Séchoir, fer, chlore, eau calcaire, teinture, balayage et autres kératines, que de traitements agressifs qui abîment petit à petit notre chevelure et pourtant, les stars, mais aussi les ravissantes mondaines affichent souvent des chevelures extraordinaires, brillantes mais surtout abondantes à souhait. Et si c'était les fameuses extensions qui font fureur dans les salons de coiffure ? Voici leur histoire. Pour fabriquer des extensions, on ne trouve pas sur le marché de cheveux européens. Les chevelures des Russes, des Roumaines et des Bulgares ne sont pas les préférées des coiffeurs. Les Européennes de l'Est sont en effet des adeptes des balayages. Lorsqu'elles sacrifient leur chevelure, celle-ci n'est donc pas toujours vierge de traitements chimiques, à la différence de celle des Indiennes. En effet, le cheveu indien est le nec plus ultra, idéal pour les Européennes, parce que sa qualité hygrométrique et sa résistance à l'eau se rapprochent à 80 % des cheveux des Européennes. On peut le colorer, le boucler et le friser. Les cheveux des autres Asiatiques arrivent en second choix, mais, comme ils sont très gros, ils ne peuvent être portés par une Occidentale qu'à condition d'avoir perdu la moitié de leur masse dans des bains d'acide. Problème : après un tel traitement, le cheveu perd de son élasticité, des nœuds se forment et il risque de se casser plus rapidement en cas de brushings et de shampoings trop fréquents... Les cheveux indiens qui servent à la fabrication des extensions, on les appelle « les cheveux des temples » : au temple de Tirumala Tirupati, dans le sud de l'Inde, l'équivalent de La Mecque pour les hindous, ils sont des milliers poussés par leur foi à y venir tous les jours faire des offrandes au dieu vishnou. Pour exaucer leurs vœux (mariage, enfants, guérison...), les plus riches offrent des bijoux et de l'argent en liquide. Les femmes pauvres offrent ce qu'elles ont de plus précieux : leurs magnifiques cheveux. Elles sont là à faire la queue des heures durant pour pénétrer dans la salle des « tonsures » où une vingtaine de coiffeurs font passer à la chaîne des centaines de pèlerins chaque jour. Tous les trois mois, le temple, qui récolte une tonne de cheveux par jour en moyenne, organise des enchères. Certains les achètent pour fabriquer des matelas et des filtres à huile, d'autres sont là pour approvisionner les laboratoires des multinationales de la beauté. Mais l'essentiel est acheté par les spécialistes en extensions. À l'année, ce marché du cheveu rapporterait 120 millions d'euros aux religieux, une somme qui double chaque année et qui servirait à financer les écoles, les hôpitaux et les orphelinats de la région. Entre-temps, avant d'atterrir dans les salons de coiffure à Hollywood ou à Paris, les cheveux font d'abord escale à Bangalore, à cinq heures de route de Tirumala Tirupati. Bangalore, la « Silicon Valley » indienne, ses ingénieurs et... ses cheveux ! C'est là que assises en tailleur, une centaine d'ouvrières en rang d'oignons, trient, désinfectent et peignent avec soin des tignasses fraîchement arrivées des temples. Rien ne se perd. Les cheveux courts ou ceux de moins bonne qualité seront envoyés en Chine pour faire des perruques bas de gamme ou des tifs de poupée par exemple. Le haut de gamme part à Rome, Graz en Autriche ou en Tunisie. C'est là que les cheveux seront colorés, frisés, voire bouclés. Alors que le prix au kilo est autour de 400 euros au temple, les cheveux indiens seront vendus 1 000 euros aux distributeurs. Les salons de coiffure, eux, les achètent autour de 2 000 euros le kilo ! Et, pour la cliente, le prix est encore multiplié par trois : une simple mèche est facturée 6 euros... Pour commencer à avoir un bel effet de volume, il faut alors compter 300 euros... On s'en pose pour un mariage, ou une occasion spéciale ou pour s'offrir un coup de jeune :
c'est moins cher qu'un lifting non ? Ainsi collées à la racine des cheveux, les extensions permettent d'arborer par magie une crinière de lionne... qui fera rugir et rougir
plus d'un...
Sources principales :dailymail.co.uk ; megaportail.com ;plurielles.fr ; telemagazine.fr
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