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Lifestyle - Objets Et Histoire

Nylon... Nibas

Le 15 mai 1940, aux États-Unis, une foule composée uniquement de femmes se rue sur les grands magasins des principales villes. ll y a de tels rassemblements autour des comptoirs de bonneterie que les bagarres éclatent. On se pousse, on se bat. Qu'a-t-on donc mis en vente pour provoquer un tel afflux d'acheteuses ? Seulement des... bas. Dans un magasin de New York, 50 000 paires de bas sont écoulées en moins de trois heures, 64 millions de paires en une année ! Il faut dire que ces bas sont tissés avec un fil inconnu jusqu'alors, réputé inusable, incassable. Les bas résistants malgré leur finesse sont aussi légers que ceux en soie naturelle. Avant le bas nylon, il y avait la rayonne ou viscose, une matière opaque et chaude, copie artificielle de la soie, sans aucune transparence. L'apparition du nylon fut une révolution, on passait de l'utilité opaque à la frivolité transparente. Le monde entier fut conquis et il n'était plus question qu'une femme ait les jambes nues !
Avec la Seconde Guerre mondiale, système D obligeant, les femmes ne pouvaient plus se procurer de bas, c'était impensable ! À tel point qu'elles commencèrent, comble de la coquetterie, à se peindre les jambes et à dessiner la couture à l'aide d'eau teintée et d'un crayon...
Au point de départ, des savants curieux étudient aux rayons X le fil de vraie soie, celle du bombyx. La chimie industrielle s'en mêlant, toute une équipe de chercheurs de la société américaine Dupont de Nemours veut réaliser la synthèse de la soie. Sous la conduite de l'américain Carothers, elle parvient en 1935 à fabriquer les polyamides, et en 1938, le nylon, nouvelle matière plastique, voit le jour. Souplesse, extensibilité et résistance ne sont pas les seuls atouts du nylon. Ce tissu possède également un faible pouvoir absorbant, ce qui lui permet de sécher rapidement... D'où son utilisation pour les maillots de bain et les vêtements de sport, mais aussi verres, tasses, assiettes incassables, peignes, brosses, fils presque invisibles et d'une résistance à toute épreuve qui permettent de faire des câbles pour l'alpinisme ou de tisser les vêtements presque inusables, infroissables et faciles à nettoyer. Tel est le miracle du nylon au XXe siècle.
Quant au nom nylon, plusieurs versions s'imposent. La version officielle fournie par Dupont est la suivante : en 1938, un comité fut chargé d'imaginer un nom, l'un des membres, Ernest Gladding, proposa « norun » de l'anglais no run, qui ne file pas. Mais comme les bas synthétiques filaient, ça ne convenait pas. Gladding inversa deux lettres et obtint « nuron », mais cela ressemblait trop à un nom de médicament pour les neurones ; il modifia donc deux lettres et obtint « nilon », mais ce nom se prononce en anglais de deux facons différentes : nilon ou naillelon. Pour éviter toute confusion, il transforma le i en y et obtint enfin nylon... La seconde version raconte qu'un des créateurs de cette matière miracle, imaginant l'avancée technique qu'allait leur apporter cette découverte, s'écria alors : « Now you lose, old Nipponese ! » (Maintenant vous perdez, vieux Japonais !) ; et comme se posait le problème du baptême, on forma tout simplement le sigle de cette exclamation : N.Y.L.O.N.
L'historien Pap Ndiaye raconte dans son livre Du nylon et des bombes le rôle joué par ces ingénieurs de Dupont de Nemours dans la mise au point du nylon, mais aussi la bombe atomique. Mais ça, c'est une autre histoire...
La denière version veut que le mot nylon soit formé des initiales des épouses des chimistes de Dupont qui ont travaillé sur l'élaboration de cette matière : Nancy, Yvonne, Louella, Olivia et Nina ! Une version romantique, le témoignage d'un amour qui ne file pas !

Sources principales :
linternaute.com thaloe.free.fr
enviedailleurs.fr
aufeminin.com
Le 15 mai 1940, aux États-Unis, une foule composée uniquement de femmes se rue sur les grands magasins des principales villes. ll y a de tels rassemblements autour des comptoirs de bonneterie que les bagarres éclatent. On se pousse, on se bat. Qu'a-t-on donc mis en vente pour provoquer un tel afflux d'acheteuses ? Seulement des... bas. Dans un magasin de New York, 50 000 paires de bas sont écoulées en moins de trois heures, 64 millions de paires en une année ! Il faut dire que ces bas sont tissés avec un fil inconnu jusqu'alors, réputé inusable, incassable. Les bas résistants malgré leur finesse sont aussi légers que ceux en soie naturelle. Avant le bas nylon, il y avait la rayonne ou viscose, une matière opaque et chaude, copie artificielle...
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