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À La Une - France

Mis en examen dans l'affaire Bettencourt, Sarkozy attaque la justice

L’ancien président mis en examen pour abus de faiblesse à l'encontre de l'héritière de l'Oréal

L'ex-président français Nicolas Sarkozy, 58 ans, a été mis en examen jeudi pour "abus de faiblesse" aux dépens de la milliardaire Liliane Bettencourt. Patrick Bernard/AFP

Au lendemain de sa mise en examen pour abus de faiblesse aux dépens de la milliardaire Liliane Bettencourt, l'ex-président Nicolas Sarkozy, soutenu par son camp, contre-attaquait en mettant en cause vendredi la justice française.

L'ancien président (2007-2012) "a considéré que le traitement qui lui était infligé" par la justice "était scandaleux", a indiqué sur RTL son avocat Me Thierry Herzog, s'interrogeant sur l'impartialité du juge Jean-Michel Gentil qui mène l'instruction à Bordeaux (sud-ouest).

 

Nicolas Sarkozy a été mis en examen (inculpé) pour abus de faiblesse à l'encontre de l'héritière de l'Oréal au terme de cinq ans de procédure ayant troublé sa présidence et alors qu'il n'excluait plus un retour en politique. "Un coup de tonnerre", jugeait l'ensemble de la presse française vendredi pour qui cela fragilise cet éventuel retour.

 

Après plusieurs heures de confrontation jeudi avec des membres du personnel de Mme Bettencourt, Nicolas Sarkozy s'est vu notifier une mise en examen "du chef d'abus de faiblesse commis en février 2007 et courant 2007 au préjudice de Mme Liliane Bettencourt", selon le parquet de Bordeaux.

 

L'affaire a été déclenchée en juillet 2010 par l'ex-comptable des Bettencourt, qui avait alors déclaré à la police s'être vu réclamer 150.000 euros en liquide par leur ancien homme de confiance, Patrice de Maistre, début 2007. Celui-ci lui avait assuré, selon la comptable, vouloir les donner à l'ancien ministre Eric Woerth, alors trésorier de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy. Plusieurs membres de l'entourage de la milliardaire ont déclaré avoir vu Nicolas Sarkozy plusieurs fois pendant cette période.

 

Les juges cherchent à déterminer si M. Sarkozy a commis un abus de faiblesse aux dépens de Mme Bettencourt, alors âgée de 84 ans, en lui demandant de l'argent pour financer sa campagne. Le délit de financement illégal est prescrit au bout de trois ans, mais pas celui d'abus de faiblesse, puni jusqu'à trois ans de prison et 375.000 euros d'amende.

 

Me Herzog a réaffirmé avec force que M. Sarkozy ne s'était rendu qu'une fois pendant sa campagne, le 24 février 2007, au domicile des Bettencourt, pour y rencontrer brièvement André Bettencourt, le mari de Liliane décédé en novembre de la même année.

 

Acharnement

A l'unisson, la droite dénonçait vendredi "un acharnement des juges". L'ancien Premier ministre François Fillon qualifiait cette mise en examen "aussi injuste qu'extravagante" tandis qu'un des proches de Nicolas Sarkozy, le député Henri Guaino, affirmait que le juge Jean-Michel Gentil avait "déshonoré la justice".

 

Ces attaques contre la justice ont été jugées "insupportables" par le numéro un du Parti socialiste Harlem Désir qui a mis en garde la droite contre toute "pression" alors que la ministre du logement, l'écologiste Cécile Duflot, jugeait cette mise en examen "normale".

 

Pour la droite, cette annonce représente cependant un coup de massue, même si une mise en examen dont l'avocat de Nicolas Sarkozy va demander l'annulation devant la cour d'appel de Bordeaux, ne signifie pas nécessairement un renvoi devant le tribunal.

 

La droite se relève cahin-caha de la crise qui a failli la briser en deux cet hiver, sans faire émerger, pour le moment du moins, une personnalité incontestable en vue de la prochaine présidentielle, en 2017.

La lutte acharnée que se sont livrée cet hiver Jean-François Copé, président de l'UMP, et François Fillon, a fortement dégradé leur image. Dans ce contexte, les sympathisants de droite continuent de plébisciter Nicolas Sarkozy, qui demeure, de sondage en sondage et dix mois après sa défaite face à François Hollande, leur champion incontesté.

Mais l'avenir incertain de l'ancien chef de l'Etat est désormais le leur. D'autant que le calendrier judiciaire est loin de coller au calendrier politique.

 


 

Pour mémoire

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Au lendemain de sa mise en examen pour abus de faiblesse aux dépens de la milliardaire Liliane Bettencourt, l'ex-président Nicolas Sarkozy, soutenu par son camp, contre-attaquait en mettant en cause vendredi la justice française.
L'ancien président (2007-2012) "a considéré que le traitement qui lui était infligé" par la justice "était scandaleux", a indiqué sur RTL son avocat Me Thierry Herzog, s'interrogeant sur l'impartialité du juge Jean-Michel Gentil qui mène l'instruction à Bordeaux (sud-ouest).
 
Nicolas Sarkozy a été mis en examen (inculpé) pour abus de faiblesse à l'encontre de l'héritière de l'Oréal au terme de cinq ans de procédure ayant troublé sa présidence et alors qu'il n'excluait plus un retour en politique. "Un coup de tonnerre", jugeait l'ensemble de la presse française vendredi pour qui cela...
commentaires (4)

Oh p...n!Au Liban,ce serait un vrai jeu de massacre...mais nos dirigeants sont tous milliardaires,n'est ce pas?Chez nous,çà marche en sens inverse...les milliardaires piquent le pognon du peuple...mais bon...personne ne va pleurer sur mme bettencourt,n'est ce pas?Et encore mons sur l'Oréal...cette drôle de transnationales qui s'est fait un plaisir d'accueillir en son sein le ban et l'arrière ban de gens fortement compromis avec les nazis!

GEDEON Christian

12 h 45, le 22 mars 2013

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Commentaires (4)

  • Oh p...n!Au Liban,ce serait un vrai jeu de massacre...mais nos dirigeants sont tous milliardaires,n'est ce pas?Chez nous,çà marche en sens inverse...les milliardaires piquent le pognon du peuple...mais bon...personne ne va pleurer sur mme bettencourt,n'est ce pas?Et encore mons sur l'Oréal...cette drôle de transnationales qui s'est fait un plaisir d'accueillir en son sein le ban et l'arrière ban de gens fortement compromis avec les nazis!

    GEDEON Christian

    12 h 45, le 22 mars 2013

  • La droite affairistes et proche des riches sionistes et arabes (entre autres des Libanais).. en taule. Chirac, Sarkosy et les autres qui sont plongés jusqu'au coup dans les financements illégaux de la politique, des hydrocarbures et contrebandes d'armes africaines et autres, les Français ne sont pas tous comme vous, il y a encore des gens bien en France.. heureusement! Je profite de cette occasion pour signaler que dans notre pays c'es la même caste qui est pointée du doigt aujourd'hui dans l'affaire de "l'innocence impossible" où sont mêlés les ex pm hariri, sioniora et les autres acolytes..ou dois-je dire complices? Monsieur geagea qui est actuellement confronté à une profonde division interne de son parti à cause de son refus du partage du trésor milliardaire encaissés et cachés lors de la vente des armes criinelles (utilisées entre autre à Sabra et Châtila) qu'ils possédait avant les accords de rafistolage du taef. En parlera-t-on un jour ici? In Challah!

    Ali Farhat

    12 h 44, le 22 mars 2013

  • Rêvons d’avoir un jour au Liban une justice aussi forte que la justice française pour condamner nos trafiquants d’influence assez nombreux pour abus de faiblesse , et main mise sur divers secteurs publics . Nazira.A.Sabbagha

    Sabbagha A. Nazira

    11 h 54, le 22 mars 2013

  • Le titre de l'article est peut être pas très juste...et si c'était l'avenir des socialiste français qui serait compromis....? F.Hollande en chute libre dans les sondages en allumant un contre feu ...pour tenter d'atténuer l'incendie du scandale de l'affaire du ministre du budget Cahuzac...a peut être ...commis une erreur fatale en instrumentalisant la justice ...pour tenter encore une fois de nuire à son seul rival... ! a suivre.... ! le feuilleton politique série B ...va être divertissant ...hélas les français qui subissent une crise économique épouvantable ,vont peut être se poser des questions.... au sujet des gens qui les gouvernent...

    M.V.

    10 h 41, le 22 mars 2013

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