Rechercher
Rechercher

Dernières Infos - Diplomatie

Des écrivains libanais présentés comme « syriens » dans une installation à New York : Beyrouth fait corriger la plaque


Des écrivains libanais présentés comme « syriens » dans une installation à New York : Beyrouth fait corriger la plaque

Une partie de l'œuvre d'art « al-Qalam », installée dans un parc de New York, en hommage à plusieurs auteurs arabo-américains. Photo tirée de la page Instagram du Washington Street historical Society/@wshsnyc

Le ministre libanais des Affaires étrangères, Joe Raggi, a annoncé mercredi que des démarches ont été entreprises pour corriger une plaque installée dans un parc à New York dans le cadre du projet « al-Qalam : des poètes dans le parc », après une polémique sur la nationalité attribuée à plusieurs écrivains d’origine libanaise.

« Les efforts du ministère des Affaires étrangères ont conduit au retrait de la plaque, qui comportait une description inexacte concernant des figures majeures de la littérature libanaise », a écrit M. Raggi sur X. Il a ajouté qu’elle sera remplacée par une nouvelle plaque avec un texte corrigé « réaffirmant l’identité libanaise de ces poètes et écrivains, qui représentent un héritage culturel profondément ancré dans la mémoire nationale ».

À l'origine de la controverse, une grande installation dans un parc de New York rendant hommage aux écrivains du « Cercle de la plume », un groupe d'auteurs qui s'étaient installés entre la fin du XIXe et la mi-XXe siècle à Manhattan, après avoir émigré depuis ce qui était alors la Syrie ottomane. Cette région incluait, avant sa partition à la fin de l'Empire ottoman, des territoires du Liban, de la Syrie, de la Jordanie, d'Israël et de la Palestine actuels.

Nombre d'auteurs nés dans ce qui étaient alors des régions du Liban dépendant de l'Empire ottoman, à l'instar de Gibran Khalil Gibran, Mikhaïl Neaïmé, Amine Rihani ou encore Élia Abou Madi, s'étaient installés dans ce quartier de New York, où est localisée l'œuvre. Cette installation est constituée d'une sculpture représentant en calligraphie arabe le mot arabe al-Qalam (la plume), et de bancs sur lesquels ont été écrits, en mosaïque, des citations de ces auteurs du « cercle ». La plaque indiquait que ces auteurs étaient de nationalité « syrienne », ce qui a provoqué des critiques au Liban et dans la diaspora, certains dénonçant une « falsification de l’identité » libanaise.


Le ministre libanais des Affaires étrangères, Joe Raggi, a annoncé mercredi que des démarches ont été entreprises pour corriger une plaque installée dans un parc à New York dans le cadre du projet « al-Qalam : des poètes dans le parc », après une polémique sur la nationalité attribuée à plusieurs écrivains d’origine libanaise. « Les efforts du ministère des Affaires étrangères ont conduit au retrait de la plaque, qui comportait une description inexacte concernant des figures majeures de la littérature libanaise », a écrit M. Raggi sur X. Il a ajouté qu’elle sera remplacée par une nouvelle plaque avec un texte corrigé « réaffirmant l’identité libanaise de ces poètes et écrivains, qui représentent un héritage culturel profondément ancré dans la mémoire nationale ».À l'origine de la...