Le leader des Forces libanaises et candidat à la présidentielle, Samir Geagea. Photo Aldo Ayoub
Le leader des Forces Libanaises (FL), Samir Geagea a accusé jeudi le 8 Mars de "torpiller" les sessions parlementaires visant à élire un nouveau président libanais "pour nous prendre encore une fois à Doha, à Paris".
"L'autre partie torpille les sessions pour qu'il n'y ait pas de président Made in Lebanon. L'autre partie torpille le processus électoral pour nous prendre encore une fois à Doha, à Paris ou dans n'importe quelle autre capitale du monde. Mais cette fois nous n'irons nulle part", a déclaré M. Geagea lors d'une cérémonie intitulée "Jour de la République" organisée par les étudiants des FL.
L'élection de Michel Sleiman, après des mois de blocage, avait fait suite à un accord survenu à la conférence de dialogue inter-libanais à Doha (Qatar), le 21 mai 2008. La mention de Paris pourrait faire référence à une autre conférence de dialogue organisée à la Celle Saint Cloud (banlieue de Paris) en juillet 2007.
(Voir : Qu'attendez-vous du prochain président libanais? Les Libanais répondent)
Deux tours ont été organisés, les 23 et 30 avril, dans le cadre de la présidentielle. Ils n'ont pas abouti à l'élection d'un successeur à Michel Sleiman, dont le mandat expire le 25 mai. Au premier tour, aucun candidat n'a obtenu suffisamment de voix. Quant au second tour, il n'a pu être organisé, faute de quorum. Une nouvelle séance a été fixée au 7 mai.
"C'est ici (au Liban) que nous sommes nés, c'est ici que nous avons été élevés, c'est ici que nous voulons voter, c'est ici que nous voulons vivre, c'est ici que nous voulons mourir", a martelé M. Geagea.
"Ils torpillent les sessions et ils continueront à le faire pour que nous acceptions le président qu'ils veulent, un président qui maintiendrait l'état de chaos dans le pays", a-t-il accusé.
"Nous n'accepterons pas la persistance d'un Etat artificiel, paralysé et usurpé. Nous allons continuer à lutter, lutter, et lutter encore, pour restaurer un Etat véritable et fort", a déclaré M. Geagea avant d'ajouter : "Certaines parties ne veulent pas d'un Etat fort et c'est pourquoi ils ont perdu la raison, c'est pourquoi ils parlent et se comportent n'importe comment, c'est pourquoi ils torpillent les sessions". M. Geagea a également critiqué le fait que le 8 Mars n'ait ni candidat déclaré, ni programme.
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Décrivant la période actuelle comme "un moment historique sur la voie du projet démocratique libanais", le chef des FL a déclaré : "Ce n'est pas moi qui suis candidat à la présidence, mais c'est notre projet qui l'est". "Bachir Gemayel est candidat, René Mouawad est candidat, Rafic Hariri est candidat, les martyrs de la révolution du cèdre sont candidats", a ajouté Samir Geagea.
"Ces neuf dernières années, le 14 Mars a triomphé de la tyrannie, de l'oppression, de l'injustice et de l'hégémonie. Aujourd'hui, il triomphera face au torpillage, à l'intimidation, aux menaces et aux assassinats", a-t-il affirmé.
Après que le président de la Chambre, Nabih Berry, eut reporté à mercredi prochain la réunion consacrée au deuxième tour de la présidentielle, Samir Geagea avait déjà accusé, lors d'une conférence de presse, le 8 Mars de bloquer la présidentielle. M. Geagea en a appelé sur ce plan au patriarche maronite, le cardinal Béchara Raï. "Ce que le 8 Mars a fait aujourd'hui (hier) au Parlement est un nouveau 7 Mai politique", a dénoncé le leader des FL, en faisant état d'un "plan clair appliqué par le 8 Mars et qui s'articule autour de deux points : soit l'élection d'un de ses candidats, soit le vide à la présidence de la République".
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"L'autre partie torpille les sessions pour qu'il n'y ait pas de président Made in Lebanon. L'autre partie torpille le processus électoral pour nous prendre encore une fois à Doha, à Paris ou dans n'importe quelle autre capitale du monde. Mais cette fois nous n'irons nulle part", a déclaré M. Geagea lors d'une cérémonie intitulée "Jour de la République" organisée par les étudiants des FL.
L'élection de Michel Sleiman, après des mois de blocage, avait fait suite à un accord survenu à la conférence de dialogue inter-libanais à Doha (Qatar), le 21 mai 2008. La mention de Paris pourrait faire...


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Franchement Classe ce Hakîm !
13 h 22, le 03 mai 2014