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À La Une - Conflit

Syrie : l'opposition appelle à la libération du père Dall'Oglio

L'ONU appelle les rebelles et l'armée à "épargner" les femmes et les enfants à Homs.

Le père Paolo Dall'Oglio. KENZO TRIBOUILLARD/AFP

La Coalition nationale syrienne (opposition) a appelé samedi à la libération immédiate d'un prêtre italien qui s'était rendu dans le nord pour rencontrer des jihadistes, et dont on est sans nouvelle depuis le début de la semaine.

La Coalition a exprimé "sa grande inquiétude concernant la disparition du père Paolo Dall'Oglio il y a quatre jours à Raqa" et a lancé un appel "à toute information qui pourrait aider à le localiser et à assurer sa sécurité".

"Nous demandons à toute personne impliquée dans la disparition du père Paolo de se manifester et de le relâcher", poursuit la coalition dans son communiqué.

 

Une ONG syrienne avait dit craindre vendredi que le père Dall'Oglio ait été enlevé par des jihadistes à Raqa, seul chef-lieu de province à être tenu par les rebelles. Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), le père Dall'Oglio se serait rendu à Raqa pour rencontrer des dirigeants de l'Etat islamique d'Irak et du Levant (EIIL) afin de tenter de négocier la libération de militants kidnappés par ce groupe.

 

Des militants qui manifestaient devant les locaux de l'EIIL se sont vu répondre que le jésuite était un "invité", selon cette ONG qui s'appuie sur un réseau de militants et de médecins.

 

(Pour mémoire: Dall’Oglio, de retour de Syrie : Le régime Assad est dans la logique du suicide)

 

Sur sa page Facebook, le père jésuite avait posté samedi dernier un message en arabe où il exprimait sa joie d'avoir visité Raqa.

Vivant depuis longtemps en Syrie, il avait pris des positions très fermes contre la répression du régime de Bachar el-Assad.

 

L'appel de l'Unicef

Sur le plan humanitaire, l'Unicef a tiré la sonnette d'alarme samedi sur le sort de femmes et d'enfants à Homs, dans le centre de la Syrie, exhortant rebelles et forces du régime de lui permettre d'accéder aux quelque 400.000 civils bloqués dans la ville.

 

"La situation des femmes et des enfants dans la ville syrienne de Homs se détériore rapidement", a indiqué l'Unicef dans un communiqué ajoutant que "de nouveaux barrages empêchent l'entrée de ravitaillement" dans le quartier de Waer, dans l'ouest de Homs.

"Ceux impliqués (dans les combats) ne peuvent-ils reconnaître que les femmes et les enfants à Homs, et dans toute la Syrie, doivent être épargnés de toute souffrance ?", a déclaré Anthony Lake, directeur général de l'Unicef.

Il a appelé "toutes les parties (...) à permettre aux familles actuellement piégées à Waer et souhaitant en partir de pouvoir le faire (...) en toute sécurité".

 

(Reportage : Le difficile retour à la vie dans la ville fantôme de Qousseir)

 

La situation dans ce quartier périphérique et populeux s'est "dégradée, des informations faisant état de combats quotidiens intenses, de tirs de roquettes et de mortiers faisant de nombreuses victimes", a-t-il ajouté.

"L'eau et l'électricité sont encore accessibles jusqu'à maintenant mais les légumes, le lait et d'autres denrées essentielles ne sont disponibles qu'en quantités très réduites. Notre propre ravitaillement d'urgence sera écoulé d'ici quelques jours", a indiqué l'Unicef qui assure aux côtés d'autres organisations une distribution de denrées de base et l'accès à l'eau potable.

 

Homs, troisième ville du pays, est confrontée aux combats les plus violents qu'elle ait connus dans la guerre civile entre régime et rebelles déclenchée par une révolte populaire durement réprimée par le pouvoir en mars 2011.

 

La prise de l'important quartier de Khaldiyé par les hommes de Bachar el-Assad en début de semaine a fait basculer l'équilibre des forces en faveur du régime qui tente désormais d'éliminer les dernières poches rebelles, notamment dans le centre historique de Homs.

 

Plus de 100.000 personnes ont péri dans le conflit tandis que des millions de civils, dont près de 75 % de femmes et d'enfants, ont fui les combats, selon l'ONU.

 

Sur le terrain, les rebelles syriens se sont emparés d'un dépôt d'armes et de munitions dans la région de Qalamoun, au nord de Damas, samedi à l'aube, a affirmé l'OSDH.

Selon cette organisation, les rebelles ont saisi "des armes anti-tanks, des missiles Grad ainsi que diverses munitions après des combats dans la nuit de vendredi à samedi".

 

(Pour mémoire : « Les Kurdes ne veulent pas que les forces islamistes dominent leurs régions »)

 

Dans le nord de la Syrie, les combats entre les Kurdes et les jihadistes font rage tandis que la Coalition nationale syrienne (opposition) a appelé ces groupes armés à la "retenue".

 

En début de semaine, des groupes jihadistes proches d'el-Qaëda avaient pris en otage 200 civils kurdes dans la province d'Alep, sans que l'on ne sache jusqu'à maintenant où se trouvent ces personnes ni quelles sont les exigences des assaillants pour les libérer.

 

 

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Commentaire

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La Coalition a exprimé "sa grande inquiétude concernant la disparition du père Paolo Dall'Oglio il y a quatre jours à Raqa" et a lancé un appel "à toute...

commentaires (3)

Qu'ils le gardent et qu'ils liberent les deux eveques á la place.

Daniel Lange

11 h 56, le 04 août 2013

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Commentaires (3)

  • Qu'ils le gardent et qu'ils liberent les deux eveques á la place.

    Daniel Lange

    11 h 56, le 04 août 2013

  • L'opposition syrienne appelle l'opposition syrienne à libérer le père enlevé par l'opposition syrienne...Ubu à la mode syrienne.

    GEDEON Christian

    03 h 54, le 04 août 2013

  • Vraiment triste et choquant . Antoine Sabbagha

    Sabbagha Antoine

    13 h 43, le 03 août 2013

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