Le Front al-Nosra est classé "organisation terroriste" par Washington. Photo d'archives AFP
"Nous, le Front al-Nosra, prêtons allégeance au (chef d'el-Qaëda) cheikh Ayman al-Zawahiri (...)", a dit le chef du Front jihadiste al-Nosra, Abou Mohammed al-Joulani, dans un message audio diffusé sur des forums jihadistes. "Mais nous n'avons pas été consultés" sur l'annonce de parrainage faite par la branche irakienne du réseau extrémiste mardi, a-t-il ajouté.
Joulani précise néanmoins que le Front entend garder son identité et refuse le parrainage de la branche irakienne du réseau extrémiste.
Mardi, le chef de l'ISI Abou Bakr al-Baghdadi avait créé la surprise en annonçant qu'il était "temps de proclamer aux Levantins et au monde entier que le Front al-Nosra est en réalité une branche de l'Etat islamique d'Irak".
Les deux groupes, avait-il ajouté, seront désormais fédérés sous l'appellation Etat islamique en Irak et au Levant.
"Nous informons que ni le commandement d'Al-Nosra, ni sa Choura (conseil consultatif), ni son responsable général n'étaient au courant de cette annonce. Elle leur est parvenue via les médias et si le discours attribué est authentique, nous n'avons pas été consultés", déclare Abou Mohammed al-Joulani mercredi.
Il assure que "le Front Al-Nosra restera fidèle à son image, tout en restant fier du drapeau de l'Etat islamique d'Irak (ISI), de ceux qui le portent et de ceux qui se sacrifient et versent le sang sous son étendard".
L'Etat islamique d'Irak est une ombrelle regroupant sous la houlette d'el-Qaëda différents groupes jihadistes.
(Pour mémoire: « Le Front al-Nosra a toujours été clair sur ses intentions : il veut un califat »)
Al-Nosra a pour ambition d’instaurer une gouvernance islamique dans la Syrie de l’après-Assad, ce que rejette l’Armée syrienne libre (ASL), principale composante de la rébellion. "Nous ne soutenons pas l’idéologie d’al-Nosra (...). Personne n’a le droit d’imposer aux Syriens la forme de leur État", a réagi, mardi, Louaï Moqdad, responsable de la communication pour l’ASL, assurant que les rebelles luttent pour un "État démocratique". Il a cependant reconnu que "certaines brigades de l’ASL coopèrent avec eux dans certaines opérations" vu que qu’al-Nosra est "financé et armé. C’est une coopération tactique et ponctuelle".
Classé "organisation terroriste" par Washington, al-Nosra s’est d’abord fait connaître en Syrie par des attentats-suicide avant de devenir une redoutable force armée combattant aux côtés des insurgés contre le régime de Bachar el-Assad. Après l'annonce d'el-Qaëda en Irak, la France a dit vouloir discuter avec ses partenaires européens et au Conseil de sécurité de l’ONU d’un éventuel classement de ce groupe comme "organisation terroriste".
"De facto, vous avez une partie du pays dirigée par Bachar el-Assad et une autre partiellement gérée par les gens d’el-Qaëda", a commenté Aaron Zelin, du Washington Institute for Near East Policy.
Sur le plan diplomatique, plusieurs ministres des Affaires étrangères de pays du G8 dont l'Américain John Kerry vont rencontrer mercredi à Londres l'opposition syrienne avant une réunion jeudi des pays les plus riches qui s'annonce chargée avec la Corée du Nord, l'Iran ou la Birmanie au programme.
Le Premier ministre rebelle syrien Ghassan Hitto et les vice-présidents de la coalition nationale syrienne George Sabra et Souheir Atassi devraient renouveler mercredi la demande de l'opposition syrienne d'obtenir des armes pour faire tomber le régime de Bachar el-Assad.
(Pour mémoire : Il n’y a pas qu’al-Nosra, il y a aussi Ahrar al-Cham !)
"La priorité de notre agenda sera la situation en Syrie qui sera le premier sujet dont nous discuterons", a annoncé mardi le chef de la diplomatie britannique William Hague concernant l'ordre du jour de la réunion du G8. Il a ajouté que le Royaume-Uni et la France allaient continuer de défendre une levée de l'embargo de l'Union européenne sur la livraison d'armes à l'opposition syrienne.
"Nous sommes convaincus qu'il est nécessaire, si la situation continue de se détériorer, d'accroître l'aide pratique que nous donnons à l'opposition syrienne", a dit M. Hague.
Interrogé sur l'éventualité de l'octroi d'une aide militaire américaine à l'opposition, M. Kerry a, quant à lui, dit "qu'il revenait à la Maison Blanche de faire ce genre d'annonce". Pour l'heure, Washington refuse de fournir des armes par peur que l'arsenal ne tombe aux mains d'extrémistes. Les déclarations d'el-Qaëda et du Front al-Nosra ne vont pas faciliter les choses.
Le conflit, qui ravage le pays depuis plus de deux ans, a fait selon l’ONU plus de 70 000 morts, 1,2 million de réfugiés et 4 millions de déplacés. Les opérations d’aide aux réfugiés arrivent à un point de rupture faute de financements suffisants, a averti le Haut-Commissariat aux réfugiés des Nations unies (HCR).
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Joulani précise néanmoins que le Front entend garder son identité et refuse le parrainage de la branche irakienne du réseau extrémiste.
Mardi, le chef de l'ISI Abou Bakr al-Baghdadi avait créé la surprise en annonçant qu'il était "temps de proclamer aux Levantins et au monde entier que le Front al-Nosra est en réalité une branche de l'Etat islamique d'Irak".
Les deux groupes, avait-il ajouté, seront désormais fédérés sous l'appellation Etat...



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L'Avocat du Diable : Le président Assad avait dit que si son régime tombait ce serait un effet de domino dans la région. Il a raison. Le JOUEUR de ce domino seront les terroristes-extrémistes, CAR... s'ils voient qu'ils peuvent, en intervenant dans un pays quelconque, avec l'appui de certains, et il y aurait beaucoup de ces certains à les appuyer et les financer, ils peuvent faire chuter des régimes et s'installer à leur place, le monde connaîtra le plus grand cauchemar de son histoire, grace aux GRANDS CONS qui ont initié les prétendus printemps dits démocratiques dans les pays où la Démocratie signifie l'Anarchie. Dans peu de temps je vois le HEZBOLLAH être, POUR TOUS, le Champion de la Sauvegarde du Liban... L'Avocat du Diable.
18 h 17, le 10 avril 2013