette analyse.
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Sur les plateaux, elle reformule ses demandes : « Je réclame clairement au président de la République d'abord la dissolution de l'Assemblée » car celle-ci n'est plus « représentative du peuple français ».
« Je lui demande trois actes pour tenir compte du vote de dimanche : premièrement, de stopper le traité transatlantique. Deuxièmement, d'exprimer le veto de la France à l'entrée de la Turquie dans l'UE. Troisièmement, la nationalisation d'Alstom », a exposé ensuite la présidente du Front national.
Devant les journalistes à Nanterre, elle parle des difficultés des autres : « Le PS est laminé, son score est historiquement bas. L'UMP chute lourdement et ne se remettra probablement pas de cet échec électoral. »
Et de lancer : « Le FN est devenu le premier parti d'opposition, au pouvoir en place mais aussi à l'UMP. Bref, au système "UMPS" » qu'elle condamne inlassablement.
« Le FN a eu contre lui pendant cette campagne, ce qui n'a pas été pour lui nuire, pas moins de deux tribunes présidentielles, celle de François Hollande et celle de Nicolas Sarkozy », rappelle-t-elle, avant de claquer : « Ils ont été sèchement sanctionnés et désavoués. »

Vers une réorganisation interne
Face à ces deux partis en pleine crise, elle assure de « l'attractivité de (son) mouvement » : L'affaire Bygmalion à l'UMP ? « C'est maintenant aux adhérents et aux électeurs de l'UMP d'en tirer les conséquences et j'espère qu'ils le feront avec fermeté. » Entre les lignes : en rejoignant le FN.
Son parti, espère-t-elle, va opérer « de nouveaux recrutements et mettre en avant de nouvelles figures au gré des ralliements inévitables qui se produiront ».
« Depuis hier, le Front national fait une adhésion par minute sur Internet », s'est d'ailleurs félicité son bras droit Florian Philippot sur Twitter.
Déjà il doit s'adapter : « Nous allons nous employer en interne à réorganiser le Front national, à redéfinir ses missions pour que la structure du parti corresponde à la nouvelle dimension », selon Mme Le Pen.
Un responsable FN évoquait il y a quelque temps le remplacement d'une dizaine de secrétaires départementaux jugés inefficaces pendant les municipales.
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Autre « bruit qui court », selon un proche de Marine Le Pen, le remplacement de Steeve Briois, secrétaire général du parti désormais accaparé par ses fonctions de maire d'Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) et de député européen, par son adjoint, l'ancien mégrétiste Nicolas Bay, dont le travail à la coordination des élections municipales a été salué.
« Notre participation sera de plus en plus active dans le débat public », promet déjà Mme Le Pen, qui veut amener à la lumière plusieurs cadres du parti encore inconnus médiatiquement.
Les prochaines élections sont en ligne de mire : « Nous avons en perspective les régionales de 2015, sauf contrordre, et nous l'espérons les départementales (...). Nous gardons en ligne de mire les grandes échéances nationales de 2017 », a-t-elle énuméré.
Pas un mot sur les sénatoriales de septembre, donc, sur lesquelles Marine Le Pen et Marion Maréchal-Le Pen fondaient avant les municipales quelques espoirs. « Ca va être très compliqué », a reconnu récemment la députée du Vaucluse devant quelques journalistes.
Dans l'immédiat, le FN travaille à constituer un groupe d'eurodéputés à Bruxelles. Alors qu'elle doit se rendre dans la capitale belge aujourd'hui, elle a réaffirmé sa confiance.
Repère
Les élections européennes en 6 graphiques
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Sur l'antenne de BFMTV et RMC comme à Nanterre (Hauts-de-Seine), la patronne du FN se félicite des européennes et décline ses exigences, déjà formulées auparavant mais qui prennent plus de poids avec les presque 25 % réalisés par ses listes aux élections européennes dimanche.« Nous sommes en tête dans deux communes sur trois », remarque-t-elle, avant de noter que le FN « progresse en moyenne de cinq points par rapport au premier tour des municipales » dans les villes récemment conquises, « signe d'une adhésion postélectorale renforcée ».« Ce n'est pas une...


Marine s'oppose à lui , hollandouille et à tous ceux qui l'ont mis là , et qui le protègent . Marine veut des français à l'Elysée , et jusqu'à preuve du contraire c'est pas des arabes ou des nègres qui s'y trouvent , devinez qui , donc ?
14 h 03, le 28 mai 2014